21 pts30 pts25 pts41 pts28 pts


Rumeurs
• Il parait qu'Ordre Funeste déteste les instruments de musique car son frère Lumière jouait du piano très fort à l'heure de sa sieste quand il était petit.
• On raconte que lorsque vient la pleine Lune, on peut voir des Dryades dans la Forêt...
On murmure que LA SAINTE LAME NOM DE DIEU C'EST PAS RIEN est caché dans le Sanatorium... Et que celui qui prendra cette épée pourra commander au vent et vaincre les dieux... Info ou Intox ?
• Il se dit dans les couloirs du panthéon que Flore Ravageuse userait de rambourage pour améliorer ses formes.
Autres Rumeurs.
Notifications
• Pluie et nuage sont annoncé, avec des orages fréquents. Pensez à rester couvert et à l'abri de l'humidité qui favorise [b]les maladies.[/b]
• La forêt et la Ville sont affecté par la Pluie : la forêt est renforcée, les plantes semblent plus dangereuses et plus agressive.
• En ville, les monstres ont tendances à se montrer moins fréquemment à cause de la pluie.
• Le Monstre de Sable a disparu.
• Votre personnage peut être atteint de la fièvre Néandertalienne à cause de l'humidité. Cela peut être de votre volonté... ou de celle du staff. Son prochain rp devra être écrit dans un état fébrile, nauséeux. Votre personnage aura du mal à se concentrer et à communiquer avec autrui. Cette fièvre peut durer une semaine... Et peut entraîner la mort. La maladie croit en puissance les trois premiers jours, puis sa puissance diminue avec le temps.
Les Liens du Sang
Innokentiy
Fils de Evangeline
Sharon Chilton
Soeur de Sylver Gelidus
Merry Shark
Soeur de Seth Shark
L'Ingénieur
Meilleur Ami d'Atsuki Sengo et As de Trèfle.
Drusilla Giovanni
Ennemie d'Alexandro Derrechi
Maria Selimont
Amie de Sullivan Gordon et ancienne As de Trèfle.
Ruby Holsey
Soeur de Amber Holsey
Johanna Saddler
Mère de Leet Saddler
Mai Sun
Petite amie de Liang Tsao
Chad Stoneford
Demi-frère de Yuki Icesoul
Vladimir Dragomirov
Ex du chef des rebelles



 

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Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier]

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Quel a été le cadeau le plus original ?
Le cadeau d'Eva : des sous vetemenfs sexy pour Jeanne.
40%
 40% [ 4 ]
Le cadeau de Raphael: une lentille geante pour l'oeil.
10%
 10% [ 1 ]
Le Cadeau de l'Oeil: Un parfum au pheromones inverse pour Midnight.
0%
 0% [ 0 ]
Le cadeau de Dissi: Des bigorneaux et autres pour Sylver.
0%
 0% [ 0 ]
Le cadeau de Marionnette a Damon: Des cigares de premiere qualite.
0%
 0% [ 0 ]
Le cadeau de Atsu a Daryl: La replique de la lame d'Ishildur dans le Seigneur des Anneaux.
10%
 10% [ 1 ]
Le cadeau de Jack a Flore: Un set de beaute grace au the.
0%
 0% [ 0 ]
Le cadeau de Sylver a Atsuki: Un clavier de combat.
40%
 40% [ 4 ]
Cadeau de Teddy a Hurlement: Une peluche geante en forme de tigre blanc.
0%
 0% [ 0 ]
Autres. (Précisez.)
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Total des votes : 10
 

AuteurMessage

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MessageSujet: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Jeu 5 Déc - 19:15

On a tous un petit endroit que l'on regarde assez fréquement dans la journée, une sorte de cachette ou bien de petite place rassurante... Mais que diriez-vous si par hasard, alors que vous regardiez cet endroit qui vous ait famillier, vous trouviez une lettre adressée à votre nom ? Peut-être que vous vous direz que c'est une blague... avant de finir par ouvrir cette envellope de votre couleur préférée et qui semble avoir été écrite et cacheté avec soin. Dedans, vous y trouverez un petit papier, avec un message annoté d'une écriture ronde d'écolier, en lettre d'or:

"Cher(e) Invité, vous êtes convié(e) par mes soins à un repas de Noël conviviable entre les habitants du Plateau de Jeu que mon frère a créé. Dans le but que nous nous divertisions tous comme le veux la Sainte nuit, nous ferons un banquet avec quelques règles... Je vous offre deux heures de temps dans le monde réel, à votre époque, et la capacité d'accéléré le temps pour vous une fois que vous ëtes dans le vrai monde, et en échange, vous devrez trouver un cadeau à offrir à la personne de mon choix. Vous trouverez avec cette lettre sa photographie, son nom et son clan. Bonne chance à vous tous et amusez vous !
Fortuna, déesse du Destin.
"
Ci-Joint la liste des personnes, avec une flèches entre les noms, qui signifie : "Offre un cadeau à". Il est possible que votre personnage ait été oublié : si cela arrive, et que vous soihaitez participer, veuillez excuser le fondateur tête en  l'air et contacter le staff. Cet évent n'est pas obligatoire. Contactez Lumiere en cas de question.

Flore -> Krussel -> Dietger -> Teddy -> Hurlement -> Drake -> Alex -> Sarros -> Yuki -> Alice -> Drew  -> Ordre -> Cathy -> MYSTERY -> Mikki -> Ombre -> Little Red Hood -> Emily -> Dissidence -> Sylver -> Atsuki -> Daryl -> Alexandro -> Amber -> Liang ->  Raiko -> Marionnette -> Damon -> Seth Shark -> Raphael -> Oeil -> Midnight -> Samuel->  Grim -> Eva -> Jeanne -> Lumière -> Jack l'éventreur -> Flore

Règle: L'Event se passe au niveau de la Place de l'Horloge. Tout les membres sont invités au banquet qui s'y déroule... et sont donc considerer comme present !


Dernière édition par Lumière du Jugement le Dim 19 Jan - 14:25, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 8 Déc - 10:08

Évangeline se levait ce matin, comme tout les matin, et s'étira comme un félin avant de ré-ajuster les bretelles de ses sous-vêtements qui avait glissé durant la nuit. Elle avait la tête de ces gens qui n'était pas reveillé, ceux qui ont besoin de leurs trente quatriême café au petit déjeuner pour ouvrir les yeux, qui prenne une longue douche chaude pour émerger des brumes matinales et pour qui les brosses à cheveux représentent le saint graal, tant leurs tignasses rebelles tendent à se dresser magnifiquement vers les cieux. Malheureusement, sur le plateau de Jeu ou vivait la Russe depuis maintenant plusieurs mois, la quasi-totalité de ces bienfait, à savoir l'eau chaude, le café et les brosses à cheveux, se trouvait difficilement, quand bien même il existait. C'est ainsi, par fatalité que la Russe se rabattait sur ce qui se trouvait être accessible, c'est à dire la boisson, qu'elle avait l'habitude de faire chercher par les plus jeunes recrues du clan.

La russe bailla donc, et fit craquer son dos en se penchant, avant d'attraper son tailleur d'employé de gare pour pouvoir l'enfiler tranquillement, sans brusquerie. En effet, la russe n'était pas encore contrarié par quoi que ce soit, et c'est dans cet état qu'elle pouvait passer pour une Trêfle, tant son agressivité était nulle. Mais cela allait bien vite changer, car lorsqu'elle fut habillé, elle se dirigea vers une petite alcôve où se trouvait un statue de la Sainte vierge, et enleva le buste de celle-ci. C'était une sorte de petit coffre qui se révélait alors, assez grand pour dissimuler des armes, des photos compromettante, des pornos, de la came,'de l'alcool ou tout autre saloperie que les gens ne souhaitait pas voir exposé au regard de leurs proches. Et dans cette effigie "desbutifiée" de la mère de Jesus se trouvait les petits péchés d'Eva, à savoir la Vodka ! (Da ! Ça être pour les Russes costaud ça !) et un pistolet qu'elle avait chourravé dan la cache d'arme, pour son usage personnel.
Cela pouvait parraitre surprenant, que Evangeline, la folle, la femme du Diable, la Russe la plus dangereuse de l'Univers, n'ait pas de penchant plus grave que cela, comme la drogue, ou bien des secrets innavoués et sale comme des magazines de cul, pourtant... Elle n'avait jamais toucher aux addictifs, quels qu'en soit la forme, et, si elle avait déjà regardé du porno, n'avait pas trouver d'intérêt à en garder dans sa chambre. Sur NA, il y avait tellemement mieux à faire, comme commencer à batir son empire, tourmenter son supérieur, faire exploser des monstres ou des ennemis... Cela était plus distrayant.

Bref, tout cela pour en venir au fait : lorsque la Russe plongea sa main dans le fameux trou-cachette dans le buste de la Statue -qu'elle avait,'soit dit en passant, fauché dans une maison du Plateau- elle découvrit que son alcool fétiche, son bienfait le plus précieux, avait été volé, et que l'impudent voleur avait laissé une carte de visite, dans une envellope rouge sang, avec des traces à peine visible de tâches et de doigts. Sur la face avant de l'emballage à lettre, se trouvait le nom russe et complet de la femme, caligraphié avec soit en lettre d'or. Eva ne comprit pas tout de suite que cela était l'oeuvre d'un Dieu, et pesta intérieurement en ouvrant le papier d'un geste sec et énergique, comme on craquerait l'emballage récalcitrant d"un paquet de chips. La lettre qui se trouvait â l'intérieur fut ensuite rapidement extraite, sans que trop de soin y soit apporter, et la Russe la déplia d'un geste agacé de la main, avant de parcourir rapidement les lignes serrées de Russe.

Lorsqu'elle eut fini de lire l'invitation de la déèsse la plus casse-pied du panthèon, la Russe était dans une fureur noire. En effet, le post scriptum qui suivait ce que la lettre mentionnait indiquait que les précieuses flasques de Vodka avait été prise par la Déèsse pour forcerc la soviétique à participer à cette "saloperie de fête chrétienne que les américains ont détournés et qui célébre la naissance d'un marmot braillard en hiver dans une ferme déguelasse et défoncée, au milieu de vache et d'âne." Même si Évangeline appreciait la personne à qui elle devait aller offrir un cadeau, il n'en restait pas moins que la déesse avait osé toucher au bien le plus précieux d'Eva. La Russe commenta donc à sa manière l'attitude de dame Fortuna, dans une grande finesse.

« Ah putain, quelle salope ! »

Ce furent les jeunes rebelles qui firent les frais de la colère de la Russe pendant les deux jours qui suivirent le vol de sa vodka. Rendu aigri par la rage et par son manque d'alcool, elle les faisait trimer encore plus dur que d'habitude, c'est à dire encore plus dur qu'encore plus dur que raison. Ça en fait des "encore plus dur". Cependant, elle réfléchissait sérieusement à son cadeau envers la pucelle d'Orléans. Ce n'est qu'au bout de quarante-huit heures que la jeune femme eut une idée de génie, envers le cadeau de sa compagne d'arme. Et ce fulgurant flash d'intelligence lui vînt alors qu'elle discutait avec Grim de la carte de Né-Andarta. Elle claqua donc l'épaule du viril chef des rebelles, avec une tappe fort peu féminine, et lâcha ce qui semblait être pour l'homme une énormité -et un irrespect car elle lui avait sauvagement coupé la parole-.

« Je suis une génie, l'amerloque ! » guela-t-elle donc avant de se dématérialiser sans écouter les remontrances du jeune fachiste. Elle apparut dans le monde réel avec un sourire victorieux sur les lêvres, et sentit sa poche de tailleur, qui contenait déjà la lettre divine, s'alourdir de quelques pesant dollars. Le regard de la Russe erra quelques secondes sur son envirronement, avant qu'elle reconnaisse un des quartiers un peu chauds d'une ville asiatique où elle avait roulé sa bosse. La femme se mit donc en marche, au millieu des habitants qui n'avait pas remarquer qu'elle venait d'apparaitre, telle une déesse... ou bien le diable. Elle bouscula dans son avancée une femme et deux enfants, en cherchant du regard le lieu qu'elle voulait trouver de toute ses forces, avant la fins du délai.

Elle mit une heure et demi à arriver devant le batiment un peu branlant qui semblait être une boutique étrange. Au passage, elle trainait par la main un homme qui lui avait toucher les fesses et qui s'était pris son poing dans la figures, avant de se manger un Ax Kick en talon des plus violents. La russe detestait les pervers. Elle lacha le corps assomés de l'être imfâme dans un caniveau et poussa la porte du magasin, sans s'attardé d'avantage sur le décor crasseux de la rue qu'elle venait de quitter.

L'intérieur n'était pas mieux, remarquez. Un plafond en bois qui n'avait pas vu de chiffon depuis des années, un parquet dont la couche de poussière était plus épaisses que les planches qui le composait lui-même, des étagères crasseuses qui demandait un coup de chiffon, et recouverte de breloques diverses, et un gérant dévoré par les moustiques, mal rasé, avec cette tëte blafarde qui n'avait pas vu la couleur du soleil depuis une centaine d'année. Ce fut Evengeline qui engagea la conversation, dans son anglais approximatifs.

« Hey, guy. I look for a... things. What do you have in your fucking shop ? »

S'en suivit une discusion fleurie d'insulte dans la pure tradition d'Eva, qui ne sera pas retranscrite ici pour cause d'anglais trop approximatif de la part des deux belligérants. Eva repartit cependant avec ce qu'elle voulait, un article propre du magasin. Bien sur, le gérant avait eut envie de l'envoyer dans un bordel à cause des insultes. Mais Eva avait menacé son front avec le pistolet qu'elle avait pris dans la statue, et le vilan monsieur s'était calmé. Eva se dématérialisa donc du monde réel avec dix minutes d'avance, et ré-apparut sur la place de l'horloge la première.

Imaginez une grande place avec des parterres enneigés, très propres, des allées bien défini et une large bande de terre battues autour d'une estrade, où se trouvait une tour surmontés d'une horloge. Vous avez déjà un début d'idée. Maintenant imaginez que cette place est toute propre et toute neuve, comme si elle n'appartenait pas au plateau de Jeu. Figurez vous une grande table en ébène et avec un large banquet, sur l'estrade, innacessible à cause d'un champs de force. Félicitation ! Vous vous êtes représenté à peu près la place de la Tour de l'Horloge telle qu'elle apparaissait, si ce n'est que vous n'avez pas remarqué les bonhommes de neige, sapins et autres cadeaus décoratifs qui trônait pour décorer cet endroit.

La Russe était donc la première des invités à être présente, et put savourer ce spectacle sans ressentir de froid particulier. Cela ne surprenait pas la femme, qui avait l'habitude des bizarreries du plateau. Elle put ensuite contempler l'arrivée des nouveaux venus, qui arrivait soit un à un, soit par paquet de dix, ce qui fit sourire la femme. Elle reconnu quelques têtes, comme une version aggrandi de Samuel, un ou deux piques et la plupart des rebelles, et leurs addressa de virile acollade quand il venait la saluer. Puis, Jeanne arriva dans cette place.

