21 pts30 pts25 pts41 pts28 pts


Rumeurs
• Il parait qu'Ordre Funeste déteste les instruments de musique car son frère Lumière jouait du piano très fort à l'heure de sa sieste quand il était petit.
• On raconte que lorsque vient la pleine Lune, on peut voir des Dryades dans la Forêt...
On murmure que LA SAINTE LAME NOM DE DIEU C'EST PAS RIEN est caché dans le Sanatorium... Et que celui qui prendra cette épée pourra commander au vent et vaincre les dieux... Info ou Intox ?
• Il se dit dans les couloirs du panthéon que Flore Ravageuse userait de rambourage pour améliorer ses formes.
Autres Rumeurs.
Notifications
• Pluie et nuage sont annoncé, avec des orages fréquents. Pensez à rester couvert et à l'abri de l'humidité qui favorise [b]les maladies.[/b]
• La forêt et la Ville sont affecté par la Pluie : la forêt est renforcée, les plantes semblent plus dangereuses et plus agressive.
• En ville, les monstres ont tendances à se montrer moins fréquemment à cause de la pluie.
• Le Monstre de Sable a disparu.
• Votre personnage peut être atteint de la fièvre Néandertalienne à cause de l'humidité. Cela peut être de votre volonté... ou de celle du staff. Son prochain rp devra être écrit dans un état fébrile, nauséeux. Votre personnage aura du mal à se concentrer et à communiquer avec autrui. Cette fièvre peut durer une semaine... Et peut entraîner la mort. La maladie croit en puissance les trois premiers jours, puis sa puissance diminue avec le temps.
Les Liens du Sang
Innokentiy
Fils de Evangeline
Sharon Chilton
Soeur de Sylver Gelidus
Merry Shark
Soeur de Seth Shark
L'Ingénieur
Meilleur Ami d'Atsuki Sengo et As de Trèfle.
Drusilla Giovanni
Ennemie d'Alexandro Derrechi
Maria Selimont
Amie de Sullivan Gordon et ancienne As de Trèfle.
Ruby Holsey
Soeur de Amber Holsey
Johanna Saddler
Mère de Leet Saddler
Mai Sun
Petite amie de Liang Tsao
Chad Stoneford
Demi-frère de Yuki Icesoul
Vladimir Dragomirov
Ex du chef des rebelles



 

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─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux]

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MessageSujet: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Lun 7 Jan - 18:13

Le Dieu ouvrit un oeil encore embuées de sommeils lorsque le jour se leva sur le plateau de Jeu qu'il avait lui-même créer. Pour vous donner une idées de l'atmosphère de l'endroit, il est bon de préciser que la lumière était très vive dans le Panthéon pendant la journée, car elle semblait venir à la fois de ses murs, du ciel et du sol. Les vives lueurs divine agressèrent le regard encore endormit de notre Dieu, et il protégea ses délicates prunelles marrons de sa main pâle. Totalement nu, il venait de se réveiller dans un lit conçu pour deux personnes, avec des draps de soie fine et un rideaux rouges sombres, comme si du sang avait coloré le tissu sans sécher ensuite. Il repoussa le tissu luxueux de son divin corps, et celui-ci ne couvrit plus que la partie la plus personnelle de son anatomie. Lumière étira ses deux bras en arrière pour permettre à ses muscles de se préparer au effort physique de la journée - ou la décennie - à venir. Oui, il est bon de se rappeler que Lumière avait des tendances insomniaques, et que c'était pour ce fait qu'il avait lui-même créer le plateau de jeu.

Ses divins bras étirés, il s'assit au bord du lit en cherchant la présence féminine et absente qu'il côtoyait depuis plusieurs siècles, et soupira. Ou donc Ombre était-elle passé ? il se souvint la nuit précédente et la peau pâle et douce qu'il avait effleurer du bout des doigts, et un sentiments diffus se répandit dans son corps. Elle devait avoir, comme d'habitude, pris la clef des champs pour aller errer sur Terre, à la recherche de nombreux mortels à ramener sur le plateau de Jeu. c'est là qu'il la reconnaissait, toujours prête à satisfaire ses envies, qu'elles soient charnels ou bien simplement divertissante. Elle se mettait encore en quatre pour satisfaire son jeu violent et sadique, et ranger des Humains dans ce plateau de jeu...

D'autre image passèrent dans la tête de Lumière, tandis qu'il se levait et que le drap glissait à ses pieds. Était-il pudique ? La réponse était évidement non, puisque c'est complètement nu qu'il se dirigea vers la sortie. Il ne s'habilla qu'au moment de franchir la porte, dans un grands moment d'art et d'exposition de ses pouvoirs. Les vêtements se matérialisèrent autour de sa peau imberbe lentement et avec des étincelles de lumière, couvrant le corps du Dieu de son éternel costume blanc. Il fit quelques pas au dehors et respira l'air enchantée du lieu lumineux, savourant chaque instant présent dans cet havre de paix et loin du malheur des gens de son plateau de Jeu. Savoir que des gens souffrait pendant que lui goûtait une paix divine le mettait de bonne humeur, en bel enfoirée qu'il était. Il se dirigea alors vers la salle qui contenait le plateau de jeu.

Il se dirigea vers la salle centrale de l'endroit en suivant un long couloir dont les murs et le sol donnait l'impression d'être et de marcher au dessus des nuages. Une de ses plus belles créations avec le Plateau de Jeu... Le temps où il était un jeune Dieu dont les pouvoirs était bridés et erratique était belle et bien fini, et il foutait à la toute puissance de maîtriser son corp à la perfection. Ouvrant la main, une rose flottante en jaillit pour aller se perdre dans le décor et ajouter quelques choses sur la mer crémeuse de nuage. Il franchit enfin la porte lumineuse et déboucha sur la seule salle ou il n'avait pas de pouvoir sur le panthéon, celle du Conseil.

Figurez-vous une vaste salle de conférence conçu pour accueillir une cinquantaine de Dieu, tel le Colisée de l’Olympe, mais dont la gloire passé et le temps temps aurait déteriorer l'aspect. Le lieu était devenu désertique et les sièges où ses collègues divin avait siéger à une époque étaient vide. Lumière effleura le fauteuil de cuir de Père qu'il s'était accaparer lorsque ce dernier avait laissé la responsabilité du monde à ses enfants divins, pour enfin gagner un sommeil dont Il n'était jamais ressortit. Peut-être était-ce de là que le monde s'était dégrader...

Il prit place dans le siège volé et souris en regardant la table basse en face de lui. Cela ressemblait à un banal jeu d’échec, mais c'était des personnes qui vivaient tant bien que mal leur vie que Lumière voyait en se penchant. Des gens qu'il connaissait à connaitre, au bout d'un mois d'étude : par exemple, le geek qui venait de se réveiller était Atsuki, un garçon plutôt pathétique et froussard. Il allait diriger les bêtes sauvages vers la cachette de l'homme pour voir son inventivité lorsqu'il entendit un bruit de pas derrière lui. Le visage d'un marmot arrogant et braillard s'imposa à son esprit : nul doute, Ordre Funeste venait de revenir pourrir son plaisir...


[Précision: Les Dieux n'ont aucun de leurs pouvoirs dans la Salle du Conseil ou se trouvent Lumière :3]

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Sam 19 Jan - 17:22

Je sers le poing. Un, deux, trois craquements qui résonnent dans le silence de la pièce, la mienne. Me voilà étalé sur le ventre dans mon lit. Bien que grand, et donc fait pour deux personnes, j'y suis seul, et c'est très bien comme ça. Je me retourne et baille nonchalamment, tendant mes bras au-dessus de ma tête. Je laisse retomber mes mains sur mon visage et les fait glisser jusqu'à mon menton, ouvrant les yeux. « The violence is the best lawyer in Hell », c'est la première chose que je pu lire, peinte en rouge sur mon plafond. Quoi de mieux pour se motiver dès le réveil ?
Je n'aime pas traîner. De ce fait, en quelques minutes j'étais déjà debout dans ma chambre, ainsi qu'habillé. Je souris et tape dans mes mains dans un enthousiasme nouveau, passant en revu tout ce qui se trouvait dans ma piaule.

Des armes, blanches ou à feu, des outils monstrueusement améliorés, plein de petits objets festifs et réjouissants idéals pour repeindre quelque chose du moment que l'on possède un être quelconque remplie d'hémoglobine. Tous ces jouets recouvrent la plupart des murs ; quant aux quelques meubles posés çà et là, leur état est tout simplement déplorable. Par exemple, la commode, là. Dedans ? Ça on s'en fout. Tout son bois est parcouru de coups de couteau, il en a même un provoqué par une tronçonneuse, sans parler des phrases tel que « HELLo ~ » et autres sympathiques expressions inscrites dessus. C'est pareil pour tout le reste, lit avec matelas compris. Quoi d'autre ? Des bombes servant aux tags vides ou non qui traînent un peu partout.

Je choppe un couteau standard et le glisse dans ma poche. C'était un réflexe plus qu'un acte utile. Je trottine jusqu'à ma porte. Est gravé dessus « The universal answer to the violence is the Violence », mais cette fois-ci non pas à la lame, mais on penserait plutôt que ça a été écrit avec les ongles, ce qui explique les petites tâches rougeâtre qui accompagnent les lettres. J'ouvre, je sors et je claque la porte. Dans ma poche, je sens l'arme prise disparaître comme si elle venait de se désintégrer, rien se trouvant dans la chambre d'une divinité ne pouvant sortir de sa salle en question. Je pouvais toujours espérer...
Quand on est Dieu, en général, y a pas trente-six endroits où aller quand on se lève. Malheureusement. C'est dans cet état d'esprit que je parcours le couloir. Ce putain de couloir. Celui que je vois tous les jours, clair et lumineux à en vomir. Comme à chaque fois que je vois ces murs, que je tente de donner un coup de pied dedans dans le but de l'ébranler ne serait-ce qu'un peu. Mais rien n'y fait. Ce truc est solide, qu'importe la manière dont je m'y prends. Je veux du sang, plein de sang, alors pourquoi, bon sang, pourquoi ces saletés de nuages à la...

J'inspire et donne un violent coup de poing dans la cloison et reprend ma route tout naturellement. Je pousse la porte - que je détestais aussi - menant la salle du Conseil, une des seules choses que j'aimais bien ici. Et je le vois. De dos, mais je sais déjà que c'est Lui.
Lui, là. Avec son costume blanc et son haut-de-forme. Avec ses cheveux bien coiffés et son monocle reluisant. Et ce... cette aura qu'en tant que Dieu je pouvais ressentir, un sentiment écrasant de puissance supérieure à la mienne. Et moi, qui faisait facilement plus d'une tête de moins que lui, mon sweat à capuche, mon short, mes baskets crasses et mes cheveux en bataille. J'enfonçais mes mains dans les poches de mon haut et commençais à m'avancer jusqu'à ma place, à l'exact opposé de celle du type en costard. Tout en marchant je le toise du regard. Je plante mes yeux, rouges, dans les siens, bleus. Il serait impossible de décrire ma haine envers ce gars tant elle est grande. Mon rêve le plus cher serait de voir ses tripes éparpillées dans la pièce.

En attendant ce jour - qui arrivera, j'en suis sûr ! -, je m'assois sur mon siège, sans jusque là avoir baissé les yeux. J'appuie ma joue contre mon poing, le coude sur la table. Je souris. J'articule :


« Toujours pas crevé, papy ? »

Ma façon à moi de lui dire bonjour et de lui exprimer ma joie et mon enthousiasme à l'idée de passer encore une fois la journée avec lui. Ombre et Déchéance n'étant pratiquement jamais là, je me retrouvais toujours en tête-à-tête avec le monoclard. Sans en dire plus, je me lève un peu en me penchant en avant, m'appuyant sur mes avant-bras, afin de mieux voir le Plateau de Jeu. Je jette un œil à mes petits préférés en faisant courir mes doigts sur la table dans le cliquetis de mes ongles. Je me pinçais la lèvre d'excitation à l'idée de provoquer des catastrophes chez les humains. Du sang, toujours plus de sang !

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Dim 20 Jan - 17:30

Il l'avait entendu arrivé et pester dans le couloir divin en souriant, ce garçon incapable de faire sortir des objets de sa chambre divine. Cela avait fait rire Lumière que le garçon peste devant la dernière farce du Dieu créateur, qui avait été de changer le long couloir glauque qui connectait habituellement la salle du conseil à la chambre d'Ordre Funeste, en un long endroit nuageux et ensoleillé comme lui les aimait. Du coup, l'autre s'était encore énervé comme un gamin et avait cogné le mur de son poing. Lumière l'aurait parié. Un sourire naquis sur son visage tandis qu'il imaginait le gamin colérique se diriger vers sa pièce dans la salle du conseil et poser ses fesses sur son tabouret, l'air sombre, haineux et déprimé. Comme d'habitude, en somme.

« Toujours pas crevé, papy ? »

Il lui parlait comme si il était son égal alors que Lumière possédait de quoi lui foutre plusieurs raclée dans les dix minutes qui suivent. Le dieu luminescent laissa filtrer plus de son pouvoir en pure provocation pour le rendre jaloux et envieux. Il passa sa langue sur ses lèvres et ouvrit ses dernières pour prononcer sa réponse tranquillement et en provoquant à nouveaux le petit Dieu:

« T'as pas un cahier de vacances à faire ? Tu sais, pour maîtriser le peu de pouvoir que tu possèdes... »

Il éclata de rire devant la figure de l'autre dieu, qui était haineuse, et déformé par la colère. Lumière aimait taper la ou cela faisait mal dans le coeur de ce pauvre gamin stupide... Lumière chercha ensuite dans un tiroir se trouvant sous la table qui soutenait le plateau un jeu à faire avec ce gamin, histoire de lui collé une humiliante raclée. Sa main s’arrêta sur un plateau un peu spécial, le Jeu des Dieux qui avait donné naissance au échec. Soutenant le regard du nabot, il lui proposa d'une voix tranquille.

« Je sais que tu rêves de me battre, mais je suis sur que tu n'est même pas foutu de nous battre dans notre jeu le plus connu. ça te tenterai, une raclé de plus ? »

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Dim 3 Mar - 1:26

Mes doigts se crispent légèrement quand je sens l'aura de Lumière s'amplifier. C'en est presque insupportable, mais je tiens bon, me mordillant l'intérieur de la lèvre inférieure, pour ne pas faire plaisir au monoclard. À l'instant même où il ouvre la bouche, je lève un regard noir vers lui, sachant pertinemment que ses prochaines paroles ne seront pas sympathiques à mon égard :

« T'as pas un cahier de vacances à faire ? Tu sais, pour maîtriser le peu de pouvoir que tu possèdes... »

Je siffle une insulte entre mes dents tandis qu'il éclate de rire. Cet enflure joue sur le fait que je sois un peu moins puissant que lui, moi qui pourtant est capable de détruire une bonne partie, si ce n'est l'entièreté de tout ce qu'il a crée jusque là. Je suis ses gestes des yeux, car voilà qu'il semble chercher quelque chose dans un des tiroirs... qu'est-ce qu'il fout ? J'en fronce les sourcils de méfiance, car je savais ce type près à n'importe quoi pour me rabaisser, m'humilier, m'écraser... Et je sus que c'était bel et bien ce qu'il avait en tête quand je le vis sortir ce fameux plateau. Ce qu'il dit par la suite confirma ce que je savais déjà :


« Je sais que tu rêves de me battre, mais je suis sûr que tu n'es même pas foutu de nous battre dans notre jeu le plus connu. Ça te tenterai, une raclée de plus ? »

Je réagis au quart de tour en me levant brutalement, donnant un coup de poing sur la table pour lui répondre d'une voix forte :

« Je t'écrase quand je veux le vioc ! Les yeux fermés si je veux ! C'est pas ta gueule de pourri qui va me faire peur, OK ? »

Je le foudroie du regard. J'ai bien l'intention de lui montrer, moi, que je suis plus fort que ce qu'il croit. Je veux voir l'amertume de la défaite sur son visage. Il place l’échiquier de verre au-dessus du Plateau et en le lâchant, par un de ses tours, le fait tenir dans le vide. Comme beaucoup de choses, je n'aime pas vraiment ce jeu. Mais je vais malgré tout l'écraser, Lui. Je fais un peu tourner mes doigts dans l'air et me concentre. Chez les humains, on sort les reine, roi et soldats en bois d'une boîte et on les dispose selon des règles strictes. Chez les Dieux, on façonne nos propres pièces comme nos propres lois. Même moi, qui a pourtant pour rôle premier de Détruire, peut Créer mes pions en manipulant mon aura. Vous savez, cette chose, là, invisible mais habitant chaque Dieu, changeant selon son hôte.
Je recouvre mon côté du terrain de pièces servant avant tout, ne le cachons pas, au « bourrinage ». Toutes sont faites de rouge et de noir, à l'image de moi-même. Toutes ressemblent à quelque chose de gros et de fort. Je regarde ce qu'il fait, Lui. Je vais l'écraser. Comme un insecte. Parce que je suis plus puissant, parce qu'au fond il est faible, parce que je suis supérieur et que lui, n'est rien. Rien. Rien...

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Dim 3 Mar - 11:25

Tu souris en voyant ce nabot t'insulter, toi et ta grandeur. Il prétendait même pouvoir te vaincre à ce jeu, alors qu'il n'en approchait même pas la surface, de la profondeur stratégique que pouvait prendre ce genre d'amusement. Prenez toute les stratégie d'echec innimaginable, multiplier par cent ou mille... Et vous serez loin du compte.

Mais toi, Dieu des Dieux, tu lui pardonnes, car tu sais que sa stupidité n'est pas de sa faute : c'est encore un bébé Dieu, née dans les début des premiers empire. Il n'avait pas vu comme toi les hommes commencer à se dévelloper, et acquerir de la ressources... Et n'avait pas suivit autant de partie de ce jeu que toi.

Ta stratégie était simple, car, même si le jeu n'obéissait à aucunes règles, il suffisait de prendre la pièce à l'effigie de l'adversaire pour gagner, en général la plus puissante du camp adverse. Ou de massacrer son armée...