La russe se dirigea droit vers elle, et n'attendit pas que celle-ci prenne conscience de l'endroit où elle se trouvait. La femme tendit le cadeau à la jeunette, avec son sourire jusqu'au oreille de psychopathe habituelle. L'emballage était fait de bric et de broc, mais ce n'était pas cela qui comptait, c'était le contenu.

« Yo la française, ça va ? Tiens c'ton cadeau, c'est moi qui ait été choisit pour te l'offrir, alors du coup voilà. Je me suis creuser la tëte quelques temps, pis j'me suis dit que fallais que je t'offre un truc qui te manquait, mais genre séri.eusement. J'espère que ça te plaira, la Sainte. »

Que contenait le paquet ? Ce n'est que lorsque la Sainte ouvrit l'emballage maladroit où se trouvait écrit,en russe, "Pour Jeanne", que la femme put découvrir son cadeau de noël : des dessous sexy pour séduire les hommes, plusieurs paires différentes de sous-vêtements coquin choisit par la camarade russe, pour aider Jeanne à se choisir un homme chez les rebelles. Et il y en avait pour tout les goùts.

[HRP] Oh putain tuez moi je l'ai faiiit ! *meurs*[/HRP]
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 8 Déc - 14:54




"Merry Christmas ! ♥ "




« UN REPAS DE NOËL ! UN VRAI ! SUR LE PLATEAUUU ! »

Oui, j’ai crié très fort dans la Gare, ce matin, quand j’ai vu ma lettre posée sur la table du wagon où je loge, à l’étage du train de passagers. C’est vrai, je pensais qu’on pourrait rien fêter ici, vu qu’on sait même pas quel jour on est. Alors je suis suuuper content !

Il parait que je dois offrir un cadeau. Et je vais en recevoir un aussi, logiquement ! Alors je vais vite réveiller Seth un peu plus loin dans le train, et pendant qu’il se lève, je lui raconte tout très vite et je lui dis tout ce que j’aimerais avoir comme cadeaux. Mais au moment où j’arrivais aux bateaux de guerre et aux gros fusils, je sens que je suis brutalement emmené autre part, comme par magie. J’avais oublié que j’allais devoir retourner dans le monde réel pour l’acheter… j’espère que mon As saura se débrouiller.

J’atterris sur les fesses dans une rue bondée. Une personne manque de me marcher dessus mais je me lève vite et j’époussette mes habits. On dirait un peu le Liverpool One, mais pas couvert, et avec des très grands immeubles qui ont des pointes sur le dessus. J’ai une petite idée de l’endroit où on m’a transporté mais je vérifie ce que j’ai dans la poche pour en être sûr. Dans le fatras de mes livres sterling et des autres trucs que j’ai chipés, je retrouve mon enveloppe d’un beau vert pomme comme je l’aime, et je l’ouvre encore une fois pour relire à qui je dois offrir mon cadeau. Je plisse un peu les yeux et penche la tête sur le côté.

« L’O… Oeuuu… ille… œil, Maaask… qué. »

Il a un nom bizarre, déjà. Et puis quand je sors sa photo, je vois qu’il est très étrange… surtout sa tenue. On dirait un déguisement. Ça me fait un peu rire. Il est dans mon clan, en plus, même si je l’ai jamais vu. Je suis sûr qu’il nous fera bien rigoler.

Son masque ressemble à un gros œil. Alors ÇA, ça me donne une idée trop bien. Je range la photo et je sors discrètement l’argent, sans que les gens ne me voient parce que sinon je suis sûr qu’ils essaieraient de me le voler, avec la somme qu’il y a. Beauuucoup, beaucoup de billets. J’essaie de lire les mots dessus pour savoir quelle monnaie c’est. Et puis comme les mots compliqués, je les comprends pas, je réfléchis un peu. Peut-être que les dieux ont été gentils et m’ont donné un indice… Ah bah oui, c’est griffonné là, à la fin de la lettre. C’est des dollars. Je sais où je suis, alors : dans une Mérique* ! C’est Keith qui m’avait dit qu’on paie avec des dollars là-bas.

Tout content, je remets tout dans l’enveloppe que je fourre à nouveau dans ma poche, et je commence à marcher un peu. Ils ont été sympas, pour une fois, les emmerdeurs divins, parce qu’en plus de l’indice, je suis exactement devant l’endroit où je voulais aller : un magasin de salles de bains. Vous savez, avec des lavabos et des baignoires pour mettre dans les maisons. Je suis sûr qu’il y a ce que je cherche ici.

Je furète un peu partout avec les gens qui me regardent bizarrement, et puis comme j’en ai marre de pas trouver tout seul, je vais demander à un monsieur s’il a ce que je veux. Il commence par me regarder avec de grands yeux. Je pense qu’il n’a pas compris à cause de mon accent de Liverpool, alors je répète, plus lentement. Il hausse un sourcil.

« Pourquoi tu veux ça, mon p’tit gars ? »
« Parce que mon papa il refait la salle de bains à la maison, et il m’a demandé d’aller chercher ça pour lui, comme il est en train de repeindre le mur. »

L’excuse passe comme une lettre à la poste (comme dit Keith) et je le suis dans les méandres du grand magasin, jusqu’à ce qu’on arrive à ce que je cherche. Je frappe dans mes mains, de joie, puis je montre du doigt ce que je veux. Il prend l’objet et me demande quelle taille j’ai besoin, alors j’écarte mes mains autour de ma tête pour lui montrer, à peu près de la taille du masque de l’Œil. C’est un peu lourd, quand il me le donne, mais je suis sûr que je vais réussir à le porter parce que je suis très fort en vrai, même si on dirait pas. Je dis merci pour être poli et je commence à repartir, mais avant de passer la sortie, je me souviens qu’il faut payer alors je retourne à la caisse. Heureusement il y a pas beaucoup de monde.

Je vois pas bien la madame de la caisse parce que le comptoir est très grand, alors elle se penche pour me regarder, et je lui pose tous les billets d’un coup devant elle.

« J’espère que c’est assez, vous pouvez tout garder. »

Et je m’en vais, content de moi parce que la madame avait de grands yeux tout étonnés. J’accélère le temps pour revenir où il faut dès que je suis sorti, et je me retrouve sur une grande place un peu féérique avec des bonhommes de neige et tout. Je retire mon cadeau de son grand emballage en carton, que je laisse par terre, et je le porte jusqu’au-devant de l’estrade où y’a tout le monde, en sautillant. Je retrouve vite le destinataire de mon cadeau avec son gros masque, et quand j’arrive derrière lui, je lui touche le dos plusieurs fois du bout du doigt, jusqu’à ce qu’il se retourne.

« Coucouuuu ! »

Et quand il est enfin face à moi, je porte à deux mains la vitre concave de la taille de son masque que j’ai achetée, et je la plaque sur son gros masque en œil.

« Je t’ai acheté une grosse lentille pour ton œil ! C’est cool, hein ? »


HRP:
 

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Petit Raph' parle en Darkgoldenrod.
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 8 Déc - 22:46

La vie est faite de rencontre, et les plus belles rencontres forment la plus belle des vies. Alors, l'Oeil, qui était un super héro aux multiples facettes, était une rencontre que toute personne saine d'esprit et detestant la stupidité chronique de la race humaine se devait de ne pas rencontrer. Actuellement, le super héro était en train de répéter devant son magnetophone une nouvelle chanson d'introduction. Sa voix un peu grave et légèrement fausse résonnait dans sa chambre désuete, qu"il occupait. Cette chambre se trouvait dans un immeuble délabré qui donnait sur l'une des artères principales de la ville du plateau de Jeu. Concernant la tenue de l'Oeil, il suffirait de savoir qu'il portait le même justauscorps noir, qui lui collait à la peau comme comme un lêche-botte aux pompes de son supérieur. Son masque en forme de globe occulaire lui couvrait le visage, et contribuait à renforcer son air riddicule, d'homme qui se veut mystérieux.

Soudain, alors qu'il entonnait énergiquement le couplet racontant comment il traverse le ciel pour voler au secours de la veuve et de l'orphelin, son appareil électrobique se mit à grésiller. Il fallut plusieurs dizaines de secondes au super héro pour comprendre que son magnetophone avait un problème. L'Oeil masqué arréta alors de chanter et se tourna, les oreilles tendu, vers son appareil. Une voix sortit alors des hauts parleurs, et le super héro écouta celle ci comme Ulysse avait écouté les sirènes. Lorsque la femme eut suivi de lui expliquer ce qu'il devait faire, grâce au magnétophone, elle lui décrivit le visage et la voix de Midinight, ce qui permit au super héro de se rapeller de cet homme hautain et ne supportant le contact d'autrui. Il écouta la voix conclure quand au repas de noël, avant qu'elle n'ajoute que c'était le devoir de la Justice d'offrir un cadeau ce soir là. Un simple mot qui motiva bien plus l'Oeil que toute les récompenses du monde.

« Je suis un Hero juste et je lui offrirais un cadeu génial ! » cria le super hero avec un sourire enfantin et béat sur son visage caché par son masque. Il se mit en suite à faire les cents pas en cherchant une idée... Qui mit plusieurs jours à arriver.

Ce fut en traversant le parc à la recherche de quelques choses d'utile, comme de la nourriture ou bien des humains, que le super héro eut soudain l'inspiration. Fier de son idée, il pria un instant la déesse Fortuna de l'emmener dans le monde réel, avant de se sentir vaciller et de manquer de tomber. Le silence du parc, à peine troublé par le bruit des feuilles, venait de laisser place au vacarme assourdissant de la ville et des voitures. Pas de doute, le super héro venait de rejaillir dans le monde réel, dans une ville française si on en croyait les gens peu aimable qui s'insultait dans la fraicheur matinale. Le super héro se mit alors en marche, à la recherche d'une boutique. Inutile de préciser que son costume inquiétait les honnêtes gens, qui changeait alors de trotoir en le voyant arriver. Il mit ainsi une heure à trouver la boutique qui l'interessait, en s'aidant de ses supers oreilles et des passants.

Le calme qui régnait dans le lieu était repossant pour l'homme aveugle, qui savoura un instant les bruits assourdits de la ville, les doux craquements de vieux planchers sur lequels ont marche, les senteurs oubliés d'objets anciens et les odeurs de recels de tout un tas d'épices... Pas de doute à avoir, il était bien chez son commerçant préféré. L'Oeil ouvrit alors la bouche pour demander au vendeur qu'il connaissait bien ce qu'il était venu chercher, mais une voix juvénile venant de derrière le comptoir le coupa dans son élan:

« Vous là, le mec bizarre avec un masque riddicule... Sortez tout de suite du magasin ou j'apelle la police ! Et je suis armé alors pas de connerie ! Le patron supporte pas les voleurs !
- QUOOOIII ?! JESUISPASUNVOLEUR !! »

Le super héro avait crié d'une voix aigue ses derniers mots, et se tenait face au jeune stagiaire que le patron avait embauché, sans doute pour se faciliter la tâche. L'homme à la jeune voix portait un objet lourd, qu'Oeil avait deviné grâce au bruit que la masse avait fait lorsqu'elle fut soulever du sol. Mais, le super héro aveugle ne cédait pas à la menace, puisqu'il voulait achter quelque chose. Il voulut ouvrir la bouche pour éclaircir la situation lorsqu'il entendit l'alarme du magazin s'enclencher, suivit peu après par un sifflement lourd. Le non-voyant eut la présence d'esprit de se baisser avant que le coup me le touche, et envoya un coup de boule dans l'estomac de son aggresseur. Cela suffit à le mettre hors d'état de nuire.

« ...F-flute ! J'ai blessé quelqu'un ! Je suis un méchant ! Ahlala mince ! Il faut que je fasse quelque chose ! »

Le super héro souleva le corp et l'allongea maladroitement sur ce qu'il pensait être un bureau, avant d'aller se servir dans l"étagère en se fiant à son nez et à ses oreilles. Puis, il lança sur la table toute sa monnaie, soit environ cinq cent euros en pièces, avant de commencer à partir...

Mais, dès que le héro mit le pied à l'extérieur, il entendit une voix un peu famillière qui lui criait à l'aide d'un mégaphone un ordre. C'était sans doute un policier, venu capturer "l'individu louche" qui rodait dans les environs... Et qui avait activé une alarme. Autrement dit, notre super héro.

« Au nom de la loi, arrêtez-vous ou nous ouvrirons le feu ! Vous êtes en état d'arr--- Oh bordel qu'est ce qu'il fout là ?! »

Le super héro ne reconnu qu'à ce moment-là le propriétaire de cette voix. En effet, même si l'Oeil masqué à une mémoire auditive prodigieuse, quasiment divine, il lui faut souvent plusieurs minutes pour rassembler ce qu'il savait de la voix des individus qu'il avait croiser. Ainsi, dans notre cas, l'homme au mégaphone n'avait parlé que très'peu de fois au super héro, pour ne pas dire qu'il lui avait seulement dit deux phrases. Pourtant, il était un homme important : M. Botte ou l'inspecteur de police qui avait identifié comme décédé dans un accident de la circulation notre bien aimé héro.

« Oh-oh, lacha juste le super héro avant de tourner les talons, il est temps pour moi de fuiiir ! »

Le super héro tourna ensuite les talons et se mit à cavaler dans les rues de la ville qui, vous l'aurez compris comme lui, était sa ville natale et celle où il avait officier en temps que super héro. Derrière lui, la police du coin le poursuivait comme si il était un criminel dangereux, ce qui était extrêmement agaçant. Le super héro tenta de les semer en bifurquant plusieurs fois, mais peine perdu, les officiers de police maintenait toujours un contact visuel. Ainsi, l'Oeil crut sa dernière heure arrivée lorsque les inspecteurs chargèrent et ammorcèrent leurs balles dans le canon de leurs armes. Dans une dernière tentative déséspéré de survie, l'aveugle pivota dans un cul de sac... Et se dématérialisa jusqu'au plateau de Jeu.

Il réapparu donc dans sa chambre, et soupira longuement en retirant son masque pour essuyer son front plein de sueur. Mon dieu, ses inspecteurs de police étaient vraiment effrayant... Mais trêve de bavardage, si le héro n'était pas partie se matérialiser sur la place, c'était pour fignoler son cadeau...
**
*
Le super héro à la place de l'horloge à pied, et dans les derniers, car il avait mit du temps à paufiner son entrée en scène et à trouver l'endroit où avait lieu le repas de noël. Lorsqu'il pénétra discrètement dans les lieux, il ne portait pas son superbe costume, et se confondait facilement avec un sous-fifre quelconque d'un clan quelconque. Il prit son temps pendant que les autres ne prétaient pas attention à lui pour semer des fumigènes à retardement tout au long de la place, puis il enfila son costume en s'assurant auditivement que les autres étaient assez loin. Puis les fumigènes explosèrent.

Le super héro bondit alors en criant sa chanson, au centre de l'estrade. Les autres pouvaient voir son ombre danser à travers les fumées rouges, bleus et verte, au senteur respective de fraise, d'industriel et de feuillages.