« Alors, nabot, tu commence ? »

Tu regardas tes propres pièces que tu avai générer en un claquement de doigt et sourit. Elle était de deux types, pour que ta stratégie fonctionne : les premières, un arabesque de lignes et de courbes, pouvait générer d'autres pièces à chaque tour, augmentant ainsi ta force de frappe à chaque tour, puisque ton camps se ferait de plus en plus nombreux. Cette idée te venait des Romains, ce qui, soit dit en passant, ne te rajeunisait pas. Comme ses brillants stratège qui renforçait et aggrandissait en permanance leurs armées, tu aurais la force de frappe nécéssaire pour conquérir le camps d'Ordre. Et tes deuxièmes pièces ? C'étaient l'équivalent des pions aux échecs, et ses apparitions revétissait l'apparence de huit personnalités... Du plateau de Jeu ! Ainsi, une mini Remy, un min Atsuki, un mini Ryu, une mini Prika, un Aaron miniature, un mini Zach, un petit Kasuma et une Angelina minuscule formait ta première ligne, avec leurs pouvoirs respectifs, ( et le sadisme pour Zach ? )

Tes petits pion commençait à s'agiter et à pialler dans tout les sens, et tu regardas le môme avancer une de ses brutes qui lui servait de pièce jusque le pauvre Atsuki. Celui-ci para maladroitement un coup qui l'écrasa, et tu ressera ta cravate en regardant la trace rougeatre sur la case qu'il occupait. Ta tête exprimait la peur la plus profonde et tu regardais Ordre comme si il était plus fort que toi, ce qui fit gonfler le torse du môme celeste...

Et te permit de mieux te moquer lorsque le pouvoir de tes pièces firent renaitre le geek sur l'échéquier celeste. Tu ricanas de ce rire moqueur si longtemps travailler, et tu déclaras d'une voix donneuse de leçon à Ordre, agissant comme si il avait quatre ans:

«Mon petit Oscar, commença-tu, avec ce nom d'humain que tu lui avait coller à cause d'un petit garçon psychopathe qui étais née il y a quelques années chez les hommes et qui se trouvait maintenant à l'Asile, Comment pense tu que les Empires se soit former ? La stratégie, mon pauvre, la stratégie. C'est ce qui a permit aux Romains d'écrasser les Gaulois, à Bonaparte d'étendre son Empire jusqu'en Russie...»

Tu regardas Angélina faire un bon pour noyer le lourd Golem et tu ricanas devant ce petit bout de femme qui venait de massacrer une des pièces de ton ennemie. Tu revela ensuite tes yeux et rajusta ton monocle avant de reprendre, pour humillier ce nabot que tu haissais:

« C'est pour ça que tu resteras toujours en bas de l'echelle divine, parce que tu t'appuies trop sur la brutalité ! Tu n'est bon qu'à servir les gens plus intelligent que toi, comme moi. »

Un air narquois apparut sur ton visage tandis que tu contemplais cette échéquier en ricanant de la bétise d'Ordre. Tu savais déjà cette partie pliée d'avance, comme les précédentes. À moins qu'il n'est piégé ses pièces, sinon cette partie serait aussi banale que l'Hydromel divin. Ou le whisky humain. Chiotte, tu avais soif maintenant.

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Ven 31 Mai - 21:34

Spoiler:
 

Je ne suis pas surpris de voir se former des pièces à l'image des humains du Plateau. L'intérêt que le vieux porte pour eux m'échappe, mais je laisse ce questionnement de côté car c'est pas le moment. Pendant qu'il joue le type effrayé je regarde une de mes pièces s'avancer pour écraser un binoclard. Je sens que mon adversaire joue la comédie mais, entendre les os minuscules de son pion craquer sous la massue de mon golem me fait déjà frissonner, c'est inévitable.
Puis il se fout de ma gueule. Le mort vient de se régénérer, mais ça je m'y attendais. Pendant qu'il déblatère ses railleries je le fixe d'un œil mauvais. Il me ressort des noms Historiques et des faits de guerre, me sermonne sur la stratégie... À ce moment là je serre les poings. Je viens de perdre un second géant qui cette fois se noie. Mais ça...
Je l'avais prévu.


« C'est pour ça que tu resteras toujours en bas de l'échelle divine, parce que tu t'appuies trop sur la brutalité ! Tu n'est bon qu'à servir les gens plus intelligent que toi, comme moi. »

Un sourire tordu s'imprime brutalement sur mes lèvres. Je galère à garder mon calme, et j'enfonce si bien mes ongles dans mes paumes que celles-ci commencent à saigner. Merde Ordre, contrôle-toi, ne lui fais pas ce plaisir ! Malgré tout je ne peux retenir quelques mots de fuser entre mes dents, à mi-voix :

« Cesse de me prendre pour un débile... »

OK, OK, parfois je pouvais paraître un peu bourrin. Destruction massive, tout ça. Mais bordel, il n'y a pas que ça qui m'intéresse. Je m'explique.
Vous voyez les abrutis à l'avant de mon armée miniature, couvrant deux ou trois lignes ? Ces trucs, à l'apparence le plus souvent d'être difforme et épais, qui foncent dans le tas. Ceux qui même s'ils tuent, démultiplient le nombre de soldat adverse et crèvent après. J'ai bien fait en sorte qu'il ne soient pas là pour rien. Derrière eux s'alignent sagement des sortes de larges chevaliers, enfin, ils n'ont pas de corps propre, ce sont juste des armures ─ noires, comme presque toutes les autres pièces ─ creuses qui marchent d'elles-même. Elles portent une épée ou une hache, mais ne s'en servent pas, du moins pas encore. Toute cette catégorie n'a pas même pas fait un pas pour l'instant ; en fait elles agiront uniquement si un ennemi s'approchent de trop près. Mais ce n'est pas leur seule fonction.

Sous leurs pieds pulse un flux violacé qui semble s'enfoncer et disparaître dans le plateau-même. Celui-ci s'étire alors et sans se détacher de son hôte d'origine, se dirige vers un pion adverse proche et dès que possible, sort sous celui-ci pour « attraper » son pied ou quelque chose de semblable. Il s'y immisce et s'y enracine, jusqu'à littéralement corrompre sa victime. Celle-ci se voit recouverte de plaque aux reflets métallique noirâtre tout comme le chevalier de base. Le flux se rompt alors pour se diviser ; pour faire simple, je me suis approprié la pièce qui se retourne contre ses alliés, sans perdre l'original. Une de mes techniques favorites.
Autrement dit plus le vioc agrandit son armée, plus il nourrit la mienne.

Je ris légèrement de façon un peu folle, contenant ma rage et ma satisfaction comme je le peux. Il faut aussi savoir qu'à l'arrière encore de toute mon équipe, des pièces de métal rondes n'ont, elles, toujours pas agit. Apprenez également que de manière générale, mes pions possèdent une substance toxique au bout de leur arme ou sur eux-même. Ce n'est pas grand-chose mais ça peut toujours être utile.
Je ne quitte pas le plateau des yeux. Je suis sûr de gagner.



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Lun 17 Juin - 7:52

Lumière regardait ce nabot marmonner dans sa barbe, et quitta l'échiquier des yeux quelques petites secondes, ce qui l'empêcha de voir le flux violet qui se propageait sur le sol bicolore de ce minuscule champs de bataille. Ce n'est que lorsque qu'il entendit le cri de douleur de sa pièce qu'il baissa la tête sur l'espace de jeu, et vit l'armure noire qui s'était emparer d'elle. Ajustant son monocle, il observa cette nouvelle stratégie avant d'envoyer son roi attaquer le monstre : le minuscule Lumière du jeu d'échec matérialisa un maillet géant au dessus de l'armure et l'écrasa avec un ricanement. Une deuxième case blanche se teinta de rouge, tandis qu'au niveau de ce qui correspondrait à une tour, la créature réapparut sans son armure. Satisfait, Lumière tourna à nouveau son attention sur Ordre, en ricanant:
 
                        « Et maintenant, tu à prévu quelques choses d'autres ? Sinon, nos deux armées vont s'affronter éternellement, ce qui serait ennuyeux. Tu te souviens de la première Guerre mondiale et ses tranchées ? Moi oui, c'était une longue guerre ennuyeuse. Je ne tiens pas à ce que ma partie d'échec ressemble à ça. »
 
Sur un autre geste de Lumière, une pièce s'avance, et mange le pion Aaron. Le fou pris alors une taille de plus. Ces deux pièces avaient en effet la capacité de se nourrir de leurs victimes, pour acquérir une force supérieure. Ainsi, elle faisait de plus en plus mal. De plus, tes tours régénéraient en permanence les pièces mangées, et tes pions possédaient chacun un pouvoir qui leurs étaient propre. Il ne te restait qu'à révéler les capacités de ta Reine et de tes Cavaliers, qui allait te distraire. Mais avant cela, une autre chose reste à faire :
 
                        « Au fait, Ordre, j'allais oublier de finir mon déplacement… »
 
Le Dieu le plus puissant du Panthéon baissa alors sa main et le fou recracha une substance noir et collante, sur quelques pièces d'Ordre. Sans doute les résidus du corps du pauvre pion dévoré, qui collait les pièces adverses au sol, les empêchant de bouger. Un sourire narquois apparu sur ses lèvres, tandis qu'il attrapa une bouteille de Whisky de sous la table. Ce sourire en disait long sur ce que tu pensais de la stratégie du nabot : Comme lui, à revoir.

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Dim 25 Aoû - 12:27

Il a fait en sorte de détruire sa propre pièce pour lever ma « malédiction ». C'est injuste...

« Et maintenant, tu as prévu quelques choses d'autres ? Sinon, nos deux armées vont s'affronter éternellement, ce qui serait ennuyeux. Tu te souviens de la première Guerre mondiale et ses tranchées ? Moi oui, c'était une longue guerre ennuyeuse. Je ne tiens pas à ce que ma partie d'échec ressemble à ça. »

À ses mots concernant le conflit humain, je ne peux m'empêcher de cracher :

« Ta gueule ! Je sers à quelque chose, moi, au moins ! »

Mais le jeu évolue encore. Une pièce se fait bouffer, une autre grossie ; et ma colère ─ habituelle, mais merde, ce mec me tape sur les nerfs ─ m'empêche de réfléchir correctement.