«....JUSTICE SENTAI ! GO OEIL MASQUÉ !! (pose héroïque selon le héros.)
Vole a travers la nuit chassez le CRIIIME !
Toi qui porte les reves des enfants, tu ne peux pas PEEEERDREEEUH !!
Avec blue, yellow, green et pink,
Ensemble pour la JUSTICE !!
Go gogogo go go OEIL MASQUÉ !!
Terrasse le MAL EN VOLAAANT A TRAVERS LA NUIIIT ! MARTEAU DE LA JUSTICEUUUUH !!! »

Une explosion ponctua alors les dernières "notes" du "chant" de notre héros, qui prenait la pose, en plein milieu de l'estrade. Soudain, des talons aiguilles résonnèrent dans le silence que l'apparition surprise venait de créer, et l'Oeil n'eut pas le temps de réagir : le lourd canon d'un quarante-quatre venait se coller contre son front, glaciale malgré le tissu entre les deux.

« Tu refais ça et je te bute, l'bonhomme de foire, annonça une voix grave et un peu féminie, éraillé, à l"accent russe et aux senteurs de cigare et de vodka. Capish ? »

Le super héro hocha doucement la tête avant que le canon ne quitte son front, que les conversations reprennent et que les talons aiguilles de celle qui venait de le menacer ne quitte le cercle de dix mètres autour du héros. Puis, avant que l'Oeil ne puisse faire quoi que ce soit d'autre, un petit bras tira la manche de son costume. Le super héro tourna donc la tête -par habitude et education, même si il ne voyait pas- vers le petit garçon, qui lui annonça avec une voix angélique.

« Coucouuuu ! »

Sans que notre ami le Justicier masqué ne puisse protester, il sentit une surface lourde se coller à son masque et par extension lui cogner le visage, porter par deux petits bras.

« Je t’ai acheté une grosse lentille pour ton œil ! C’est cool, hein ? »

Le super héro resta interdit plusieurs secondes, sans comprendre de quoi le petit garçon parlait à cet instant. Une... lentille ? Comme les plats que l'on mange ? Ah non, comme celle que l'on utilise en optique... Et pour voir ! Le super héro éclata de rire devant l'originalité du présent et la naïveté de son futur roi. De toute façon, il pourrait se servir de cette espèce de surface convexe comme un plat ou ub gros vide poche. L'Oeil frotta donc la tête de Raphaël affectueusement, avant de lui répondre.

« C'est trop gentil de penser à mon Oeil comme ça ! C'est cool comme cadeau ! »

Oui, Oeil gagatisait devant la jeunesse innocente que représentait Raphaël. Il souleva le garçon qui lui plaquait toujours le plat en verre sur la figure et le porta sur ses épaules pour lui faire plaisir, car malgré sa céticé, l'Oeil savait faire plaisir au petit bout de chou qui l'admirait. Un tour de place à l'aveuglette plus tard, l'aveugle déposa son petit compagnon au sol, et, la lentille sous le bras, se dirigea en direction du garçon dont il avait reconnu la voix.

« Moooonsieur Careleeeeess ! J'ai un cadeau pour vous ! »

Tout en joignant le geste à la parole, le Justicier sortit de sa ceinture un petit paquet qu'il tendit à l'homme travesti. Lorsque ce dernier ouvrit le petit paquet, il y découvrit un flacon en verre rose taillé, représentant l'Oeil masqué. Mais le plus interresant restait le contenu du flacon.

« Je me suis souvenu du problème que vous avez avec les autres, comme quoi vous ne supportez pas le contact... Alors je t'ai synthétiser ceci. »

Connaissez-vous le principe des phéromones ? Ce sont des molécules qui sont émise par certaines glandes du corps des animaux pour attirer les membres du sexe opposé dans la majorité des cas. Et bien, l'Oeil avait fabriqué pour le travesti des phéromones repulsif, qui pousse instinctivement les animaux et les gens à s'éloigner de la personne qui les emets, ce qui à l'énorme avantage d'empêcher les contacts physiques... Mêne si ce parfum sent également mauvais. Mais, on ne peut pas tout avoir... N'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Lun 9 Déc - 21:59

    Pour une fois que Fortuna a de bonnes idées, je ne vais pas me plaindre.

    Ce que j'ai trouvé ce matin dans l'étagère où je range mes jeux d'humain, sous mon grand écran, c'est une enveloppe magnifiquement dorée, à mon intention. Le fait qu'elle l'ait mise dans un endroit personnel comme celui-là, de la même façon qu'elle doit l'avoir fait avec les humains (chose que j'ai devinée au vu du contenu de la lettre) m'a fait sourire. Elle se donne toujours du mal pour la mise en scène. Réflexion confirmée par les informations que j'ai comprises : repas de Noël — cette fête absurde que les humains ont inventée en l'honneur d'une pseudo-divinité dont je me suis bien moqué pendant longtemps — et cadeaux pour tout le monde. Suuper. Je sens que ce dernier point va être marrant parce que je vais recevoir quelque chose, mais en même temps chiant parce que je vais devoir m'y coller aussi.

    Bon. Observons d'un peu plus près qui sera l'heureux bénéficiaire de ma générosité divine. La photo jointe à ma lettre est celle d'un certain Sylver Gelidus, membre du clan Trèfle dans le jeu de Lumière. Si je n'en ai pas entendu parler, c'est qu'il ne doit pas être bien méchant, et tant mieux. Avant de me traiter de froussard, écoutez ce que j'en pense : j'ai juste la flemme de me battre, en ce moment. J'ai bien assez de mes frères et sœurs pour ça, et j'ai la tête ailleurs. Alors je vais trouver un cadeau bien random mais simple à un humain pas trop excité, et tout ira bien, je pourrai retourner jouer à la Wii dans ma chambre avant de me faire emmerder par qui que ce soit.

    Rassuré par ces bonnes résolutions, je mets l'enveloppe dans la poche de mon sweat gris et, une fois sorti de ma chambre, je me matérialise moi-même dans un pays au hasard où l'on paie en euros (puisqu'il me semble que c'est la monnaie que Fortuna a mise dans ma lettre), et quelque part où il y a plein de magasins. Je ne m'attendais cependant pas à ce que ce soit aussi bondé, mais en y réfléchissant, ça doit être la période où tout le monde va acheter ses conneries… zut. Je marche d'un pas rapide en bousculant un peu tout le monde sans beaucoup m'en soucier, tout comme des regards qu'ils me lancent à cause de mon masque qui ne doit pas être populaire chez eux, jusqu'à ce que j'arrive dans un des magasins qui n'est pas trop peuplé.

    Ma question mentale de 'qu'est-ce qu'ils vendent ici' trouve rapidement sa réponse lorsque je vois des… choses dans des vitres remplies d'eau. Alors ça, c'est marrant… Fasciné, je me rapproche des créatures, collant presque mon nez à la vitre pour mieux voir. Il y a tout plein de petites choses colorées qui flottent et se mouvent dans l'eau en agitant la queue, et d'autres plus petites vêtues d'une carapace qui marchent dans le fond de la vitre, tapissé de sable. Je crois bien que j'ai des étoiles dans les yeux. Comment de si petites choses peuvent-elles exister, et surtout vivre dans l'eau ? Mes collègues font parfois de l'excellent boulot.

    La contemplation me fascine, m'amuse et me divertit tant que je reste planté devant la vitre pendant au moins une bonne heure, jusqu'à ce qu'un humain me sollicite. Il me demande ce que je veux, je crois. Alors je désigne la flotte en disant que je veux la totalité de ce qui s'y trouve. Il est un peu surpris (un peu à cause de mon look aussi, il faut l'avouer), mais j'insiste, et il finit par prendre un récipient rempli d'eau pour y placer tous les petits êtres, en les attrapant un par un. Heureusement que mon grand sourire d'imbécile niais est caché par mon masque. Pour passer le temps quand il exécute ma demande, je tente de lire la petite plaque sur la vitre, que je n'avais pas remarquée tout à l'heure. Je comprends la majorité des informations malgré que je n'aie jamais été très doué en décryptage de langage humain.


      « Poissons divers [...]
      Crabes [...]
      Bigorneaux [...]
      Escargots de mer »


    Il a la classe, mon cadeau, franchement. Des bidules de mer dans un beau carré de vitre avec de l'eau, du sable et mêmes des petites plantes dans la flotte. Je l'aurais bien gardé pour moi, mais bon, j'imagine qu'ils mourraient en arrivant dans le Panthéon. Enfin bon. Je décide de payer directement l'humain, et je m'en fous si c'est pas ça qu'il faut faire. Je prends mon carré d'eau, possédant maintenant un couvercle, sous le bras ; puis je sors un des papiers colorés nommés euros de l'enveloppe et le lui met dans la main, en espérant que c'est assez. Il me regarde d'un drôle d'air, alors j'en mets un deuxième. Son sourire fait soudain deux fois le tour de son visage. Je range le reste dans ma poche en riant intérieurement de la stupidité des humains quant à leur adoration pour des feuilles de couleur, et repars d'ici sans prendre la peine de saluer tous les petits jouets hominidés.

    Hop, transfert sur la place de l'Horloge et ses décorations gerbantes. Moins bien, ça, mais bon. Comme je suis un flemmard, je me suis transféré directement à côté de l'humain et je lui fourre le carré d'eau, avec son couvercle, dans les bras.


      « Tiens, l'humain. J't'ai trouvé plein de bestioles d'eau, 'me suis dit que c'était marrant. Tant pis si ça te plaît pas, j'ai autre chose à faire. Sur ce… »


    Et je tourne les talons sans même attendre qu'il ait réagi. Une bonne chose de faite. Je m'apprête à retourner dans ma chambre divine lorsque je me souviens qu'il y a aussi le repas de Noël… L'appel de la bouffe étant trop fort, je reste là, et pour ne pas m'ennuyer en attendant, je m'approche d'un arbre enneigé et retire la poudreuse de la surface d'une branche pour pouvoir m'y pendre par les jambes, la tête en bas. De là-haut, je peux observer tout le monde en ayant l'air un peu bizarre. Et j'adore ça.
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Sam 14 Déc - 21:22

-Sur, la rou-te, pa rapapam pam! Petite Doll s'en va pa rapapam pam!

La petite Marionnette se promenait joyeusement dans les rues dévastées de la ville, le sourire aux lèvres et la tête ailleurs. Elle prévoyait se rendre dans un endroit qu'elle avait trouvé, un petit local difficile d'accès car condamné, donc plus de porte. Seul quelqu'un de très petit pouvait pénétrer par le trou dans la fenêtre sans finir lacéré de partout. La nouvelle rebelle avait donc un repère personnel, où elle passait le temps, rêvait et parlait dans le vide.

Elle y entra donc, seulement pour y trouver quelque chose qui n'était pas là la dernière fois qu'elle était venue: une enveloppe avec quelque chose d'écrit dessus. Un nom? L'ancienne Coeur ne chercha même pas à savoir si cette enveloppe lui était adressée, elle se trouvait dans sa cachette, c'était forcément pour elle! 
Quand elle l'ouvrit, une drôle de voix se fit entendre dans sa tête, une voix de femme qui lui annonçait qu'un banquet de Noël allait avoir lieu sur le Plateau et qu'elle devait trouver un cadeau à une certaine personne, toutes les informations nécessaires étaient dans l'enveloppe. Puis, la voix se tut. En effet, Marionnette ne sachant pas lire, une lettre ne lui servait pas beaucoup.
La gamine fouilla dans l'enveloppe jusqu'à trouver une image représentant un homme qui, chose surprenante, ne lui était pas inconnu!

-Damon?

Ils s'étaient brièvement rencontré dans la base des Coeurs, mais ne s'étaient pas revus depuis. Lui trouver un cadeau ne serait pas facile, même si elle le connaissait. La petite réfléchit longuement avant de trouver une solution toute simple: si elle ne pouvait pas trouver quelque chose qu'il aimait, elle n'avait qu'à trouver quelque chose que tout le monde aime!
Fière de son idée, la petite poupée bondit sur ses pieds avant de remarquer qu'il y avait désormais une porte. Étrange, l'endroit n'en avait jamais eu. Intriguée, la gamine l'ouvrit pour remarque que... de l'autre côté apparaissait un nouveau paysage. Elle n'était plus sur le Plateau. Elle était de retour chez elle, à Londres. À son époque. L'idée la fit paniquer, mais le devoir la ramena à la raison bien assez vite. Elle avait un cadeau à trouver!

Elle sortit timidement de la vieille bâtisse et se mit à chercher, ignorant les regards indignés autour d'elle. La ville s'était bien remise de l'empoisonnement... mais bon, là n'était pas l'important. Aucun des magasins ne semblaient prometteurs, comment savoir ce qui plairait à Damon? L'enveloppe contenait beaucoup d'argent, le problème n'était pas là... la petite n'avait aucune idée!

Soudain, quelque chose attira son attention: dans une belle vitrine tout illuminée trônait une boîte fait d'un bois rougeâtre, contenant le cadeau parfait. Un sourire victorieux apparut sur le joli visage de la gamine. Son père aurait vendu son âme pour un tel présent. Après un tout petit mensonge au vendeur, celui-ci lui assura qu'il s'agissait de la meilleure qualité possible. La petite Marionnette prétexta qu'elle voulait l'acheter pour son père, chose qu'il ne crut pas facilement. Cela n'empêcha pas la petite d'acheter la boîte (et son contenu, bien sûr) sans négocier le prix et de donner le reste de l'argent au vendeur pour mettre fin à ses questions. Pas d'emballage, ça ne servait à rien.

Londres ne plaisait pas à la fillette, elle se dépêcha donc de retrouver la porte, qui était miraculeusement encore là, de la franchir et d'attendre. Comme par magie, la porte commença à s'effacer et disparut après quelques secondes. Le seule sortie redevenait donc la fenêtre, que Marionnette franchit sans problème, son cadeau sous le bras. 
Elle se rendit à la Place de l'Horloge. D'autres personnes étaient déjà là, dont une femme, un gamin ayant à peu près son âge et un homme qui portait un masque. Elle passa tout près de la scène, juste à temps pour être noyée dans un nuage de fumée de toutes les couleurs quand un monsieur avec un oeil à la place de la tête apparut. Les composantes des fumigènes ne tardèrent pas à causer une véritable crise d’éternuements chez la gamine. Elle finit par se calmer et trouva Damon. Elle avança vers lui et lui tira timidement la manche pour attirer son attention.

-Monsieur Damon... Marionnette a un cadeau pour vous...

Elle lui tendit la boîte et le laissa l'ouvrir. À l'intérieur se trouvait une grande collection de cigares de première qualité, allumettes incluses. Les cigarettes n'existant pas du temps de Marionnette, elle s'était contenté de cigares. Quel homme n'aime pas fumer une fois de temps en temps?
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 15 Déc - 9:13

Le chef des Trèfles est un NEET amateur de MMORPG, jeux vidéo et internet en général, et son premier lieutenant un Ingénieur dans les innovations technologiques, titulaire d'un diplôme en programmation informatique. Aussi, avec une si fine équipe, il était normal que le clan possède les plus grands complexe technologiques du Plateau de Jeu, ainsi que le réseau électrique le plus dévellopé. Sous la base du clan, dans les étages creusés sous la terre, se trouvait une demi-douzaine de PC en état de marche, et une vingtaine d'écran de vidéo-surveillance fonctionnels, formant ainsi l'ensemble mécanique que l'on retrouvera dans les annales du Plateau de Jeu sous le nom de "Great Sister", en référence à cet excellent livre de George Orwell, qu'Atsuki avait lu en e-book, 1984. Et actuellement, le NEET aux tendances écologiques nouvelles et accesoirement dirigeant de la compagnie d'inutile qu'était les Trèfles travaillait sur un ordinateur portable, dont il essayait de réparer un composant. Sur la table de Pierre se trouvait une cinquantaine de piécette électronique, étalées en cercle autour de la machine. L'homme au dos courbé travaillait silencieusement et méthodiquement. Il était trois heure du matin.

Soudain, alors qu'il farfouillait dans le système d'explotation de la machine qu'il venait de monter, afin d'optimiser ses performances, une petite bulle s'afficha dans le coin de l'écran. Un petit bruit attira l'attention du roi vers cet objet qu'il n'avait pas vu, et, intrigué, le jeune homme alla activer la commande proposé. Une vidéo se lança alors en pleine écran.

Sur un sofa en cuir rouge se trouvait la déesse du Destin, confortablement installé et sirotant une boisson sombre et indéterminé. Les lueurs du panthéon se refletait sur son visage de femme adulte et mature, illuminant d'une sorte d'halo de pleinitude la peau de nacre de la femme. Celle-ci prit la parole, dans le décor noelesque qu'elle avait monté spécialement pour cette vidéo. Elle énnonça sa lettre au Roi de Trèfle avec un air tranquille, presque joueur, avant de lui annoncer sobrement, avec un sourire, que tout contact avec des appareils informatique lui serait interdit si il refusait de participer. Puis, une photo de Daryl en armure apparu a l'écran, tandis que Fortuna continuait son flot explicatif et verbale. Il devait offrir un cadeau à son Valet, un cadeau qui lui plairait, qui le toucherait, pour la fête de Noël.

Mais, qu'est ce qui plairait à Daryl, cet homme du Moyen Age ? Tandis que le moniteur vidéo s'éteignait, Atsuki se posa la question. Il connaissait assez mal cet homme aux épaules fortes et aux dos larges, qui n'hésitait pas à protéger les Trèfles au péril de sa vie. Perdu dans ces pensées, Atsuki n'apperçut pas le message d'erreur, l'écran bleu qui brillait faiblemet dans la grotte souterraine du clan des geeks. Il ne sentit pas non plus la fatigue l'envahir, et, lorsqu'il s'écrasa sur son clavier à cause du sommeil, ne réagit pas plus que cela. Il passa ainsi la nuit sur un clavier en guise d'oreiller, car comme le disait le proverbe français : "la nuit porte conseil."

Mais peut-être que ce proverbe ne s'applique que pour les gens originaires du pays de Napoléon ? Car le japonais fut réveillé par un de ses subalternes sans avoir gagné grand chose en idée, à part une migraine. Il se dirigea donc vers sa chambre en gromellant, et ouvrit le mur de terre qui lui servait de porte d'un geste brusque, et énergétique. Il avança dans son antre et attrapa son clavier et ses vieux vêtements, retira son kimono pour remettre les vielles loques qui lui servait lors de son exercice quotidien avec Daryl. Ce dernier lui apprenait à se battre pour le bien de son clan, et lui infligeait un traitement rude, sans être tyrannique. Mais Atsuki ne tenait pas à ce que son kimono soit salit lors de sa séance d'entrainement. Une fois qu'il fut en tenue, le Trèfle sortit de sa chambre et remonta à la surface, où se trouvait Daryl.

Le vent frais de l'hiver se fit sentir sur la peau d'Atsuki lorsque le roi sortait de son sous-sol. Le petit soleil d'hiver avait du mal à réchauffer la grande carcasse de ce geek, habitué à la chaleur des lieux clos. Le Roi chercha son subalterne, qui l'attendait avec une épée de bois dans la main. Après avoir saluer ce chevalier aux cheveux vert, le japonais se jeta sur l'homme, avec l'objectif de le mettre au sol au moins une fois, pour pouvoir dire qu'il avait progresser. L'autre raffermit sa garde et l'attendit.

**
*

Pas une fois. Pas une fois le roi avait réussi à coucher son ainée sur le sol. Le grand japonais avait mordu la poussière une trentaine de fois, sans parvenir à faire vaciller son adversaire de sa position. C'était vexant, car quelque soit la technique qu'Atsuki essaya d'employer, le chevalier la déjouait aisément. Rompu de fatigue, l'étudiant s'assit au sol avant de soupirer longuement, ses cheveux dissimulant son visage. L'autre laissa sans un mot son roi se morfondre de son propre manque de progrès. Le vent froid contribuait à la déprime du roi de Trèfle, qui réfléchissait à ses erreurs... Et au cadeau de noël. Soudain, l'illumination eut lieu dans la tête du Roi de Trèfle. Quoi de mieux pour un chevalier que... ?

Le Roi se releva et se dirigea a grand pas vers sa chambre. Il voulait remettre des vêtements propres pour ses retrouvailles avec le monde réel. Bon, bien sur, il n'avait aucune idée de comment il allait trouver le cadeau, mais... Il se débrouillerait. N'était-il pas un Neet expérimenté ? Alors qu'il enfilait la manche de son kimono, des petites étoiles apparurent sur ses jambes et remontèrent sur son corps, pour le transporter à travers le temps et l'espace, jusqu'au plus grand quartier otaku du monde : Akibara.

En plein coeur de Tokyo, au milieu de ces arrogants gratte-ciel, se trouve une communauté à part, un croisement entre plusieurs genre humain très spéciaux, qui donnait des résultats explosifs. Maquetiste, roliste, otaku, tout cela mit dans le même panier aboutissait à la plus grande concentration d'individus différents et tellement semblable de la planète Terre. Ainsi, des tonnes de boutiques chatoyantes abordaient de vives couleurs sur leurs façades, et vantait les mérites de tel anime très populaire en ce moment, ou bien de la dernière extension d'un mmorpg populaire. Il y avait tellement de choix possible, entre les objets populaires du moment, les valeurs sures et les bizarrerie en tout genre, qu'Atsuki passa une heure et quarante-cinq minutes pour trouver ce qu'il cherchait.

Évidement, son manque d'habitude quand aux courses l'avait handicapé. Avant, lorsqu'il voulait un objet, le NEET le commandait par internet via le crack de la carte bleue de ses parents qu'il avait bidouillé, et lorsque l'objet en question arrivait par la porte, les domestiques de maison le lui apportait. Alors que là, le geek avait dû lui-même chercher sans s'arrêter. devant même prendre son courage à deux mains pour interroger des passants. C'est là qu'il avait remarqué que beaucoup de gens semblait souffrir des mêmes mots que lui : renfermement sur soi-même, crise lors de discution avec des inconnus... Alors que le Roi se dématérialisait dans un endroit plus tranquille (un toilette public), le geek qui était en lui se promit de venir habiter ici lorsqu'il aurait quitté le plateau de Jeu.

Le Roi ré-apparu donc au niveau de la place de l'Horloge, au moment où les fumigènes explosèrent. Surpris par les explosions, il lacha un cri et son paquet cadeau, lorsqu'une chanson digne des serie des annèes quatre-vingt se fit entendre. Atsuki venait en effet d'assister à l'incroyable entrée en scène du super héro le plus populaire du plateau de Jeu. Le Roi de Trèfle préféra reculer, en pensant que parler à un tel fou était sans doute très dangereux. Ainsi, il n'assista pas aux menaces d'Evangeline, et chercha plûtot du regard son Valet.

Lorsqu'il le découvrit en grande conversation avec un homme habillé d'une manière fort étrange, évoquant la renaissance, le Roi n'osa pas le déranger tout de suite, et attendit que sa grande carcasse soit apperçut par le chevalier. Ainsi, le roi ne se mit à bouger que lorsque Daryl tourna la tête vers lui, et Atsuki lui tendit le grand et lourd paquet tout en bégaillant comme à son habitude:

"T-tiens ! C'est ton cadeau de Noël ! J-j-j'espère qu'il t-te plaira !"

Et lorsque le Valet ouvrit l'emballage du cadeau, ce papier d'une teinte vert et or, il découvrit la réplique de l'épée d'Ishildur dans le Seigneur des anneaux., et deux bracelets de force en faux cuir. Quoi de mieux pour un chevalier qu'une réplique de décoration et des bracelets ornementaux ?

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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 15 Déc - 15:27

Nous rentrons dans une période particulièrement appréciée des habitants du Plateau. Noël, cette fête étrange où l’on distribue des cadeaux en chantant des cantiques avec toute la famille. C’était typiquement le genre de célébration que je passerais seul dans l’Asile, à aiguiser des couteaux en fixant un mur plus très blanc en face de moi. Et cela m’allait parfaitement. Cette journée était donc une journée comme les autres. Dans l’Asile fournit gracieusement par mon Maitre, tout était calme. Seul le souffle d’un vent glacial venait troubler ce silence en s’infiltrant dans le bâtiment par des fenêtres aux vitres explosées. Près à sortir casser du joueur dès le matin, je passais d’abord dans ma pièce favorite, à savoir les cellules d’isolement, où j’entreposais tous mes outils de torture. Je venais toujours y jeter un coup d’œil avant de partir, simple reflexe pour vérifier que rien ne manquait.

Tout semblait normal, et je m’apprêtais à rebrousser chemin lorsque mon attention fut attirée par une belle enveloppe rouge sang, dont la couleur me plaisait tout particulièrement. Je me baissais pour la ramasser, m’adossais à un mur capitonné et lu la lettre en fronçant les sourcils. Flore Ravageuse. Quel genre de nom était-ce ? En saisissant la photo jointe, je découvris une femme végétale que je n’avais absolument jamais vue de ma vie. Il fallait donc que je lui trouve un présent… Mais en y réfléchissant bien, pouvait-je recevoir des ordres d’un Dieu autre que mon Maitre ? Je n’étais pas le serviteur de Fortuna… Aussi, Lumière verrait-il d’un bon œil que je serve un Dieu autre que lui ? Mais je n’avais pas le choix. Silencieux, je me mis à réfléchir, avant de finalement trouver mon idée.

Tiens, me voilà au beau milieu d’une rue passante de Londres. Tout est diffèrent que sur le plateau, et je pense être revenu quelques siècles en arrière. Peu importe, je sais parfaitement où aller pour trouver ce dont j’ai besoin. C’est un produit assez chère, mais l’argent ne semble pas être un problème puisque dans une des poches de mon manteau j’entends le tintement caractéristique des pièces de monnaies. Ma première destination est une petite boutique totalement anodine, dans laquelle j’entre sans hésiter. J’en ressors un paquet sous le bras, avant de me diriger vers les quartiers riche, où je trouve ce dont j’ai besoin sans problème. Mon périple se termine dans une rue sombre, seul endroit où je me sens en sécurité, où je peaufine mes préparations. Ca y est, c’est fini.

Encore une fois téléporté, je me retrouve maintenant dans une salle pleine de personnes s’échangeant des cadeaux colorés. Le mien est enveloppé dans du papier brun peu élégant, mais plutôt bien plié. La destinataire du présent est facile à trouver. C’est la seule à être vêtu de plantes et de lianes, et elle dégage une aura de puissance qui la rend assez reconnaissable. Lorsque j’arrive à sa hauteur, je reste aussi loin d’elle que je peux et me contente d’étendre les bras pour lui donner le cadeau, comme si la toucher me répugnait. Je veux qu’elle se rende bien compte que je ne lui offre pas de gaité de cœur, et je n’ai pas envie d’avoir de contact particulier avec une personne autre que Lumière.

- Joyeux noël…

Je me dois au moins de dire cela. Mais le ton bourru que j’utilise ne va pas vraiment avec ces deux mots. Qu’importe, j’espère au moins qu’elle aimera cette crème de beauté au thé. Elle est de très bonne qualité, mais le pot qui la contenait était tellement laid que j’ai préféré aller en acheter un autre en porcelaine, et y placer la crème. Le comble du chic.
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 22 Déc - 9:57