« Au fait, Ordre, j'allais oublier de finir mon déplacement… »

Un de ses pions régurgite une substance noirâtre sur la plupart des miens et ceux-ci se retrouve incapable de se déplacer.
Ma haine mêlée à ma fureur et mon impatience me font trépigner sur place. Vous ne le saviez pas ? Ce genre de divertissement m'ennuie au plus haut point car les pions n'ont pas d'intérêt à mes yeux car dépendants de moi. Ajoutez-y mon incapacité ─ enfantine ─ à être calme ou posé ; c'est bon ? Maintenant vous savez pourquoi je viens d'enfoncer mon poing au milieu du plateau. Celui-ci ne s'est même pas fêlé, seules les pièces du jeu se sont éparpillées ou se sont tout simplement faites écrasées. Putain.
J'ai un moment de blanc, réalisant mon acte et haletant sous mes émotions incontrôlables, puis finis par gueuler un juron en envoyant valser les restes de pions d'un mouvement rageur du bras. Suite à ça je fixe le monoclard dans les yeux, tendu au possible :

« … et puis va te faire foutre, le vioc, j'ai pas besoin de cette saloperie de jeu à la con pour te prouver que je vaux mieux que toi ! Papy débile et sans intérêt ! »

S'enchaîne plusieurs insultes à mon sens fort originales, puis j'envois balader mon siège d'un coup de pied. Ceci fait, je contourne l'autre et me dirige d'un pas nerveux vers la sortie pour pousser violemment les portes et sortir. Pourquoi ? Parce que, bien que ça me fasse mal de l'admettre, sans mes pouvoirs je suis loin d'avoir le physique pour l'affronter autrement. Je hurle une énième fois un juron mais m'arrête soudainement, ayant entendu ce détestable Lumière derrière moi. Qu'est-ce qu'il me veut ?


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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Sam 28 Sep - 11:43

Excellent. Le Roi des dieux souriait alors que son petit frêre s'énervait sur les pièces qu'il avait collé au tour juste avant. Il tirait dessus, rageur, essayant de les faire se mouvoir malgré le fardeau qui les bloquait. Et il insultait Lumière et le jeu. Il sous-entendit même que le chef des Dieux était inutile, ce qui avait fait mourir de rire l'individu en question et qui avait encore augmenter la rage d'Ordre.

Le jeune continua pendant trois ou quatre minutes sur les pièces avant de claquer violement son poing sur le plateau de jeu. Les pièces décrivirent une courpe dans les air avant de retomber un peu partout par terre en un bruit de porcelaine brisé. Voir la face haletante d'Ordre après ce -minable- coup de poing augmenta d'un cran l'amusement de son grand frêre, qui se tenait les côtes en essuyant des larmes de rire devant le pathétique petit garçon.

Soudain, le climax de la rage du marmot fut attend et il envoya le plateau et les pièces par terre, manquant de peu de fracasser Né-Andarta et les humains qui y étaient enfermés du même geste. Le plus jeune eut un moment de gêne avant de fixer droit dans les yeux le chefs des dieux et de clamer pour se donner une contenance.

« … et puis va te faire foutre, le vioc, j'ai pas besoin de cette saloperie de jeu à la con pour te prouver que je vaux mieux que toi ! Papy débile et sans intérêt ! 
- Si j'étais vraiment sans intérêt, alors toi qui cherche désespérément à montrer que tu vaux mieux que moi... Alors tu es encore moins intéressant que moi ? »

Touché. Le marmot qui avait essayé de quitter la pièce se tourna vers lui, l'oeil mauvais. Goguenard, Lumière enfonça le clou en faisant tourner entre ses doigts gantés une figurine minuscule d'Ordre, avant de l'écraser entre ses doigts en continuant:

« De toute façon, tout ce que tu as montré ici, c'est que tu est colérique, de mauvaise foi et mauvais perdant. Tu est juste un "nabot". »

La tension devint alors à son comble et Lumière sentit et vit les signes d'un courroux divin : veine qui palpitait à la tempe du petit, mains tremblantes de rage et yeux rétréci et noir. Le chef des dieux écarta ses bras en riant et déclara:

« Tu attends quoi pour venir me vaincre ? »

Une onde de choc traversa l'air et fit voler quelques chaises entre Lumière et Ordre. Le petit dieux venait de libérer sa fureur et l'avait envoyé vers son ainé en hurlant un "CREEEEVE !" bien sentit. Seulement, le roi des dieux pensait qu'elle s'arrêterait au niveau de l'entrée de la grande salle du panthéon, pas qu'elle y pénètrerait. Un éclat de peur brilla pendant une pictoseconde dans les yeux du plus puissant. Serait-ce le pouvoir du plus jeune qui grandit ainsi ? Comment en quelques centaines d'année il avait pu attendre ce niveau alors que lui, cela lui avait pris plusieurs millénaire ?!

Le Roi des dieux se reprit bien vite et se raisonna en se persuadant que c'était le sort qui empéchait la magie celeste qui s'effritait. L'autre hypothèse fut donc rapidement jugé invraisembalbe et remballé. Dans le couloir, Ordre haletait, et l'illusion de paradis que Lumière avait créé s'était facturé et était maintenant parcourue de longues fissures.

Lumière mit la main à sa ceinture et attrapa la poignée de son katana avant d'avancer vers le marmot, un air menaçant sur le visage.

« Pardon ? »

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Signature et avatar par Hurlement Sauvage ! Merci à lui !
Pour savoir dans quels autres Univers je me promène...

Lumière du Jugement dit : "Même les cafards savent dessiner !":
 
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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Dim 10 Nov - 16:26



Open your eyes



Combien de temps nous étions nous endormi ? Trop à mon goût. Mais ce fut une explosion au sein même du panthéon, des bruits de choc contre le mur de la chambre du dieu. J’avais quelques secondes de réveille de plus que lui mais je sentais bien mes pattes engourdis et mes yeux ayant du mal à se repérer.  Ce n’est pas agréable de se faire réveiller de cette façon, et ça, Hurlement avait l’air d’être d’accord avec moi au vue du grognement qu’il poussa en se redressant. Après s’être frotté les yeux, il me tapota la tête en souriant.
 
« Bien dormi ? »
 
Bien dormi, oui, mauvais réveil, oui. Hochant la tête car en accord avec moi. Je descendis du lit et étira mes pattes de berger allemand, suivit de mon maitre qui fit pareil – à sa façon.
 
« Je suis prêt à parier que c’est encore Lumière et Ordre qui se mettent sur la gueule. Ça a toujours été pareil, pourquoi ça changerait ? »
 
Après un ricanement et s’être habillé d’un claquement de doigt, ça sert d’être un dieu, il s’avança vers la sortie. Sans trop rechigner de voir un peu de monde et de me dégourdir les pattes, je le suivis avec un certain empressement.
 
Alors non, aucun de nous deux ne s’attendait que lorsque le dieu ouvrirait la porte, une chaise volerait vers nous avec temps de rapidité. Depuis quand les chaises volent, au fait ? Refermant la porte d’un coup pour laisser l’assise en bois s’éclater contre, Hurlement fit les yeux ronds, regardant successivement la porte puis ma personne.
 
« Ça commence bien, tient ! Va falloir les calmer dès le réveil ! »
 
Tout en râlant, le dieu des animaux rouvrit avec prudence la porte. Rien ne volait vers nous, c’est déjà ça. Passant devant, Hurlement poussa les restes de chaises du pied puis sortit, zieutant à droite et à gauche pour amoindrir le risque d’attaque. Une fois totalement sortie de la pièce, je le suivis après avoir répétée son action de prudence.
 
A une dizaine de mètres face à nous, se tenait droit une sorte de gamin aux cheveux rouges. C’est en humant l’air, que je reconnue son odeur. C’est en poussant un aboiement, les oreilles dressés et sautillant sur place que je reconnu le frère de mon maitre. C’est fou comme il était toujours aussi petit. Mon regard se posa sur Hurlement qui me fit signe que lui aussi, avait reconnu le petit dieu. Nous nous mirent donc en route vers ce dernier, se doutant bien que dans la pièce devant laquelle se tenait Ordre, se trouvait Lumière.
 
Ooohw, c’est insupportable, qu’est ce que Hurlement peut-être lent quand il veut ! Je ne marche pas, je sautille sur place, moi. Bon, tant pis, je pousse de nouveau un aboiement pour prévenir de ma présence le jeune dieu. A peine s’était il tourné vers moi, que je bondis pour lui sauter dessus. Toujours aussi frêle car il ne réussit pas à me rattraper, nous laissant effectuer une roulade jusqu’aux pieds de Lumière. Allez, grosse léchouille au visage pour lui dire bonjour, l’écrasant de tout mon poids, je suis sûr qu’il est aussi content que moi ! Je dirais bonjour à Lumière après, chacun son tour.
 
Ma joie de pouvoir enfin sortir et de tomber sur les autres dieux m’avait fait oublier mon maitre. Ce dernier était lui aussi entrer dans la pièce – drôle de pièce au passage. Se tenant droit, bras croisé, il sourit de façon narquoise, sûrement du à ce qu’il voyait. C’est vrai qu’en y regardant, Lumière n’avait pas l’air content content avec son katana à la main.
 