J’ouvre les yeux avec difficulté. Il faut dire que j’ai toujours adoré les grasses matinées, même si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Habituellement, je reste longtemps au lit, à lire un bon bouquin mais malheureusement, à Né-Andarta il est plutôt difficile de trouver des bons livres. Je me lève donc lentement de mon lit, courbaturé de partout et me demandant ce que cette journée va m’apporter. Eh oui, même si la base des trèfles est assez bien organisée, il faut avouer que les chambres sont assez peu confortables (en même temps, dans une cabine de grande roue …). Après m’être levé tant bien que mal, j’observe la vue qui s’étend devant moi. J’ai une cabine dans la partie supérieure de la roue ; j’ai donc une belle vue d’ensemble de la ville dévastée.
Je m’apprête à descendre de ma cabine pour aller rejoindre le reste du clan lorsque je remarque sur ma table une lettre rouge soigneusement posé avec écrit en lettre fines et dorées  « A l’ intention de Sylver Gelidus ». J’avoue que ça, ce n’est pas banale. Non seulement j’ai reçu une lettre alors que personne ne s’en envoie jamais sur le plateau mais en plus, elle est fait de matériaux d’habitude introuvables. De plus, j’ai vraiment l’impression que la personne s’est appliquée alors que le temps est une denrée rare, encore plus ici qu’autre part.
Enfin bref. Après cette rapide analyse, je me décide à ouvrir la lettre pour découvrir son message.
Eh bien ! Noël va être fêté ! Ici, dans ce monde de ruines et de désolation ! Ca non plus, ce n’est pas banal. Non pas que je sois spécialement réjouit par cette nouvelle ; je ne fêtais jamais Noël dans le monde réel ; mais c’est quand même un sacré événement ! Penser que pendant un soir, nous allons pouvoir être tous ensemble autour d’un repas, le tout dans la paix et la non-violence … Ah tiens, il faut que j’achète un cadeau dans le monde réel à quelqu’un. C’est vrai que Noël sans cadeaux, ce n’est pas vraiment Noël …
Voyons à qui je l’offre … Je retourne la carte et je constate que je dois offrir un cadeau à mon roi, Atsuki Sengo. J’avoue être un peu rassuré à l’idée de devoir offrir quelque chose à l’une des seules personnes que je connais …
Sans perdre plus de temps, je m’habille avec les mêmes habits que je porte chaque jour puis je descends de ma cabine en bas. Il n’y a personne dehors, je dois être ou le premier réveillé ou le dernier. En jetant un œil au soleil, j’opte plutôt pour la seconde proposition, il doit être un petit peu plus de 11 heures et comme la plupart des gens sont matinaux …
Je me ballade un peu et sort du parc, à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent (et de pas trop pourri, si possible). Tout en marchant, je resonge à cette lettre qui est toujours dans ma poche et tente de chercher une idée de cadeau. Qu’est-ce que je pourrais bien lui offrir ?... Je n’ai jamais vraiment offert de présent à personne, vivant une vie assez solitaire. De plus, la seule chose que j’ai pu retenir de ma seule rencontre avec mon filleul, c’est qu’il était assez asocial et que je le mettais mal à l’aise. Ah, et qu’il a tout l’air d’un geek, aussi …
Je continue à réfléchir un petit moment avant de me dire que je trouverais peut être quelque chose en voyant les diverses boutiques. Au moment où cette idée se formule dans mon esprit, le monde commence à tourner autour de moi. Ca y est, je rentre chez moi …
Le monde revient à la normale aussi rapidement qu’il s’était mis à tournoyer. Comme je le pensais, je ne suis plus à Né-Andarta. Je suis de retour dans ma ville natale, Tokyo. Je commence à regarder autour de moi ; à la recherche d’une idée de cadeau. Voyons voir … boutique de chaussure, magasin de sac, magasin des fans de Pokémon, supermarché … Rien qui ne me tente vraiment.
Maintenant que j’y pense, il y a quelque chose qui me manque vraiment à Né-Andarta. Là-bas, impossible de trouver de bons livres. Pourquoi ne pas faire un petit saut à la bibliothèque ? J’ai deux heures à passer dans ce monde, je peux bien consacrer un peu de ce temps à de la lecture. Je me mets donc à la recherche d’une bibliothèque, que je ne tard pas à trouver. J’entre donc et commence à feuilleté les nombreux ouvrages avec une joie perdue.
Alors que j’étais en pleine lecture, j’entends des gens parler pas loin de moi. Je suis sur le point de me lever pour aller leur dire qu’on ne parle pas dans une bibliothèque lorsque le premier dit l’heure à l’autre. En l’entendant, le calcul est vite fait dans ma tête : j’ai passé plus d’une heure et demie dans ce lieu !!! Je sors donc en quatrième de vitesse sachant qu’il ne me reste à peine plus d’une demi-heure pour trouver un cadeau et que je n’ai aucune idée de présent. Je recommence donc ma ballade dans les rues mais en courant presque, cette fois. Pendant ma course, j’essaie de réfléchir à Atsuki une fois encore. Qu’est-ce que je sais sur lui ? Il parle mal en public, c’est un geek qui d’ailleurs défend avec un clavier miteux, il porte des lunettes et … D’un seul coup, une idée me vient. Je stop ma course à la recherche du bon magasin ; que je trouve sans difficultés. J’entre et prend mon temps pour choisir entre les nombreux articles sur les étagères. J’en choisis un, l’achète puis sors. Au moment où j’allais demander à rentrer à NA, j’y suis renvoyé de force. C’était vraiment juste, un peu plus et Atsu se retrouvait avec une vieille dent de monstre comme cadeau …
En arrivant dans le monde de la désolation, je file dans ma cabine. Je cherche partout dans ma « chambre » à la recherche de papier cadeau. Car peut-être que je n’ai jamais aimé offrir des cadeaux mais j’ai toujours adoré faire les emballages. J’utilise donc du papier rouge à peu près propre mais tout froissé.  L’emballage est top, le cadeau génial, je suis fier de moi. J’admire un peu mon travail avant de regarder dehors et de voir que la fête a déjà commencée. C’est bien ma veine, la place de l’horloge est l’autres bout de la ville. Je prends donc mon gilet et mon cadeau et file vers la dite place.
En arrivant, je remarque que j’arrive dans les derniers. Je commence à me balader dans la place à la recherche du roi de trèfle lorsque un mec bizarre avec un masque à gaz (des gouts et des couleurs on ne peut discuter …) apparait juste à côté de moi et me met un aquarium rempli de bestioles entre les main.

- Tiens, l'humain. J't'ai trouvé plein de bestioles d'eau, 'me suis dit que c'était marrant. Tant pis si ça te plaît pas, j'ai autre chose à faire. Sur ce…

Puis il me laisse en plan et part. Je regarde dans mon aquarium et constate avec stupéfaction qu’il y a des bigorneaux à l’intérieur. Comment a-t-il pu savoir que j’ai toujours été un grand fan de ces bestioles ?...
Mon aquarium sous le bras et mon cadeau dans la poche, je continue ma recherche et trouve mon filleul en train de parler avec un chevalier du passé. J’attends un peu puis les interromps, lui offrant mon cadeau.

- Voilà, j’espère que ce cadeau te plairas, je n’ai jamais été vraiment fort pour ces choses là.

Il ouvre son présent enrobé d’un beau papier et découvre avec stupéfaction un clavier glamour en plomb. Il était noir avec les lettres écrites en doré et suffisamment lourd et résistant pour être à l’épreuve des coups donnés avec. De plus, des pics sortent lorsque l’on appui sur la touche P et tournent à la manière d’une tronçonneuse si on appuie sur T après.
- C’est un clavier fait spécialement pour le combat, trouvé dans une boutique spécialisé. Joyeux Noël !
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 22 Déc - 11:05




Joyeux Noël.
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Ce matin-là, dans une chambre d'un hôtel, une lettre d'une couleur noire se matérialisa sur le skate de Teddy, ce dernier posé dans un coin de la pièce.

L'androgyne se leva de bonne heure ce jour-ci, prête à déguerpir de l'hôtel après avoir entendu des bruits la nuit, au-dessus de sa tête, ainsi que des bruits de pas furtifs dans les murs. Elle ne mit pas longtemps à se préparer et dès qu'elle attrapa sa planche à roulette, la lettre vola jusqu'à ses pieds. Étonnée, elle saisit l'enveloppe avant de s'asseoir sur le vieux matelas qui lui servait de lit et déchirer le papier. Teddy se mit à lire rapidement ce qu'il y avait écrit, saisissant ensuite la photographie présente dans l'enveloppe et observa le dieu dessus.

«  Hurlement... Sauvage... c'est marrant comme prénom. »

Remettant tous les papiers dans la lettre, elle se mit à réfléchir sur ce qu'elle pourrait offrir à ce dieu. Qu'est-ce qui pourrait faire plaisir à un dieu, sérieusement ? La blonde se passa une main dans la nuque, décidant de réfléchir au présent à offrir un peu plus tard. Pour l'instant, elle voulait foutre le camp de cet endroit. Sortant dans le couloir, elle ne s'attarda pas à regarder les murs qu'elle fonça vers les escaliers qui la menèrent au rez-de-chaussé, avant de quitter le bâtiment et se mettre à rouler dans la grande avenue, fixant les différentes boutiques qui défilaient sous ses yeux. Elle s'arrêta un instant en chemin, sortit l'enveloppe d'une de ses poches puis attrapa la photo et la regarda à nouveau. Pour Teddy, Hurlement lui paraissait... comme un animal. Avec son habit et sa coiffure. Ça lui fit sourire de penser à ça. Elle se mit alors à chercher dans le répertoire qui concernait les animaux en guise de cadeau, reprenant la route à travers les échoppes. Soudain, un magasin attira son attention, ce qui la fit tomber de la planche. Se frottant un coude, elle se remit sur les jambes et s'approcha de cette fameuse boutique, pour regarder la vitrine attentivement.

«  C-c'est ça ! »

Ni une ni deux, elle courut récupérer sa planche mais elle n'eut pas le temps de l'attraper que Teddy fut téléporter sur Terre.

La chance ne fit pas de son côté. En plus d'avoir oublié son skate, elle avait été sauvagement lâchée au-dessus d'une benne à ordure, atterrissant dedans dans un petit cri. En levant la tête vers le ciel, elle remarqua qu'il neigeait, ce qui la fit sourire. La jeune Bradorf sortit du conteneur et tomba lamentablement à terre, se massant l'arrière-train pour atténuer la douleur, avant de se lever et observer le nouveau lieu. C'était une étroite ruelle, situé entre deux bâtiments en briques rouges, où les poubelles ne manquaient pas. Les deux extrémités de la ruelle étaient bouchées par des grilles, ce qui fit soupirer la jeune anglaise. Elle s'approcha de l'une d'elle et l'escalada, alors qu'un petit garçon s'était arrêté pour la regarder faire. Teddy le remarqua et fut subitement gênée d'être observée, mais ça ne l'empêcha pas de continuer son escalade. Après avoir atteint le haut, elle sauta à terre et agita les bras pour garder l'équilibre, remontant les lunettes sur le nez. Le garçon la fixait toujours, ce qui l'a mis mal à l'aise et elle s'en alla au plus vite. L'androgyne ne remarqua pas tout de suite dans quelle ville avait-elle atterrit, mais le découvrit aussitôt en voyant un panneau.


« Los Angeles »

Ça lui tira un « Wah » d'émerveillement.

Mais trêve de rêverie, il fallait trouver une boutique. Plongeant sa main dans la poche de son sweat, elle sentit la présence d'une grosse liasse de billets. Sans plus attendre, elle se lança à la recherche du cadeau dans cette grande ville. En passant devant un marchand de journaux, elle fit étonnée à voir des affiches de personnes disparues récemment aux quatre coins des États-Unis.
Et après une bonne heure de recherche, elle trouva enfin. Un grand magasin de jouets. Le paradis des enfants. En entrant à l'intérieur, elle se fit bousculer par plusieurs personnes, comprenant grâce aux décorations de la boutique que c'était la saison hivernal et donc, Noël. Réussissant à s'extirper d'une foule elle se précipita vers un rayon précis et fouilla. Elle ne mit pas longtemps à trouver ce qu'elle cherchait. Le prenant à deux bras et le positionnant au-dessus de sa tête, elle se précipita en caisse et soupira en voyant les longues files d'attentes. Et c'est au bout d'une vingtaine de minutes que ce fut son tour. Elle déposa la masse de billets devant la caissière et partit.

«  K-keep the money and m-merry christmas ! »

Les yeux de la femme s'arrondirent face à la grosse somme d'argent, elle n'eut même pas le temps de demander à la cliente si elle voulait faire emballer le cadeau.
Teddy se mit alors à courir, manquant de glisser sur du verglas et prit la direction d'un endroit désert, une ruelle de préférence, avec le cadeau à bout de bras et fut de nouveau téléporter.

Jetant un coup d'oeil par-dessus le cadeau, le trèfle poussa un cri de surprise devant les décorations. Elle souleva le présent au-dessus de sa tête et se mit à la recherche cette fois-ci, du dieu bestial. Observant les personnes présentes, elle reconnu un dieu un peu plus loin. Mais les autres personnes lui étaient totalement inconnus. Elle bouscula sans faire exprès une jeune femme à la chevelure rousse et à l'habit de feuilles, s'excusant et aperçut un peu plus loin le fameux Hurlement, ce dernier étant de dos. Elle se mit à courir dans sa direction et, arriver à sa hauteur, lui tapota l'épaule et dit d'une petite voix.

«  C-c'est p-p-pour vous... Et j-joyeux noël ! »

Elle lui sourit et lui tendit l'énorme peluche d'un tigre blanc, qui mesurait environ un mètre quarante.

«  En es-espérant que ce-cette peluche soit à votre goût. »
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 22 Déc - 17:18






Je commence réellement à penser que ces Dieux ont une dent contre moi, en plus de m'utiliser comme une vulgaire pièce d'échec.
Ce matin, après m'être très longuement préparé, dégustant la difficulté évidente qu'est le revêtement d'une tenue aussi complexe que la mienne sans que Mère ne soit là pour le faire ; j'ai entreprit de me remettre au travail. Quelques gorgées d'eau ─ contenue dans une bouteille faite d'une curieuse matière souple et transparente ─ dans l'estomac, je me suis assis à mon bureau improvisé, puis ai parcouru mes feuillets remplis d'idées et d'instructions.

Quelque chose a alors glissé d'entre deux pages pour se déposer sur mes genoux : une enveloppe d'un délicieux bleu nuit, soigneusement cacheté. Laissant là mes travaux, je l'ai prise et en la retournant, pu voir mon nom inscrit en lettres d'or. À cet instant, je ne cache pas qu'un frisson d'allégresse a traversé ma chair toute entière : peu m'importait sa provenance ou ce qu'elle renfermait, cette missive a été cette touche d'élégance et de raffinement qui me manquait tant au milieu de ce monde sale et ravagé. Effleurant mon patronyme de l'index, je me suis ensuite décidé à briser le rond de cire et tirer un papier du contenant.

L'invitation lue, je pu sentir mon bref éclat d'exaltation s'évanouir dans les méandres sombres d'une déception perplexe autant que prévisible. Un banquet ? Le monde réel ? Accélérer le temps ? Un... cadeau ? Je cligne des yeux sous une certaine surprise, plongé dans une profonde incompréhension face au geste de la Déesse. Je ne m'y ferai jamais...
Passant la lettre derrière l'enveloppe, je fouille à l'intérieur de celle-ci et en sors une photographie très légèrement abîmée aux couleurs tirant sensiblement vers le sépia, donnant un effet vieilli à l'image ; sur laquelle est représenté un homme massif aux traits orientaux, affublé d'une lourde armure. Diantre. J'inspecte alors le dos du cliché où est écrit qu'il se dénomme Liang Tsao, du clan Pique.

Blocage : il est d'un clan ennemi. Instinctivement, je grave son visage dans un coin de ma tête et vais même jusqu'à dénicher un coin de feuille libre pour y griffonner son nom et son groupe. L'occasion est inespérée...
Mais à peine ai-je tracé le dernier ‘e’ qu'un vide brutal frappe mon esprit, une vague noirâtre engloutissant mon cerveau et ma vision déjà réduite. Je suis comme happé vers l'avant, l'étrange sensation que mes côtes s'écartent sous la pression ceignant ma gorge d'une formidable nausée, suivit d'une chose froide et dure heurtant mon dos tout entier, le tout accompagné du son sinistre de ma colonne vertébrale craquant sous le choc. Une voix inconnue perce alors les ténèbres dans lesquelles je viens de me fondre, les diluant aussi vite qu'elles ne sont arrivées :


“ Oh, pardon, je ne vous avais pas vu ! ”



Un battement de paupières, et ma vue reprend place comme si elle avait toujours été là. Bien qu'encore secoué par l’événement, je peux voir une rue... inversée, le sommet de mon crâne se trouvant posé contre le sol gelé. Je redresse alors la tête, regardant autour de moi : une petite route bordée de neige sale, de grands bâtiments de béton aux toits blanchis, et des dizaines de passants circulant autour. Oh, mon dieu, ce ne serait pas...