« C’est bien ce que je disais. Vous êtes encore entrain de vous battre. De vrais enfants. »
 
En ricanant, Hurlement commença à marcher vers les autres, se plaçant face à Lumière, les bras toujours croiser pour toiser son frère de haut. Moi, j’étais toujours couché sur le petit dieu, entre les deux grands, mais rester là n’était peut-être pas la meilleure idée. Attrapant Ordre par le pan de son pantalon, je le traine comme un sac un peu plus moins et m’assied à côté de lui, fier de moi.
 
« J’aurai voulu un meilleur réveil, mon frère. Mais dites moi, vous deux, pourquoi êtes vous réveillés, et depuis quand ? »
 
Hurlement s’adressait à Lumière et Ordre, il n’avait pas tort dans sa question ; comment ce faisait-il que ces deux là soient déjà réveillés ? Ils auraient pu m- nous réveiller aussi !
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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Lun 11 Nov - 0:24


    Mmh, j’avais oublié à quel point c’était agréable de dormir dans ce lit… Au moins, dans ma chambre, je me sens beaucoup plus à l’aise que dans le reste du Panthéon. Ici, les règles sont les mêmes que dans le monde Inversé, donc… pour vous, mon lit est au plafond. Pour moi c’est à l’endroit, mais… bref, je me comprends. Disons qu’ici, je n’ai pas la légère nausée qui me prend parfois à cause de l’inversion de la gravité dans le Panthéon.

    Trêve d’explications dont je pers moi-même le fil. Il faut bien penser à se lever, c’est que ça m’inquiète de ne pas avoir vérifié depuis longtemps comment se porte mon monde. Ni une ni deux, j’envoie valser mon drap gris avec les pieds, je balance mes jambes sur le côté, un petit coup de reins, et hop, je suis debout. Oui, je suis énergique dès mon réveil. Faut bien, quand on a une fonction comme la mienne.

    Comme ça fait un moment que j’avais pas dormi ici, je regarde un peu autour pour me rappeler des détails de la pièce. Contrairement à la plupart des autres dieux, je n’ai pas voulu faire dans le luxe, ou du moins pas trop. Ma chambre ressemble à celle d’un adolescent, avec mon lit de bois à deux places sous lequel il est impossible de paumer des trucs car il est plaqué contre le sol, ma grande armoire de bois peinte en gris où s’affiche en gros un motif de tête de mort noire avec un masque à gaz (moins beau que le mien, mais quand même ! ♥), et comme je suis moderne, un écran plat posé sur une sorte de buffet de bois noir où s’entassent plusieurs dizaines de consoles de jeu différentes (parce qu’on dirait pas comme ça, mais je m’intéresse aux modernités humaines, et ça occupe vachement quand on s’ennuie). Pour le fun, j’ai même rajouté une porte vitrée coulissante (en apparence seulement, b’sûr) sur le côté, laquelle m’offre une fausse mais imprenable vue sur un paysage de désolation de mon monde chéri. Ça me permet de me sentir un peu plus à l’aise dans ce coin d’un monde qui est certes le mien à l'origine, mais dans lequel je ne vis pas assez souvent pour me sentir à l’aise.

    Bref, mon petit coin de confort pourrait presque paraître normal si on omet les trucs au plafond. Deux-trois t-shirts roulés en boule, pareil pour des caleçons, un sweat, deux pantalons, ma paire de chaussures, un ballon de basket, une manette Wii (mais sii, vous savez, ce jeu humain !), et j’en passe. Pourquoi en haut ? Parce que visiblement, le Panthéon apprécie pas trop que j’aie changé la gravité ici, et à chaque fois que je fais tomber des trucs sans les poser, ils tombent… bah, là où ils devraient tomber normalement. D’un côté, c’est assez avantageux, parce que ça permet que le bordel se concentre en haut pour faire comme si le reste était bien rangé, et comme j’ai fait en sorte que le plafond soit assez bas et que je suis assez grand, j’ai juste à sauter sur mon lit pour rattraper mes vêtements. Là, vous allez me poser deux questions. Pourquoi tu ne poses pas tes affaires pour qu’elles soient plus simples à récupérer, et pourquoi tu ne t’habilles pas comme un dieu normal, en claquant des doigts ? De un, je vous rappellerai que je ne suis pas n’importe quel dieu. De deux, vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais tous ces petits détails servent à tuer le temps. Oui, c’est stupide, mais même quand je suis dans mon monde, l’ennui finit toujours par me gagner. Alors faut faire avec ce qu’on a, hein.

    Je remonte donc sur mon lit et effectue de petits sauts (évitons de casser les lattes du lit, ça pèse quand même un peu d'avoir des muscles comme moi) pour attraper ce dont j'ai besoin. Un sous-vêtement, pris, mis. Un t-shirt noir pour aller avec le sweat rouge, pris, mis. Un pantalon jean noir, pris, mis. Les chaussures, prises par les lacets et presque tombées sur ma tête, mises. Oui, parce que quand je soulève un peu un truc du plafond, il se recale brusquement sur la gravité de la pièce et tombe donc en sens inverse. Quand c'est des fringues, ça va, mais les grosses chaussures en cuir, ça s'élance plus rapidement vers votre gueule pour taper dedans. Mais bon, le principal c'est que je ne me sois rien pris dans la figure. Je m'habille donc rapidement, m'étale par terre comme souvent (mais sans me faire mal, sinon je serais blessé de partout…) parce que j'avais oublié de descendre du lit, et profite de ma position accroupie pour lacer à peu près mes chaussures. Puis je vais chercher mon masque, posé sur une petite table de bois noir (vive les meubles en bois peint ! C'est la classe, les gens !), pour le mettre devant le miroir, l'attachant magiquement. Ouais, j'adore ce truc. Pourquoi ? J'en sais rien. Je le trouve juste magnifique. Y'a des trucs comme ça que j'aime sans savoir pourquoi. J'ai l'impression que ça me donne encore plus l'air… décalé, différent. Différent des autres dieux. Ça, ça me plaît.

    La phase habillage à l'humaine étant terminée, je sors de ma chambre en prenant soin de bien fermer la porte. J'avais oublié à quel point ce couloir donnait le vert—

    AÏE. J'avais oublié un détail… la ré-inversion de gravité à la sortir de ma chambre. Je ne m'en rappelais plus parce que j'ai obtenu qu'un bout de couloir puisse avoir le même sens, pour éviter de devoir ouvrir une porte à l'envers en entrant. Résultat, je me suis tordu la cheville en retombant brutalement sur le vrai sol. Shit. Heureusement, ça a l'air de passer au fur et à mesure que je marche. Je disais donc : ce couloir donne vraiment le vertige, avec tous ces… nuages. Beuh. Je comprends pas les goûts de Lumière, des fois.

    En parlant du créateur, il est là, dans la salle du conseil, où je viens de poser le pied. C'est le bordel ici, des pièces d'échecs divins sont éparpillées par terre, et y'a même une chaise cassée dans le coin. Une querelle ? Sûrement, parce que Lumière est pas tout seul, d'ailleurs. Quel beau rassemblement. Visiblement, ils se sont réveillés du petit somme dans lequel je les ai trouvés en rentrant du monde inverse, avant de me reposer moi-même. Il y a donc le brun, toujours aussi immaculé au point que j'aurais presque besoin de mettre des lunettes de soleil humaines pour pouvoir le regarder ; le petit Destructeur, que j'aime bien même si on est toujours en train de se mettre sur la gueule ; et le dieu des animaux là, avec son chien à la… noix. Pfeuh. Lui, je lui adresse un regard méprisant lorsque je passe tout près. Je ne l'aime pas, et je lui montre. À quoi bon être hypocrite ? Enfin. Je regarde les trois énergumènes, un léger sourire sur mes lèvres, qu'ils ne peuvent pas voir à cause de mon masque mais qui est trahi par mes yeux, j'imagine.


    « Tout le monde a fini sa sieste, à ce que je vois ? »
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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Lun 18 Nov - 20:34


Il faut bien se réveiller un jour ou l'autre et revenir semer la pagaille au sein d'un groupe de dieux bien trop têtus à son goût.

Ce qu'il faut savoir sur cette déesse, c'est qu'elle n'aime pas du tout être dérangée. Alors quand un dieu se met à exploser de rage et venir réveiller la moitié du Panthéon...
Ses yeux s'ouvrirent brusquement, puis les paupières se plissèrent. Son corps nu sous le drap blanc bougea légèrement et elle pivota la tête pour pouvoir regarder le plafond avant d'enfouir la tête sous le drap et se mettre à râler doucement.

Flore ϟ Ils sont... pas croyable.

Après avoir insulté intérieurement les dieux, une racine d'arbre (oui oui) vint attraper le drap et le tirer en arrière. Au même moment, un halo lumineux entoura son corps et quand il se dissipa, elle était vêtue de son habit traditionnelle fait de tissu et de feuilles. Elle s'assit sur le matelas et s'étira le bras en baillant, avant de poser ses pieds hors du lit et enfiler des bottes vertes, en cuir. Elle effectua un cercle dans les air avec son doigt et soudain, des tiges d'épines longèrent le sol, grimpèrent sur le matelas et vinrent s'enrouler à ses bras et jambes. Sachez que ça ne lui faisait pas mal. Elle se leva et s'approcha d'une coiffeuse, puis se regarda dans le miroir. Le contour du miroir n'était fait que de lianes plus ou moins épaisses et le reste du meuble était recouvert que de fleurs aux diverses couleurs. Une plante piranha siégeait dans un coin, il y avait aussi tout un bordel de parfums. Elle se posaen face du miroir et commença à s'arranger la chevelure et le visage.

La particularité de sa chambre, c'est qu'elle était recouverte à 99 % de végétation. Il y avait comme meuble un grand lit à baldaquin, dont les rideaux ont été lacérés et les colonnes recouvertes de lianes, mais les draps et le matelas avaient été épargnés. Une grande commode en bois contre un mur, dont des plantes voraces siégeaient et n'hésitaient pas à mordre qui que ce soit, autre que Flore, ainsi que divers arrosoirs de tailles ou formes différentes. Des racines s'étaient emparées des tiroirs.

Accrochés sur les murs, autre que du lière ou des racines d'arbre, des étagères murales, sur lesquels des pots de fleurs et des livres anciens avaient été placés. Il y avait aussi deux grandes fenêtres, dont de longs rideaux rouges bloqués la lumière. Sur le sol, sortait des racines. Elles s'entremêlaient, replongeait dans le sol, grimpaient au mur. Sans oublier l'herbe, les hautes herbes... bref, la chambre était un gros désordre pour les uns, un paradis pour Flore. Vous pouvez penser qu'elle n'avait rien d'autre à faire que de chouchouter ses chéris, mais détrompez-vous. Elle créait, améliorait, corrigeait tout ce qui se rapportait à la nature. Et elle ne s'ennuyait point.

Sa tignasse rousse coiffée, maquillée, elle se leva, caressa la tête de la plante et se dirigea vers la sortie de la pièce. Sur son chemin, la végétation s'écarta pour la laisser passer, avant de se remettre à leur place. Et juste avant de passer le seuil, elle leva une main devant elle et des racines tirèrent les rideaux pour laisser pénétrer la lumière. Les arrosoirs se renversèrent et déversèrent de l'eau sur le meuble et le sol. Elle sourit, fit passer une mèche rousse sur son visage et ferma la porte. Elle entendu un bruit de quelqu'un qui se pète la gueule contre le sol. Elle rit sans même savoir de qui il s'agissait.

Toc. Toc. Toc. Toc.

Les bruits secs de ses talons résonnèrent dans le couloir qui menait à la  salle du conseil. Elle évita de critiquer la blancheur absolue du lieu, ce qui lui donnait un mal de tête affreux.
Enfin dans la grande salle, elle s'arrêta à l'entrée. Flore posa une main sur hanche et bascula tout son poids sur une jambe, observant l'état de la pièce, puis les dieux, leur lançant une sourire narquois.

Flore ϟ Eh les garçons... vous êtes bien bruyant. Ai-je le droit de savoir la raison de tout ce boucan ? Et pourquoi donc êtes-vous réveillés ?

Elle regarda un à un les hommes et s'avança vers le groupe, ne perdant pas de son magnifique sourire.


Dernière édition par Flore Ravageuse le Mer 23 Juil - 16:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Lun 9 Déc - 16:44

J'ai un court temps de réalisation. Ayant fait exploser ma colère de manière totalement aléatoire et imprévue, je suis quelque peu surpris de constater que des chaises ont volées un peu partout, sans parler des larges fissures brisant cette image « paradisiaque » à en gerber créée par Lumière. Woah. Un léger tremblement secoue mes épaules tandis qu'un grand sourire étire mes lèvres, malgré mes halètements dus à l'effort. Je suis puissant !
Le monoclard a dégainé son arme, et maintenant s'avance avec un air se voulant menaçant. Mais je ris, satisfait de ma prouesse précédente. Je ne suis pas débile : je sais que je ne l'ai pas faite de moi-même, mais honnêtement, j'en ai rien à cirer. Mais l'autre s'indigne :

« Pardon ? »

Je pouffe à nouveau, amortissant d'un pas en arrière une chute sous le poids des émotions et de la fatigue momentanée.

« Aaah, papy n'entend plus ce qu'on lui diiit ? » Je m'approche un peu. Je n'ai pas peur, et reprend d'une voix faussement enfantine ─ plus que d'habitude, s'entend, et puis effacez-moi ces rictus, je suis pas un gamin bordel ─ : « Comme c'est triiiste ! Mais tu sais, le vioque, c'est pas avec ton ridicule petit couteau que tu vas me... »

Je suis interrompu par un... cri ? Non, c'est... Je me retourne, et je n'ai pas le temps de comprendre qu'une familière et énorme boule de poils se jette sur moi ; et inévitablement, je bascule en arrière, poussé par la masse peu négligeable de la bête, mon crâne allant taper contre le sol terni de la salle. Bien que sérieusement étourdi, je me sens rouler dans le même mouvement, puis la chose mouille, non, asperge totalement mon visage de bave sans que je ne puisse réellement réagir.

Du coin de l'œil, je crois percevoir une paire de jambe s'approcher, sans que je puisse en distinguer clairement le propriétaire ─ que je devine malgré tout : l'environnement semble tourner autour de moi tant le choc n'a été que trop bien placé, brouillant même légèrement ma vue. Le monstre s'écarte pour me tirer plus loin par le pantalon, tandis que mes sens se rétablissent progressivement. Je m'assois alors maladroitement, attrapant ma tête entre mes mains, essuyant la salive animale au passage.

« J’aurai voulu un meilleur réveil, mon frère. Mais dites moi, vous deux, pourquoi êtes vous réveillés, et depuis quand ? »

Je ne réponds pas ─ qu'il se démerde ─, occupé avec le cabot.

« 'tain... Alpha, merde ! »

Je donne une claque sur le museau du chien. Pas spécialement forte, juste de quoi montrer mon mécontentement. Je me relève ensuite, et considère d'un œil mauvais le fameux arrivant.

« Je croyais t'avoir déjà dit de contrôler ta foutue bestiole, Hurlement. » Un court temps de réflexion. Je hausse un sourcil. « … et puis d'ailleurs qu'est-ce que vous foutez là ? »

À ma grande surprise, je peux voir Dissidence franchir l'entrée de la salle à son tour.

« Tout le monde a fini sa sieste, à ce que je vois ? »

Je reste passablement perplexe, clignant des paupières, quand une troisième voix vient m'achever :

« Eh les garçons... vous êtes bien bruyant. Ai-je le droit de savoir la raison de tout ce boucan ? Et pourquoi donc êtes-vous réveillés ? »

Un réaction incontrôlée me fait presque crier :

« Toi aussi ?! »

Je les parcours tous du regard, un à un, les yeux grands ouverts. Quelque chose entre la colère et le dégoût me frappe la poitrine, si bien qu'un nouveau tremblement s'imprime le long de mon dos. Cette arrivée massive et soudaine ne m'a pas laissé le temps de digérer une vérité momentanément balancée dans ma figure : ils sont tous grands, tous probablement plus puissants, et tous sont reconnus pour leurs pouvoirs. Et pas moi.
Vous devez avoir deviné qu'en aucun cas l'once d'un quelconque sentiment de joie ne me traverse l'esprit en voyant mes frères et sœurs, bien au contraire ; en fait, je ne porte personne ici dans mon cœur ─ si l'on suppose que j'en possède un ─, pas même Père. Je les déteste tous. Sans exception.

Un air sombre a prit place sur mon visage. Les poings serrés sur mon sweat, mon pied part heurter un morceau de chaise au sol et leur tournant le dos, je pars silencieusement m'asseoir sur l'une des nombreuses places entourant la pièce. D'ici, je peux les entendre, sans avoir à leur adresser la parole. Qu'ils crèvent.



HRP:
 

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MessageSujet: Re: ─END─ Une banale journée dans un étrange endroit, avec des Dieux et des Cookies [PV Dieux] Mer 18 Déc - 17:51

Je me trouvais là, debout et silencieux, mon sabre dégainé et pendant au bout de mon bras inerte et actuellement inutile. Avec mes yeux écarquillés, je contemplais l'horrible réalité du panthéon. En effet, et contre toute logique, mes frères et une de mes soeurs celestes venait de se réveiller d'un sommeil pourtant millénaire. Je voyais cette scène se dérouler comme un mauvais feuilleton, au ralentie, se reflétant à l'infini sur mes divines pupilles. Le chien du plus àgés qui sautait au visage du plus jeune, lequel se retrouvait par terre, couvert de baves et de poils. L'adolescent typique, raleur et tentant de marquer son originalité via un grotesque masque décoratif. La soeur rousse, impudique et sensuellement vêtu de son justauscorps de feuilles, qui souriait en voyant sa famille se réunir, pour la première fois depuis longtemps en si grand nombre. Tant de clichés qui s'accumulaient entre mes deux oreilles, et qui me rendait dingue. Hypocrisie. Tandis qu'il se saluait avec des formules consacrées, je souffrais intérieurement de ces réveils prématurés. Une goutte de sueur roula de mes cheveux bruns jusqu'au creux de mon cou, tandis que mes yeux étaient grands ouvert, exorbités, presque fous. Je devenais malade, j'étais le témoin silencieux de la réapparition d'une époque disparut... Et que je souhaitais faire disparaitre. Pourquoi maintenant ?