“ Vous allez bien  ? ”



Je regarde la main tendue vers moi, puis sa propriétaire : une jeune femme entourée de paquets dispersés, qui m'explique ne pas m'avoir vu en tournant à l'angle du trottoir. Déboussolé au possible, j'attrape maladroitement l'aide qu'elle me propose et me relève en la remerciant, puis ramasse mon chapeau et rassemble la lettre, la photographie et leur contenant par la même occasion. Comprenant peu à peu la situation, je retire passablement l'humidité couvrant mes épaules ainsi que les flocons sur les papiers, quand la personne, ayant empilé ses colis dans ses bras, me gratifie d'un large sourire :


“ Vous faites parti du spectacle ? ”



Cette claque violente me fait définitivement assimiler la cruelle vérité : je suis de retour dans cet univers détestable, là où aucun de mes repères n'existent, là où un nombre conséquent de médecins m'ont traités de manières aussi diverses qu'incompréhensibles, là où j'ai perdu mes jambes, là où on m'a arraché Ruby. D'un geste vif et fluide, je glisse mes doigts sous mon corset et en extrait ma précieuse paire de ciseaux que je serre contre moi. Je sens le regard amusé de la femme qui me dévisage, et je m'incline alors rapidement en la couvrant d'excuses pour partir d'un pas nerveux le long de la rue derrière moi.

Dissimulant tant bien que mal mon affolement, je scrute les alentours : peu importe où je regarde, cette ville m'est définitivement inconnue. Impossible donc de songer retrouver ma maison, ou ma tendre sœur. Tout ceci était trop beau.
Une voiture métallique, comme celle qui m'a percuté, passe sur la route à ma gauche en hurlant son horrible bruit de moteur, et je me fige sur place. Tout ceci est beaucoup lourd et soudain pour mon esprit fragile, si bien qu'un voile humide vient recouvrir mon œil valide, que je m'empresse d'essuyer d'un frottement de paume. Les larmes sont laides.

J'inspire profondément, ignorant tant bien que mal les yeux emplis de jugement des passants. Je dois m'en aller d'ici au plus vite. D'une main tremblante d'émotion, j'ouvre à nouveau l'enveloppe et inspecte la photographie. La tenue de l'homme me rappelait celle que j'ai pu voir dans les livres d'histoire, mais il m'est impossible d'en déterminer ses goûts ─ car je pars du principe que plus le cadeau lui plaira, plus ces Dieux me laisseront tranquille. D'autant plus que... un doute me vient. Il est question d'acheter quelque chose, mais ai-je la moindre livre ? Peut-être que...

Je colle une main libre contre mon corset ─ seul endroit de mon costume où je peux espérer ranger quelque chose à défaut d'y avoir un gousset ─, et constate la présence d'une grosseur nouvelle près de ma hanche. Ôtant l'intrus, je peux alors découvrir une petite bourse de tissu gonflée. Cette Déesse avait donc tout prévu ? La curiosité me prenant, j'écarte maladroitement l'ouverture ceinte d'une cordelette ─ la difficulté résidant dans le fait de ne pas faire tomber les feuilles et mes ciseaux durant l'opération ─ et y trouve une multitude d'étranges billets, sur lesquels je peux reconnaître le « £ » propre à la monnaie anglaise.

Outre le fait que la forme de cet argent diffère de celui que Mère a pu nous montrer, cette pochette détient visiblement une propriété capable d'ébranler bien des santés mentales : qu'importe la façon dont je la secoue ou en soulève le fond, elle ne semble pas posséder de ce dernier, dévoilant sous mes yeux une somme littéralement illimitée de livres.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, cela me laisse totalement indifférent. Je ne connais pas les problèmes liés à l'argent, pour peu que j'en comprenne la valeur. Achat, vente, négociation quelconque : jamais je n'ai eu à faire choix en lien avec ce système, de près comme de loin. Peut-être est-ce mieux ainsi.

La question des moyens réglée, il me manque néanmoins le plus important : le cadeau. Replaçant la bourse à sa place, la photographie dans les mains, je regarde autour de moi, puis relis la lettre. J'ai moins de deux heures pour réfléchir, me repérer et trouver ce que je cherche.
Que faire dans une situation aussi extraordinaire ─ dans le mauvais sens du terme ─ que la mienne ? Je n'ai d'autre choix que de me livrer à une chose que je déteste : le hasard. Je reprends ma marche, suivant la rue sans pouvoir savoir si il s'agit de la bonne direction pour trouver ce que je cherche, les cartes publiques ne m'aidant en rien. D'autant plus que ce Monde me reste entièrement inconnu et diffère sur tous les plans du seul dans lequel j'ai vécu, à savoir le manoir ; rien ne me dit que mon objectif existe encore… ? Diable. L'idée de demander à un passant ne me traverse même pas l'esprit ; ce n'est pas ce qu'on m'a appris.

Ainsi, je me mets tout simplement à errer. Les minutes filent, et les quelques magasins présents sur ma route ne sont en rien intéressant, tous n'exposant que d'étranges futilités modernes comme des tenues indécentes ─ comment peut-on porter une jupe aussi courte ? ─ ou de curieuses... boîtes au travers desquelles s'agitent de petites icônes colorées. Dissimulant mon trouble, je fais mine de les ignorer. Absurdités, absurdités...
Et puis, soudain, je me fige. Une odeur délicieusement familière vient de me parvenir, et immédiatement je commence à en chercher la source. Après quelques courts aller-retours, je finis par ralentir devant une petite ruelle, et plein d'espoir, y rentre d'un pas rapide.

Je manque à plusieurs reprises de glisser : mes chaussures sont bien lisses et le sol inexplicablement irrégulier, pavé de pierres relativement usées autant que peu entretenues, certaines disparaissant même sous de l'humus gelé. Mais traverser ce terrain encrassé vaut le coût. Je m'arrête enfin, une esquisse de rictus étirant mes lèvres. Devant moi, une vitrine impeccable bien que petite : son verre parfaitement transparent se dresse avec orgueil au milieu de la saleté et des murs étroits, ceux-ci d'ailleurs couverts par endroit d'écrits peint à la va-vite visiblement par des amateurs, s'ajoutant à l'image déplorable du lieu. Autour de la vitre, du bois taillé d'ornements délicats, sensiblement soulignés par quelques dorures ; le tout percé d'une pancarte gravée d'un nom et d'un symbole. L'ensemble semblait surgir de l'époque dans laquelle j'ai toujours cru grandir, si bien que sans réellement réfléchir, je saute la petite marche et pousse la porte qui se referme derrière moi.

La douce odeur s'intensifie soudainement, m'arrachant définitivement un sourire. J'ai l'impression d'être rentré chez moi, les poupées en moins. L'intérieur présente une décoration d'un autre temps, mêlant savoir-faire complexe et raffinement. Des tables rondes sont disposées dans toute la pièce, entourées de quelques chaises confortables, le tout baignant dans une lumière légèrement jaunie. Je profite pleinement de toute cette chaleur qui m'enveloppe, détaillant l'endroit, mais...


“ Je peux vous aider ? ”



Je tressaillis sur le coup, et pivote sur ma gauche. Un comptoir en bois s'étale le long du mur ─ sur lequel je peux d'ailleurs repérer une tasse de Darjeeling diffusant ce fameux parfum tant attirant ─ et derrière lui je découvre un homme d'âge honorable se penchant vers moi, un air entre la surprise et l'amusement sur le visage. Immédiatement, je retire mon chapeau et m'excuse autant que je le peux de ma maladresse, manquant d'en faire tomber mes ciseaux et l'enveloppe.
Une brève conversation s'engage, et il m'explique que nous nous trouvons dans un petit magasin sans grand succès servant essentiellement du thé. Il m'en propose d'ailleurs, peut-être par générosité ou par volonté d'avoir un peu de compagnie, mais je sais ne pas avoir le temps, et pourtant les Dieux savent à quel point j'aurais été heureux de rester ici, ne serait-ce qu'une heure...

Et puis, ayant malgré tout grimpé sur un tabouret pour plus de commodité, j'ai pensé demander des renseignements à l'homme, après tout.
Flash.
Mon regard se pose sur quelque chose dans son dos, m'interrompant. Il hausse un sourcil, et se tourne à son tour.


“ Pourriez-vous me montrer ceci, s'il vous plaît ? ”



Il me regarde sans comprendre, mais s'exécute malgré tout et pose l'objet devant moi. Je le frôle doucement de l'index.


“ J'aimerais l'acheter. ”



Ses yeux s'arrondissent d'un certain étonnement.


“ C'est que ce n'est pas à vendre, Monsieur. Cela fait initialement parti de la décoration, voyez-vous... ”



Réflexion.


“ Permettez-moi d'insister. Il me la faut absolument. Je peux vous en donner la somme que vous désirez, aussi grande soit-elle. ”



Je sens ne pas être crédible et l'homme s'obstine à m'expliquer la soi-disant déraison de ma demande. Il commence à la remettre à sa place, et je profite qu'il me tourne le dos pour sortir la bourse de tout à l'heure. Je la renverse.
Le gérant, l'objet toujours dans les mains, se retourne à l'entente du froissement des billets. Ces derniers sont nombreux. Très nombreux. Je le fixe, observant sa confusion brutale.


“ Cela suffira ? ”



Réalisation. Stupéfaction. Acceptation.
Je serre l'objet contre moi, sortant à contre-cœur de ce petit bout de paradis, me plongeant dans l'air glacé. Du moins, c'est ce que je croyais.
En pensant poser le pied sur la petite marche à la sortie, je bascule en avant dans le vide. Mon corps entier semble pivoter à quatre-vingt-dix degrés, et l'instant d'après, alors qu'en toute logique mon crâne devrait heurter le sol gelé, ce dernier s'étale sous ma chaussure comme s'il avait toujours été là. Je cligne des yeux, et devant moi s'étend une place ou circule déjà tout un tas d'inconnus.
Je suis de retour sur le Plateau.

Alors que je détaille les lieux du regard, une formidable nausée me prend et me fait tourner la tête. Contre-coup. Je hais profondément ces téléportations.
Mes esprits repris, je peux enfin observer correctement des environs. Constatation : je ne connais personne. D'une main, je resserre mon col afin de m'assurer que mon tatouage ne soit pas visible.
Je ne désire pas traîner ici. Tout est bien trop bruyant et ostentatoire à mon goût, d'autant plus que je suis entouré d'ennemis. L'esprit de Noël ne m'atteignant pas plus que ça, je me met en quête du guerrier que j'aperçois rapidement.

Je prends le temps de glisser l'enveloppe et mes ciseaux sous mon corset, pouvant ainsi tenir le cadeau des deux mains. J'inspire, et m'élance. Plus vite ce sera fait, plus vite je serais en sécurité, n'est-ce pas ? Je me présente silencieusement dans le dos de ce Liang.


“ Mes excuses ; Monsieur Tsao ? ”



Il se retourne, et... oh mon dieu. Lui est proche des deux mètres de haut, et moi je n'atteint même pas le mètre soixante. Diable que je ne le voyais pas aussi grand. Mais ce n'est pas le moment ; je lui tend l'objet, en inclinant légèrement la tête.


“ Je sais que c'est soudain, mais permettez moi de vous souhaiter un joyeux Noël. ”



Une arme blanche.
Oui. Dans cette petite boutique de thé au bord de la faillite, une vieille et fine épée y était accrochée en guise de décoration. Il s'agit d'une vraie, évidemment, dont les teintes argentées ont ternies avec le temps et il n'est pas impossible que quelques résidus cuivrés rongent certains recoins. Dans son fourreau, la lame n'est pas aiguisée et elle cédera probablement aux premiers chocs. Pourtant, c'était là le seul élément dans ce monde qui me parlait. Quelque chose d'ancien et d'obsolète, quelque chose d'esthétique et de raffiné, quelque chose de simplement beau et élégant.


“ En espérant que cela vous plaise, Monsieur. ”




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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 29 Déc - 20:59

Le soleil commençait a peine a ce lever, les premiers rayons du soleil traversaient le store a moitié ouvert et venaient s'abattre sur le visage de Cathy qui dormait dans un lit qui se trouvait en plein milieu de la chambre.
Ces petits rayons de lumière suffirent à réveiller la jeune fille qui depuis sont arriver sur le plateau n'avait pas vraiment eu le temps de se reposer, ne dormant pas plus de cinq heures par nuit le réveil était une épreuve difficile.
L'adolescente s'assit sur son lit et regarda droit devant elle le regard vide les yeux lourds, elle aurait bien voulu se rendormir, mais chaque journée était précieuse, elle attrapa sa chemise qui traînait sur la table de nuit qui se trouvait à côté du lit et une enveloppe bleue tomba de son vêtement. Elle ouvrit sans attendre l'enveloppe qui l'intriguait au plus au point et sortie le papier qui se trouvait dedans, tout en enfilant sa chemise Cathy lisait le contenu de la lettre.

À peine, la lecture de la lettre finie la jeune fille commença à se sentir légère et a peine avait-elle eu le temps de cligner des yeux que le mur qui se trouvait devant elle, c'était transformé en une grande avenue enneigée, les trottoirs étaient plein de neiges, les voitures circulaient avec difficultés faisant un vacarme typique des centres-villes.
Hormis les véhicules, l'avenue était assez vide les gens ne s'étaient pas risqué de sortir avec autant de neige, la jeune fille avait l'impression de rêver, elle était de retour dans le monde réel malheureusement que pour deux heures comme indiquer dans la lettre, elle aurait bien voulu y rester plus longtemps, mais elle s'estima déjà heureuse d'y être actuellement.

Une légère brise glacée fit sortir l'adolescente de ses pensées, elle se trouvait quand même habillé uniquement du chemise qui cachée ses dessous avec une enveloppe en main en pleine hivers, n'étant pas d'habitude frileuse, il faisait quand même froid. Cathy se rua dans un magasin de vêtements qui se trouvait de la rue et une chose attira l'attention de la jeune avant d'entrer dans le magasin, il s'agissait du nom qui se trouvait sur l'enseigne de la boutique, Yves Saint-Laurent Séphora, Cathy compris qu'elle n'était pas au Japon, mais en France. En entrant dans le magasin, l'adolescente prit quelques vêtements et partis ce cacher dans une cabine d'essayage tout en évitant de se faire voir par le peu de personnes qui se trouvait dans le magasin, une fois a l'intérieur, elle s'assit sur le rebord qui servait à cet effet et regarda de nouveau dans l'enveloppe et vit une photo qu'elle n'avait pas remarqué au début, elle sortit la photo du paquet et dévisagea la personne qui se trouvait dessus, on y voyait seulement le buste d'une personne portant une grande veste marron le visage caché par une capuche, Cathy commença à réfléchir à une idée de cadeau, mais le problème de l'argent lui vint à l'esprit, elle regarda de nouveau dans l'enveloppe et une liasse billet était apparu entre-temps, le problème de l'argent réglé Cathy enfila une jupe qu'elle avait pris en entrant et sorti de la cabine tout regardant la photo en espérant qu'une idée lui viennent à l'esprit.
Elle errait dans le magasin défilant dans les rayons toujours le regard absorbé par la photographie, aucune idée de cadeau lui venait à l'esprit soudain, elle se heurta a quelque choses, enlevant la photo de devant ces yeux, elle regarda sur quoi elle avait buté, il s'agissait d'un petit comptoir carré avec des vitrines de chaque côté ou était exposés plein de produits diffèrent. La vendeuse qui se trouvait au milieu regarda Cathy d'un air surpris et dis :

-Bonjour mademoiselle puis-je vous aidez ?

Cathy commença rougir et ne parlant pas français elle répondit avec un anglais quelque peu approximatif :

-No, no, I'm only looking.