Je les entends discuter entre eux, mais je n'interviens pas. Pourquoi ? Parce que je crois qu'ils ne m'ont pas remarqué, qu'ils n'ont pas compris quel acte j'aillais commettre. Même si mon orgueil souffre de passer inaperçu alors que je suis l'actuel roi, je bénis leurs discussions insipide et l'état stupide dans lequel elle plonge les participants.  Leurs brouhahas sonore m'arrive comme au travers d'un voile épais, impénétrable, alors qu'il me semble que les de mon costume qui se froisse lorsque je respire est démultiplié. Je braque mon regard dément sur leurs vêtements immaculés et qui colle tellement à leurs personnages, leurs visages poupins de membres du panthéon. Ridicule mascarade… Nous savons tous que nous sommes à l’origine du monde, et pourtant nous nous abaissons à faire semblant d’être une famille. Je suis écœuré par ces menteurs, ces dieux sans dignité… Pourquoi donc se sont-ils réveillés, alors, sinon pour trainer notre concept même dans la boue en parodiant des sentiments qu’il n’éprouve pas les un envers les autres ?

Ordre se relève maintenant en essuyant la bave qu’Alpha lui a laissé sur le visage, cet imbécile de clébard que je surnomme Albert, car je sais que cela fait crier Hurlement. En même temps, je n’aime pas ce chien et je n’aime pas ce dieu, qui est, malgré son âge théoriquement vénérable, un raté, un gamin, un attardé profitant de la vie sans s’apercevoir où était le vrai bonheur. Mais bon, si on ne m’avait pas invité, je n’aurais pas compris la place que dois avoir l’orgueil et la puissance dans la vie d’un dieu… Maintenant je le sais, et je sais aussi que je serais un jour amené à les gouverner tous, tous ces dieux du panthéon, qui laisse le monde des hommes pourrir, qui dorme, s’amuse et reste indifférent à beaucoup de choses essentielles… Je deviendrais l’Empereur Lumière 1st, et je règnerais avec ma Reine sur le monde des hommes, les dimensions, le panthéon et même le dieu du monde inversé, qui était actuellement en train de débattre avec les autres sur la cause de leurs réveils respectifs.

Je dénoue discrètement ma cravate, car je sens que je transpire beaucoup. Ma main droite tient toujours solidement la poignée de mon sabre, que je souhaiterais lever pour redonner à mon peuple la dignité qui a disparu de chez lui. Mais, pas maintenant. Flore et Hurlement dispose de puissant pouvoir, et je sais que je ne parviendrais pas à tuer Dissidence tout de suite, car sa téléportation vers le monde inversé est plus rapide que mes coups. Il ne me reste qu’Ordre, que je regarde fixement maintenant. Je sens que mes pupilles se réduisent à un petit point noir dans mes yeux écarquillés, mais je ne dis rien, je ne désire pas encore qu’il me remarque. La sueur mouille ma chemise, et je sens une sourde angoisse qui m’étreins.

Un doute survint à ce moment là dans mon esprit, et je dois me retenir pour ne pas émettre de bruit. Et si mes frères et ma sœur avaient compris ? Et si jamais, il se taisait et m’ignorait car il voulait moucharder auprès du père des dieux ? Dans ce cas, je serais coincé. Père saurait tout de mes agissements, et me retirerait sans doute mes pouvoirs, car je me suis hissé au sommet des Dieux sans son accord, et que j’ai trahi la confiance qu’il avait placé en nous, pendant qu’il se reposait, en prenant sa place. Mon dieu. Peut-être que son châtiment serait plus sévère, et que je perdrais mon esprit, mes sentiments, comme le Dieu du Son, qui est née sans la voix, ou bien alors je perdrais la vie. Je pourrais être enfermé comme Lucifer, le Dieu des morts, après qu’il ait enfreint la règle interdisant les rapports charnels entre les dieux, avec un de ses jeunes frères, Déchéance. Alors, exilé dans une autre dimension, sans lumière, sans temps, sans notion d’espace, enfermé dans un endroit qui soit défini par sa non-existence… Je mourrais, d’une certaine manière.  

Je ne peux pas courir le risque de voir ma vie se terminer ainsi. Même si le Père des Dieux s’affaiblit de jour en jour grâce à mes soins, il est sans doute encore assez puissant pour m’arrêter avant que j’atteigne mon but, le but salvateur. Je dois tous les arrêter, mais comment ? Mon cœur bat dans mes tempes, mes oreilles, sans que je contrôle quoi que ce soit. Avoir l’apparence d’un humain implique également des contraintes physiques et corporelles humaines. On entend grâce aux tympans des corps humains, on sent par leurs nez… On goutte le sirop des dieux, délicat hydromel céleste couleur de miel, comme notre sang, grâce à nos lèvres… Mais on doit s’astreindre à cette petite enveloppe corporelle, alors que nos pouvoirs atteignent la taille de l’Univers ! J’entends maintenant le martèlement lent et régulier de sabots, qui annonce l’angoisse, tandis que le panthéon se voile d’une brume de ténèbres. Seule brille mes frères et mes sœurs dans ce néant absolu, mais curieusement, je ne ressens pas cette peur que je pouvais avoir quand j’étais petit… Je lève ma main en incantant quelques choses que je ne suis pas sensé connaitre, du moins… Pas officiellement. Ce sont des souvenirs arrachés de force au cerveau fatigué du Père des dieux, dans son sommeil. Je les connais par cœur, car ses souvenirs se sont transvasés dans ma tête au moment de l’opération.  Les cantiques ancestraux de domination divine, qui permette d’imposer des châtiments aux dieux lorsqu’ils enfreignent la Loi divine. J’en ai déjà utilisé sur Déchéance, mais ce n’était pas un des dieux les plus forts, et surtout, le sortilège était faible. Je l’ai propulsé dans une autre aire de jeu, via un sceau posé sur son corps. Alors que maintenant, je tente d’asservir à distance quatre de mes frères et sœurs. J’entends alors une petite voix au centre de mon délire auditif, où ma voix me parait atrocement grave et où mon corps joue tel un orchestre le rythme et la mélodie qui ponctue mes prières.

«  Tu peux le faire, Lumière. Tu en es capable. Tu n’es plus seul. »

Je les vois tourner leurs têtes, tous, interloquées, et me regarder, alors que je suis en train de trembler, comme un dément, un fou, un malade. Un rire grave retentit, de ma propre gorge, sans que j’aie conscience que c’est mes cordes vocales qui fait ce bruit. Il est glaçant ce rire, évoquant la folle, une boite à musique détraqué qui tourne en boucle, saccageant ce qui sortait de mes lèvres, cette longue prière pour punir les hérétiques. Ils ne reconnaitraient jamais que ma place est légitime, que je suis celui amené à régner sur les mondes. De plus, certains sont aussi puissants que moi, et pourrait essayer de me chasser de mon trône d’or et de divines lueurs. Alors, tandis qu’ils sont estomaqués et qu’ils ne peuvent réagir, leurs esprits assimilant le fait du blâme qui va leurs arriver de ma main, je finis ma prière, en état de transe. Ma main tendue, parcourue de spasmes, s’illumine, et le rayon qui part de mon doigt va toucher mes confrères célestes, pour les illuminer d’une lumière blanche. Mes yeux s’écarquilles, la sueur inonde mon dos, mon sourire est remonté jusque mes oreilles, alors que je les sens qui s’affolent, paniquent, mais sans pouvoir fuir mon courroux.

Soudain. Je ne comprends pas. Mon crâne s’ouvre et je sens des gens dans ma tête. Folie, phase terminale. Le kaléidoscope de mes pensées se met à s’affoler, tandis que je perds peu à peu la main sur ce que je croyais contrôler. Je sens mes autres dieux dans mon esprit, qui ne peuvent intervenir, mais qui observe mes souvenirs. Je sens leur forme, leurs substances, qui sont là. Une lueur chaude qui palpite, semblant de chair, et de plusieurs couleurs, ronde, pour Hurlement. Une masse de feuille tourbillonnante, incroyable tornade verte émeraude, changeante et pourtant semblable à tout instant, pour Flore. Une entité sombre, sans forme, qui semble vouloir tout absorber dans sa froide énergie, pour Ordre. Et enfin, une sorte d’objet de métal, aux arrêtes pointues et au corps solide, d’un bleu nuit intense, mais au cœur tendre et chaud, plus clair, pour Dissidence. Et moi, immense être omniscient, qui me trouve à la fois dans un souvenir, et au dessus des dieux présents. Je suis à nouveau témoin de mon enfance, vu en accéléré, jusqu’à ce fameux jour.

Je vous en prie. Ne regardez pas. Pitié.