L'adolescente regarda autour d'elle et vis qu'il y avait moins de vêtements dans ce rayons comparé a ce que pouvais lui proposer le reste du magasin, elle regarda la vitrine qui se trouvait devant elle et inspecta les différents produits qui étaient exposé dans cette vitrine, cette vitrine était composée de trois étages exposant chacun des produits différents. Arriver à l'étage le plus bas Cathy regarda les différents articles et d'un coup, elle s'exclama bruyamment :

-Of course !

La vendeuse se retourna de nouveau vers Cathy et lui demanda en anglais cette fois-ci :

-Are you okay ?

-I'm fine, I will take that.

Elle pointa du doigt une boite qui se trouvaient dans la vitrine, la jeune femme la sortie et la posa sur le comptoir en exposition devant l'adolescente, toute souriante elle acquiesça de la tête et posa un tas de billets à côté de la boite sans prendre le temps de les compter, la vendeuse fut surprise par le nombre de billets qu'elle avait en face, Cathy se dirigea en direction de la cabine d'essayage là ou elle c'était caché plus tôt, le cadeau sous le bras sans se soucier de l'argent qu'elle avait laissé sur le comptoir. Arriver dans la cabine, elle regarda la jupe qu'elle avait sur elle et se demanda si elle pouvait l'emmener, car sinon elle allait se retrouver de nouveau habillée uniquement d'une chemise, l'idée de se retrouver dans cet accoutrement pour un banquet devant de nombreuse personne qu'elle ne connaissait pas ne lui plaisait guère, elle tergiversa plusieurs minutes essayant de trouver une solution, mais au lieu de ça elle commença à se demander si la déesse Fortuna n'aller pas la punir pour avoir emporté quelque choses d'autre que le cadeau. Préférant éviter tout ennui au détriment de sa dignité Cathy enleva la jupe non sans quelque réticence et accéléra le temps se retrouvant sur une grande place enneigée ou de nombreuse personne était déjà là et ou une horloge dominait de ça hauteur.

Cathy ressortit la photo et remarqua qu'au dos se trouvait le nom de la fameuse personne encapuchonné, Mystery un nom peu commun, mais cela correspondait bien a la première impression qu'elle dégagée. L'adolescente commença a se faufiler entre les différentes personnes qui se trouvaient là en espérant ne pas se faire remarquer tout en cherchant Mystery pour lui offrir le cadeau qu'elle portait toujours sous le bras, Cathy observa au passage les différentes personnes qui se trouvaient en ce lieu, des individus de tout horizon se trouvaient ici et même des personnes très bizarres comme cet homme portant une sorte de costume et énorme masque en forme d'œil ou encore cette enfant qui gesticulée dans tous les sens à côté de lui. Cathy continua d'avancer toujours à la recherche de la personne a capuche jusqu'au moment où elle reconnut le manteau marron de Mystery, sans perdre un instant elle se lança en ça direction bousculant au passage quelque personne et passant a peu de tomber, arriver à une certaine distance Cathy bondit et atterrit devant Mystery qui fut surpris par l'arriver peu commune de la jeune fille. Cathy pris une seconde le temps de respirer un coup puis plaqua la boite contre le torse de Mystery et dit toute souriante :

-Tien, c'est pour toi, vu que tu avais le visage caché sur la photo, je me suis dit que tu devais avoir un visage un peu ingrat donc je t'ai acheté un coffret soin du visage et maquillage, j'espère que ça te plaît et que tu vas arrêter de te cacher sous cette capuche.
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Jeu 2 Jan - 12:09

Le vent qui soufflait entre les allées froide du centre commercial, et qui faisait grincer les enseignes de bois suspendu était bien laid, ce soir. Un sifflement aigu suivit d'un grave mugissement, semblable au son que produirait un animal, doté d'un bon coffre et de grosses cordes vocales. Ces simples sons, que l'on pouvait aisément qualifier de désagréable, tant ils troublaient l'âme des quelques personnes daignant les écouter, étaient les seuls bruits qui parcourait ces lieux. Ainsi, l'âme d'Alexandro était troublée en cette sombre soirée d'hiver. Accoudé à la fenêtre de sa chambre, qui donnait sur la rue commerçante, une veste sur les épaules, l'As de Cœur jouissait du confort que lui donnait sa nouvelle position au sein du clan Cœur. Une pièce à part dans la base du clan narcissique, avec une armoire un peu bancale, une commode, un chevalet de peinture et des piments prenant la poussière dans un coin, un petit secrétaire, une chaise en bois vacillante, callé par les 120jours du Marquis de Sodome et un lit défait au centre. C'était l'espace illusoire dont le peintre était actuellement le propriétaire, la seule pièce où il pouvait rester tranquille en fin de journée, pour fumer ou dormir.

Actuellement, la cendre de cigarette s'amassait au devant de l'Atelier, et était emporté par le puissant vent du Nord qui traversait le centre commercial. La petite braise au bout de la cigarette du peintre éclairait son visage blafard, ses cernes, ses maigres joues, ses cheveux un peu sale et désordonné, qui transformait avec une certaine classe l'italien en mystérieux ténébreux. Inutile de nommé la responsable de cette dégradation physique : Remy Makepiece, dont le suicide avait bouleversé le valet de cœur, et qui se trouvait sous une sommaire tombe, composé de deux morceaux de bois et d'un tableau. De sa chambre, Alexandro avait une vue plongeante sur son monument, dédié à la défunte reine de Cœur, et ami-amante de notre grand gaillard. Il ne pleurait plus depuis quelques temps déjà feu Remy, car la douleur qui le transperçait s'était transformée en une plaie toujours présente, mais qui faisait souffrir son porteur uniquement lorsque ce dernier appuyait dessus.

Une volute de fumée s'éleva de quelques centimètres lorsqu’Alexandro expira, qui se fit dissoudre par une bourrasque. L'As de Cœur resserra sa veste en maugréant contre le froid, et en songeant à l'éphémérité de la vie terrestre. Une sorte de mélancolie s'empara de lui, comme lors de l'automne, lorsque l'on songe au chemin parcourue dans notre vie, et que l'on regarde les feuilles, teintées d'or et d'ocre, s'abattre sur le monde en une pluie silencieux de couleur ternie.

Remy.... Malgré ses pouvoirs d'As de Cœur, il n'avait toujours pas retrouvé les parents de la demoiselle. Il faut dire qu'il n'avait que vingt quatre heure par semaine pour explorer le monde réel, et pas moins que le Vieux continent et le Nouveau Continent à parcourir, avec comme seul indice un nom de famille... La tâche était dure, très dure. Mais le bel italien n'abandonnait pas, et s'accrochait de toute la force de ces phalanges à cette promesse faite sur le lit de mort de l'androgyne des Cœurs.

Alors que le peintre venait de se tourner vers la porte d'entrée,  sa cigarette presque consumée entre les doigts, un éclat doré attira son attention. Une lettre, déposée par une céleste main sur la commode bancale et fatiguée, comme si le papier avait été oublié par un voyageur insouciant sur le banc d'une gare, alors qu'un train en provenance d'une destination lointaine  amenait la femme de ce dernier entre les bras de son amant. Sur le papier d'un rose-orangé très étrange mais plaisant se trouvait le nom du peintre, en lettrine dorée et calligraphié par une main qui connaissait décidément l'art de l'écriture. Intrigué, le peintre déposa son mégot dans le cendrier qu'Amber lui avait donné la veille ou l'avant-veille, car "la cendre faisait désordre dans vos appartements", et ouvrit délicatement l'enveloppe pastelle, fait d'un papier agréable au toucher, comme une de ces étoffes précieuses que vendaient les marchands traversant Florence. L'ancien peintre parcourue les quelques lignes qui lui était adressé avec un sourire mélancolique, tandis qu'il apprenait qu'il devait offrir un cadeau à son roi. Mais Amber régnait-il vraiment sur Alexandro, ou bien le peintre était-il devenu indépendant et désobéissant avec la mort de sa bien aimée reine de cœur ?

Les dieux seuls pouvaient lire dans le cœur de ce bien étrange homme aux cheveux d'algues. Alexandro jeta la lettre dans le cendrier, où le mégot de cigarette enflamma le papier, avant de s'éteindre définitivement, dans l'indifférence la plus totale du peintre. Celui-ci songeait à la femme qui hantait ses rêves, figure aux traits si familiers et si lointain. Le cadeau que devait faire Alexandro passa soudainement au second plan, voir même au troisième ou au quatrième, tandis le peintre se laissa tomber lourdement sur le dur matelas de son lit, avant de repartir dans sa rêverie quotidienne.

**
*

La journée continuait dans sa maussade inutilité, comme la majorité des jours sur le Plateau de Jeu. En effet, qui se leurrait encore, dans les clans, du risque que les personnes couraient une fois dans le jeu des dieux ? Chacun savait que le jour gagné à survivre au multiple danger que recelait la zone de jeu était un sursis face à une mort certaine. Et chaque journée qui mourrait le soir, laissait non pas supposer un lendemain meilleur, mais craindre un avenir mortel plus proche encore. Ainsi, le peintre servait le Roi de Cœur comme son rôle l'obligeait, même si une bonne partie des Cœurs avait disparu à cause de cette histoire de cadeaux, lorsque soudain, d'un coup, il disparut. Le voyage temporel l'avait pris, comme une épuisette attrape le crabe imprudent qui sort de sous son rocher.

Aucune sensation désagréable ne vint troubler l'italien, qui eut simplement l'impression d'avoir fait un pas, lorsque celui-ci apparut dans la ville de Florence de la Renaissance. Aucun maux de ventre ne troublait l'estomac et les tripes du peintre, aucune migraine ne jouait du marteau dans la tête du peintre. Celui-ci se sentait bien, et constata le changement d'époque et de lieu avec le même flegme que la personne qui remarquerait que la pluie tombait dehors. La mélancolie l'empêchait de ressentir pleinement les sentiments de la vie.

Le peintre tourna la tête et reconnu un des multiples quartiers de la ville des Arts, un de ceux qu'il avait arpenté de nombreuse fois, avant qu'il ne soit condamné à mort par les dirigeants de la ville, à cause d'un seul tableau. Les pavés inégaux, les maisons aux poutres apparentes, les luxueuses demeures des nobles, tout cela lui était familier. Mais cela n'émouvait pas le peintre, qui marchait à pas rapide maintenant, vers une des places de marché. Il fallait qu'il trouve un cadeau pour Amber, son Roi, et la place des échanges et des achats de Florence étaient un des endroits les plus adapté à cette tâche.

Imaginez une grande place, comme six ou sept terrains de football, avec au centre de cette place, une statue digne des temples grecs. Aussi loin que porte votre vue, des étals de marchands, qui vante à "cri" mieux mieux les bienfaits de leurs marchandises, ou l'authenticité de leurs camelotes. Des badauds qui circulent et qui se frôlent, des voleurs à la tire qui détalent comme des lapins, des nobles à cheval qui repoussent la populace, comme si il était des dieux anciens, des carrioles et des charrettes, le tout dans un brouhaha sonore de plusieurs dizaines de décibels, de quoi donner un mal de tête aux amoureux du silence. Alexandro contempla d'un air morne la place, avant de se diriger vers les étalages, lentement, comme une âme en peine à la recherche de quelque chose qui lui manquait. Il passait devant les fausses montres "qui feront de vous un grand seigneur !", les épices "qui donnait en bouche un goût de soleil" et les cannes "qui permettront au plus laids d'entre vous d'avoir l'air de marquis", sans rien dire, ne trouvant rien d'attirant à ces camelotes qu'il aurait pu avoir en meilleur qualité chez des marchands de renom. Seulement, il était mort ici, et aller voir de grands hommes qui le croyaient décédé allait provoquer des infarctus.

Soudain, le noble Florentin déchu s'arrêta devant un étal de vêtement. Les étoffes étaient douces sans être authentiques, et bluffait suffisamment l'œil pour que les non-initié se laissent avoir. Le peintre en attrapa une entre ses doigts, avant de la caresser doucement, de la porter à la lumière, et d'être interrompu par une vendeuse, qui lui demandait doucement s’il était intéressé. Le peintre la jugea du regard, cette petite rousse à peine sortie de l'adolescence, et se dit qu'entre temps, il aurait sans doute sauté sur l'occasion... Alors que là, il plongeait seulement son regard d'ambre dans les yeux de cette vendeuse en répondant:

« Mademoiselle, je n'ai point l'honneur de vous avoir rencontré auparavant. Néanmoins, je me demandais si, en plus de vendre des étoffes, vous exerceriez la profession de tailleuse, ou de couturière, car je cherche un costume pour une fête entre quelques amis. Je me ferais bien sur une joie de vous rémunérer en pièces d'Or sonores et trébuchantes. »

La femme le regarda en inclinant la tête et lui sourit en repassant une mèche derrière son oreille, puis elle invita le jeune homme derrière l'étal lorsqu'Alexandro posa ses pièces d'or sur la table, pour prendre ses mensurations. Il lui sourit et se laissa faire, son regard perdu dans le vide habituel de la mélancolie, comme à son habitude. Son costume serait prêt dans deux heures,  annonça la vendeuse avant de s'affairer sur le costume, un sourire aux lèvres grâce aux piécettes qu'Alexandro lui avait laissé. Le peintre quitta l'étalage et repartie dans son errance, à la recherche du cadeau d'Amber, quelque chose qui lui plairait car il restait le supérieur du noble Florentin.

C'est en marchant entre les divers stands de marchandises que le jeune homme aperçût un artiste peintre amateur, qui peignait avec une maladresse fort visible. Intrigué, l'As de Cœur s'approcha de l'œuvre de l'homme, comme la plupart des badauds, et put constater que, non content d'être médiocre, le jeune homme se vantait de son talent et parlait à voix haute de l'art de la peinture, comme si il en connaissait quelque chose. Alexandro ouvrit de grands yeux, en entendant ce ramassis de bêtise, et serra son poing ganté de rage, abimant encore plus le vieux tissu qui composait sa tenue. Puis, n'y tenant plus, Alexandro se leva et alla se mettre face à l'homme:

"Taisez vous, ignorant ! Vous bafouez les principes même de la peinture avec vos propos ! Vous méritez que je vous montre la vraie définition de l'art !
- Ah ouais ! Et vous, habillé comme un mendiant, vous pensez peut-être me faire peur ?"

La foule se massait autour des deux hommes, autour du noble Florentin décédé et du faux artiste peintre, les cernant de toute part, car elle sentait sans doute le duel imminent. Le petit marchand, un peu large d'épaule et avec un crâne chauve, toisait de ses yeux renfoncés le peintre des Cœur, qui bouillait de rage. Puis, Alexandro lui promis en criant qu’il le laminerait en peinture, en moins d'une heure et demi, quel que soit le défi. Les yeux ambrés du peintre brillaient de la lueur du combat qui s'annonçait, et non pas de cette mélancolie qui coulait en permanence dans ses veines maintenant. Les mains d'Alexandro tremblaient légèrement d'excitation, car il mourrait d'envie de rabattre le caquet de cet usurpateur. Alors, le chauve souleva une bâche et mit au défi le peintre de faire une œuvre d'art sur l'objet qui s'y cachait.