J’étais encore un jeune dieu âgé de quelques décennies, qui parlait et marchait certes correctement, mais dont la vision du monde était restreinte,  et les devoirs donnés par le Paternel pour apprendre mon essence divine immense. Alors, parce que je ne souhaitais pas travailler toutes mes journées, et parce que je voulais tout simplement pouvoir tout comprendre tout de suite, j’avais activé mes pouvoirs pour la première ou deuxième fois de mon existence… Et sans surveillance, car le Père ne savait pas encore que j’en étais au stade de croissance où l’énergie divine peut enfin jaillir des pores de notre peau. Il croyait que j’étais un peu en retard, et ne s’était pas intéressé aux causes de ce retard… Ce qui lui avait fait raté que j’étais un enfant qui avait déjà compris comment ces pouvoirs marchaient. J’avais ouvert mes paumes en souhaitant très fort un objet me permettant de tout comprendre, de tout savoir sans faire d’effort, car je pensais que mon pouvoir marchait ainsi, et parce que c’est comme ça que j’avais fait apparaitre mes premières sucreries. Et alors, il était apparut, au creux de mes mains jointes, un livre sombre et cadenassé, un grimoire magique, un livre terrifiant. Le Livre.
Quand j’avais essayé de l’ouvrir, tout content, comme un enfant qui reçoit un cadeau de Noël, j’avais entendu une voix de femme, qui murmurait dans mon oreille… Une voix suave qui avait envouté mon cœur sans jamais réellement en sortir… Une voix qui me parlait doucement, qui me promettait monts et merveille, si je l’aidais… Alors, je lui avais demandé franchement, de ma voix d’enfant qui avait des intonations aigües :

« Qui es-tu ? Tu es maman ?
- … Si tu veux.
- Pourquoi tu n’es pas avec Papa ?
- Parce que… J’habite ailleurs.
- Tu veux pas venir ? Papa m’a dit qu’on avait pas de maman, mais si tu viens, il verras qu’il s’est trompé !
- …Tu m’aiderais à venir… ?
- Oui !
- Soit… Alors, si tu lis ce livre, un jour je viendrais te voir, et on pourra aller avec ton Papa dans un endroit merveilleux ! Mais c’est un secret, alors n’en parle pas… Je dois te laisser ?
- Tu pars où… ?
- …   »

Et j’avais ouvert le cadenas avec la clef qui venait d’apparaitre dans ma main, pour pouvoir ensuite faire pivoter la lourde couverture palpitante sous mes doigts, et déchiffrer les écrits. Je ne comprenais pas encore la portée de ce que je parvenais à décrypter des écrits complexes du livre, mais je sentais qu’un jour, Maman m’expliquerait tout. Alors, docilement, comme les marins envoutés par les sirènes, je lisais ces inestimables écrits pour les graver à  jamais dans ma mémoire.

Je me sens reculer un peu tandis que le souvenir devient flou et se dissipe dans la brume. Dans ma tête, les esprits de mes frères, qui viole mon intimité mentale, semble curieux d’en savoir, plus. Mon corps présent roule au sol, se tort sur la poussière panthéonesque, comme un animal rendu fou de fouleur. Il couine, il cri, bave, halète, porte sa main à son cœur et serre sa chemise, porte ensuite les mains à sa tête et hurle, avant de tomber au sol, de rouler, ses yeux révulsés par une sorte de douleur. Je ne ressens rien pour mon corps physique, et je contemple du haut de mon esprit mon enveloppe charnelle se débattre avec sa folie. Puis, un autre souvenir apparait, et je me retrouve projeter dedans, comme si un élastique me rattachait à ces souvenirs célestes.

J’avais l’équivalent en âge d’un adolescent, et ce qui était un lourd livre de cuir sombre quand j’étais un enfant n’était maintenant plus qu’un carnet que je gardais en permanence sur mon cœur. J’avais déjà commencé à porter mon costume blanc, mon haut de forme, mais je n’avais pas encore adopté le monocle qui me sied si bien, habituellement. La voix de celle que je prenais pour ma mère me suit toujours, même si je ne la prenais plus vraiment pour telle. Elle était une sorte de maitresse mentale, et j’étais un amant physique. Même si actuellement le corps d’Ombre me semblait plus que désirable, c’est à cette mystérieuse conscience qu’allait mon désir le plus pur. J’avais lu et compris la plupart des pages de ce carnet cornée, et je savais alors comment augmenter ma puissance, comment voler celle d’autre dieu… Soudain, alors que j’incantais d’une voix de basse dans ma chambre, j’avais entendu une voix que je connaissais bien, un autre dieu, qui me demandait ce que je faisais. Je m’étais tourné vers la source de ce dérangement, avant de comprendre que, pour la première fois en des années, je n’avais pas fermé la porte de ma chambre, et j’avais ainsi manqué de prudence. Alors, j’avais dû faire ce qui était nécessaire, car je savais que le dieu de la Justice allait cafter à notre Père quand à ce carnet et ces incantations étranges, faite dans une obscure chambre. J’avais fini ma prière sombre, avant de faire apparaitre un sabre luminescent qui ne m’a plus jamais quitté.  Puis, je m’étais relevé brusquement, et sans lui laisser le temps de répondre, je l’avais sauvagement poignardé, transperçant son cœur de mon arme déicide. La seule qui existait. La seule fabriquée dans le monde, par mon pouvoir, par ma main. J’avais réussi à ôter la vie d’un de mes frères, sans ressentir quoi que ce soit de mal à cela. Au contraire, par mon acte j’avais protégé mon rêve de faire venir cette femme dans ce plan d’existence. Le corps de mon frère était devenu poussière, et je l’avais enfermé dans une boite. J’avais ensuite caché le sabre, et la suite… Ces voyeurs fichés dans ma conscience la connaissaient. La poussière avait été retrouvée le lendemain, et le Père des Dieux n’avait jamais identifié le tueur.

Retour au présent, et pour ma part, dans mon corps d’esprit, et non plus dans le souvenir. Je sens que les autres sont choqué, mais cela ne me surprends pas. De toute manière, j’allais aller les tuer, car il risquait de mouchardé. J’attendais que le pouvoir de soumission que j’avais lancé cesse ces désagréables effets secondaires, pour que je puisse leurs planter mon sabre dans la poitrine, et sentir leurs corps se flétrir comme une vielle pomme, et se changer en sable. Le seul problème, c’est que leurs puissances va se dissiper dans le néant, après cela, et que je ne pourrais pas la voler, comme je le fais avec le Père des Dieux. Alors, je contemple les derniers instants de ces esprits, et je savoure ma…

Une voix se fait soudain entendre, la même que celle qui me parle, celle de mon amante, qui me hante et qui justifie ma crise de désir de pouvoir. Je veux pouvoir la ramener dans notre monde… Elle leurs parle, car je sens leurs troubles. Mais elle me parle aussi, de cette voix de sirènes. Et, même si je n’aime pas le sens de ses propos, j’adore cette voix qui se coule en moi, qui ressemble à une version féminine de la voix du père des dieux, puissante et qui impose le respect. La femme parle d’un jeu, d’un jeu entre les dieux. Je ne la comprends pas, et je sursaute. Pourquoi elle dit cela ? Ce n’est pas ce qui était convenu…

«  Je suppose que chacun des quatre dieux qui se trouve ici veut survivre à la folie destructrice de leurs frère, n’est-ce pas ? Et bien… Je peux vous sauver de son pouvoir, et vous permettre de vivre, sous le couvert d’un jeu. Un jeu mortel, où le gagnant pourra obtenir les vingt autres pouvoirs des dieux qui existent dans cet univers, et ainsi régner à sa guise sur tout les Multivers. Le jeu est simple… Il faut exécuter, à l’aide de ses pouvoirs et d’une arme déicide, tous ses frères et sœurs éveillés. Bien sûr vous serez exclus du jeu à partir du moment où votre pouvoir sera égale à zéro… Mais si jamais vous retrouvez vos pouvoirs, où si un autre dieu se réveille, celui-ci sera réintégré au jeu divin. »

Je sursaute, je m’offusque, ce qui fait rire la Voix. Je sens presque son regard dans mn cou, sa caresse, tandis que mon désir pour elle frôle la haine. Pourquoi ce jeu, pourquoi ne me laisse-t-elle pas faire comme je le voulais ? Je ne comprends pas, et ma tête me fait souffrir… Je me sens mené en bateau, trahie par des promesses qu’elle ne comptait de toute façon pas tenir.

«  Par mesure d’égalité, reprend-t-elle, je vais augmenter les pouvoirs du plus jeune d’entre vous, et vous donner à chacun une arme déicide. Ah, et avant que j’oublie : ces batailles se dérouleront sur le Plateau de Jeu ! Pour y descendre, il vous suffira de retourner à votre cambre. Une fois descendu, vous ne pourrez plus remonter, et dans vingt-quatre heures vous serez automatiquement rejeté sur le Plateau, au lieu du Panthéon. Et chacun de vos objets fétiches aura une capacité secrète ! Enjoy !»

Je sens soudain une sphère d’énergie qui quitte mon torse, pour aller rejoindre le corps d’Ordre et se fondre en lui. Puis, les crocs d’Alpha, les dents de la plante carnivore de Flore, la batte de base-ball d’Ordre et les mains de Dissidence, qui n’avait pas « d’arme » fétiche, s s’illuminèrent, de la même lueur phosphorescente que la lame de mon sabre, lorsque j’ai tué le Dieu de la Justice. Cette lueur peut évoquer pour ceux qui l’ont vu, la lueur des sabres elfiques dans le seigneur des Anneaux, lorsque les orcs s’approchent de l’épée. Je suis outré par la conduite de la voix, qui m’avait pourtant promis monts et merveille, et qui vient de me trahir. Pourtant, je ne l’ai jamais autant désiré que maintenant. Un souffle glacé glisse sur mon cou, tandis que je réintègre mon vrai corps, comme tous les autres dieux. Je sens qu’ils sont tous choqué par ce qu’ils ont vu, et je sais que je ne peux pas les blâmer. Alors, je ferme les yeux et je me relève, couvert de poussière et de ma propre sueur, ma propre bave. Je me sens sale. Mais je sais que je vais tous les vaincre, tous les abattre, parce que je veux rencontrer cette voix.

« Cherchez pas, les gars. Je vais tous vous crever, dès qu’on sera en bas. Faites votre testament. Pour elle, pour moi, je vais bâtir notre propre monde de mes mains. »

Et, d’un mouvement de cape, je quitte cette pièce, qui avait accueillit cette partie d’échec. Comme quoi, tout peut partir d’un simple jeu, d’un simple mot, d’un simple désir, d’une simple pensée.

_________________

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