L'italien caressa de la main l'objet. Il n'avait jamais peint sur ce genre de chose... Fallait-il une peinture spéciale ? Il n'en avait aucune idée. Mais il ne souhaitait pas perdre la face, et de toute manière, jamais il ne refusait les défis.

"J'accepte. Vous me fournissez vos pinceaux et votre matériel ?"

Le chauve hocha la tête, et le peintre italien prit le matériel et l'installa entre ses doigts. La palette dans la main gauche, un pinceau dans la main droite, et aussitôt les sens d'Alexandro s'affinèrent. Devant les badauds ébahis, les doigts du noble s'agitaient prestement, semblant presque s'envoler tant la peinture sur son objet lui tenait à cœur. Malgré son long sevrage, les gestes de l'expert lui revinrent instantanément, et c'est avec grâce que le peintre continua son œuvre, faisant virevolter le pinceau large sur l'œuvre. Il changeait d'outils avec habileté, et dessinait des lignes, des courbes, peinturlurait une zone sans jamais se tromper, tapant là où il le souhaitait, là où cet objet souhaitait être peint. Transe étrange où se trouvait le peintre, regard vague, lèvres affichant une étrange moue un peu féminine, joues rosés. Alexandro renaissant dans l'art comme un phénix renait de ses cendres. Le marchand-peintre au rabais était choqué par tant d'habileté dans cet art. Les yeux de ce dernier étaient exorbité, la mâchoire pendante, des larmes sur les joues devant l'humiliation que lui infligeait le peintre. Il fallait que cela cesse, alors l'homme sortit une petite dague de sa poche, dans le but de faire peur à l'artiste. Il le leva comme pour le frapper, faisant crier la foule, mais le peintre ne cessa pas pour autant son art. Lorsque la lame s'abaissa, le florentin leva son pinceau et para avec la partie métallique qui tenait les poils l'assaut. La palette frappa le marchand au visage, fortement, et étala sur le visage laid les milles couleurs et nuance qui composaient le monde. Puis, le pinceau terrassa à nouveau le marchand en s'écrasant sur la tempe, fortement. Le vil homme chauve s'écrasa au sol, assommé.

Puis, Alexandro sortit de sa transe. Une heure et demie de peinture et vingt seconde de combat. Une larme se forma sous l'œil du peintre et roula sur sa joue, car il était sous le coup de divers émotions. La joie de peindre, la colère contre le minable marchand, la tristesse de savoir que la peinture lui était interdite. Emportant dans un des sacs du marchand son œuvre, il en prit une autre vierge, et partit de l'étalage prestement, sous les clameurs de la foule, pour éviter les gardes de la ville. Il valait mieux pour lui qu'il reste décédé, qu’il ne fasse pas plus de remous en ville.

Retrouvant la tailleuse de tout à l'heure, celle-ci lui tendit son costume contre une petite partie du trésor du peintre. L'italien aux longs cheveux noirs lui sourit et alla lui demander doucement un service, qu’elle accepta. Elle le réalisa en dix minutes, sous le regard à nouveau mélancolique du grand homme au manteau noir. Lorsqu'elle eut finit de faire son travail, le peintre le prit et la paya à nouveau, avant de disparaitre pour regagner le Plateau, un sourire triste aux lèvres et les yeux vagues. La jeune femme en laissa tomber les piécettes que lui avait rapportées son travail.

"S-sorcellerie...."

* * *

La place de l'horloge était remplie de monde lorsque le jeune homme arriva dans le lieu de festivités. Les décorations rouges et blanches le surprirent un peu, car il ne connaissait pas la légende du Père Noël, et pensait simplement qu'on célébrait "l'anniversaire d'un type mort il y a des centaines d'années, célèbre pour être le messie de la religion catholique." Ainsi, le peintre avança dans ce décor festif, vêtu de son nouveau costume, un ensemble flambant neuf de tissu et de dentellerie noirs et bleus, et salua quelque cœur qu’il connaissait, tout en cherchant Amber. Il le trouva en train d'offrir à un grand gaillard une épée, et sourit intérieurement devant le spectacle qui lui était offert. Puis, la mélancolie le reprit, et il attendit quelques minutes que son roi termine, avant de se diriger vers lui, un léger sourire aux lèvres.

"Monsieur Holsen ? J'ai quelque chose pour vous."

Le peintre sortit alors deux petites poupées en porcelaine de son sac, peinte à main et vêtu de petits habits de l'époque victorienne, pâle copie de ceux que portait Amber. L'une d'entre elle avait des cheveux courts sous son petit chapeau, et des yeux vairons, l'un d'un rouge carmin un peu ternie, comme si il était factice, et l'autre d'un vert éclatant de vie. Les joues de la poupée étaient un peu rosées, les cheveux de la même teinte que ceux d'Amber, et portant la même coupe. L'autre poupée était une sorte de reflet féminin de la royale personnalité de Cœur, avec une robe de la même époque que les vêtements d'Amber, les yeux albinos, mais inversé par rapport à ceux du roi, une petite toque sur la tête et de longs cheveux de la même teinte que ceux d'Amber.

« J'ai pensé que cela vous ferait plaisir d'avoir un peu de beauté au sein de votre chambre, et les poupées de porcelaine m'ont semblé être une plaisante idée de cadeau à vous offrir, en plus d'être un support plaisant à peindre. »
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Jeu 2 Jan - 20:37

Liang ne se reposait jamais. Il avait réussi à s’accepter en tant que Pique et désormais faisait tout pour garder son clan en sécurité. Il organisait des tours de garde la nuit et tentait encore de convaincre son roi d’installer des pièges près des entrées les moins faciles à garder. Quand il en avait le temps, il partait à la recherche de potentielles armes et montrait aux autres membres qui n’en avaient pas comment se battre. La tâche était éreintante, voire même épuisante, mais Liang s’y plaisait. C’était ce qu’il y avait de plus semblable à son ancienne vie de soldat, il ne pouvait rejeter cet honneur.


Et pourtant, quelque chose d’inattendu se mit en travers de sa route. Il revenait de la ville avec ses maigres découvertes et se dirigeait vers l’espace qui lui servait de chambre (comme il n’y dormait jamais, c’était plutôt devenu un entrepôt d’armes de toutes sortes.) Alors qu’il y déposait son butin, il y remarqua quelque chose qui n’était pas là la dernière fois. Il avait évidemment donné la permission aux autres membres du clan de venir porter les choses qu’ils trouvaient ici, mais qui aurait trouvé une utilité militaire à une enveloppe?


Le guerrier la prit délicatement, surpris de voir son nom écrit dessus en chinois parfait. Il l’ouvrit et en lut le contenu en fronçant les sourcils, incertain. Un cadeau? Heureusement le destinataire était un Pique aussi, sinon le seul cadeau qu’il aurait reçu serait une flèche dans la tête. Liang était maintenant heureux de cette initiative. C’était une bonne occasion pour aller chercher ce dont il avait besoin.
Il mémorisa le nom et l’apparence du jeune homme. Raiko Takeshi… ils ne s’étaient jamais vraiment parlé, Raiko ayant déjà une arme et étant déjà capable de s’en servir, mais le Chinois décida tout de même de lui en procurer une nouvelle… restait à savoir quoi.


Soudain, un vertige le prit et sa vue se brouilla. Il vint pour s’appuyer contre le mur de la salle, mais ne le trouva pas et tomba durement sur le sol. Aussitôt, son malaise se dissipa et la vue lui revint. Le soleil tapait fort, de sorte qu’il ne vit pas tout, mais s’habitua tranquillement…
…Attendez, le soleil?
Liang se releva rapidement en armant son arbalète, simplement pour constater qu’il n’était plus dans sa chambre de la gare, mais sur une route bondé de ce qui ressemblait à une ville. Et ses habitants lui ressemblaient étrangement, avec leurs yeux bridés et leur peau légèrement foncée. Était-il de retour chez lui? Était-ce la nouvelle province de Wu? Non, ce n’était pas la Chine, l’architecture était trop différente. Mais qui dit qu’il se trouvait à la bonne époque? Comment savoir? Il repéra  un homme qui ressemblait à un soldat et l’intercepta.


-Hé camarade, peux-tu me dire dans quelle ville je me trouve?


Le soldat le regarda avec surprise, puis avec amusement.


-Vous êtes à Iida, dans l’ancienne province de Kai, mon brave, autrefois dirigée par le célèbre clan des Takeda! Mais vous n’êtes pas d’ici, n’est-ce pas? Vous venez de l’autre côté de la mer… êtes-vous de la dynastie Ming?


-Non, je sers la dynastie instaurée par le Prince Guang, donc la dynastie Wu. Il n’y a pas de dynastie Ming.


Le samourai resta sous le choc. Liang ne savait pas que les dieux l’avaient envoyé, non pas dans son pays ni même à son époque, mais à la toute fin de l’époque Sengoku du Japon, près de deux milles ans après son époque! Il devait surement passer pour un fou. Le Japonais devant lui éclata enfin de rire, puis en voyant l’air menaçant du Chinois, se contrôla un peu.


-Vous avez donc… connu le général Sun Tzu?


-J’étais son second. Il doit être mort depuis longtemps?


-Oui, c’est la raison pour laquelle vous mentez. Non seulement il est mort depuis près de deux milles ans, mais son second a disparu bien avant. On ne sait rien sur lui, même pas son nom. Retournez d’où vous venez, imposteur!


Le samouraï tourna les talons et partit. Liang remarqua la lance qu’il transportait et ne pu s’empêcher de faire un commentaire pour prouver ses dires.


-Sun Tzu n’a-t-il pas dit que lorsque le monde est en paix, un homme de bien garde son épée à ses côtés? Vous n’avez pas d’épée, mais vous avez une lance…


-Ça ne prouve rien.


-Sun Tzu avait aussi adopté une fille…


Le guerrier se mit à lui raconter tout ce qu’il avait vécu, entendu et fait avec son général et à la fin, le samouraï était convaincu. Une bonne partie du temps s’était écoulé, mais au moins il avait une bonne piste. Il demanda au japonais s’il savait où se procurer une bonne arme, décorative ou non, et lui décrivit brièvement Raiko. Le Japonais réfléchit longuement et hésita beaucoup avant de répondre.


-Il y a un objet spécial ayant appartenu à mon maître, convoité par trop de gens qui n’en feraient pas bon usage. C’est une arme avec beaucoup d’histoire, vous comprenez… et si ce que vous dites est vrai, il serait naturel que vous ou votre ami en soyez le gardien.


-Rassurez-vous, personne ne le trouvera là où je vais. Où est-il?


Le samouraï le conduisit dans un petit temple bien gardé à la sortie de la ville. Le bâtiment s’enfonçait loin dans le sol, devenant de plus en plus étroit et finalement, les deux guerriers aboutirent dans une minuscule pièce contenant quelques torches une boite en bois de cerisier finement ouvragée. Liang jeta un coup d’œil à l’intérieur pendant que le samouraï lui expliquait son origine et celle de son maître. C’était parfait. Une arme magnifique, discrète, à grande valeur historique et, il vérifia en s’y entaillant le doigt, encore très efficace. Il referma la boîte avec révérence et s’adressa une dernière fois au samouraï.


-Comment te remercier?


-Pourrais-je te considérer comme un ami?


-J’aimerais bien, même s’il est probable que l’on ne se revoit jamais.


-Je m’en moque, nous nous reverrons au pays des morts, à se raconter nos vies et nos exploits. Au fait, mon nom est Yukimura Sanada, ancien samouraï sous les ordres des Takeda.


-Liang Tsao, second de Sun Tzu, soldat des forces du Prince Guang.


-À bientôt alors, Liang-dono.


Le vertige reprit le Chinois et il revint sur le Plateau. Il réapparut sur une grande place publique où se trouvaient d’autres joueurs. Il avait la boîte, mais grogna en voyant que son arbalète avait disparu. Il était prêt à monter au Panthéon et à étrangler tous les dieux un par un s’il ne retrouvait pas son arme à la base à son retour.
Il entendit quelqu’un derrière lui l’interpeller d’une bien étrange façon. Il se retourna et dévisagea avec curiosité le jeune garçon (ou fille? Oh bon, en voilà un autre…) qui lui parlait. Il lui répondit tout naturellement.


-Nul besoin de t’excuser, nous ne nous connaissons pas… tu peux m’appeler Liang tout simplement aussi…


Il s’arrêta quand l’adolescent lui remit son cadeau, une magnifique épée, un peu rouillée et surement incapable de servir au combat, une arme de parure pour les nobles, comme en portaient les princes ou, des fois, les épouses et filles des généraux. Au temps où le commerce était rare, de telles armes pourtant inutiles valaient une fortune. Mai, la seule femme ayant eu droit à une place dans le cœur de Liang, en avait peut-être déjà porté une, avec sa plus belle robe, ses cheveux coiffés et ornés de fleurs et de rubans, parée d’or et de jade… en quelques secondes, le guerrier bascula dans le passé, s’imaginant trop bien la scène, sa défunte bien-aimée plus belle que jamais, une guerrière dans l’âme. Il allait garder cette épée, non pas dans son entrepôt, mais il était prêt à construire pour elle un nouveau sanctuaire, en l’honneur de celle qu’il avait perdu. Il regarda Amber de ses yeux perçants, mais troublés.


-Je ne saurais assez te remercier. C’était le plus beau présent que j’aurais pu 
recevoir, merci beaucoup…


Le Cœur repartit bien vite, laissant le Chinois partir à la recherche du destinataire de son cadeau. Le guerrier trouva Raiko et alla rapidement à sa rencontre.


-Raiko? J’ai un présent pour toi.


Il lui tendit la boîte. À l’intérieur se trouvait un tessen, un éventail de combat. Celui-ci était rouge et décoré de quatre kanjis symbolisant le feu, la forêt, le vent et la montagne.


-Il a appartenu à un certain… Shingen Takeda, je pense. C’est un dénommé Yukimura Sanada qui me l’a donné. J’espère qu’il te plaira.



Le Chinois salua rapidement son confrère, puis repartit aussi vite qu’il était arrivé. Il devait se remettre au travail…
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 12 Jan - 10:36

Anonymat. Exposition minimale. Telle etait les maitres mots de la creature changeforme qu"était MYSTERY : un condensé d'inconnu qui choquait et surprenait toujours, à chaque fois qu"elle apparaissait. Et cette fois, en ce saint jour de naissance, la mange-mystère souhaitait disparaitre de la circulation. Elle avait bien reçu une lettre de la main divine, qui lui disait qu'elle avait le devoir d'offrir à la gamine qu"elle avait sauvé des glaçantes étreintes du froid du manoir un cadeau, mais, le devoir est-il vraiment une obligation, tel une loi, ou est-ce juste une simple éthique, une intuition sur la morale que l"on pouvait tronquer quand elle nous arrangeait ? MYSTERY avait brulé le papier translucide sans lire la suite du message. Elle avait eut à manger assez récemment, quand elle avait croisé Cathy, et ne souhaitait pas revoir d'autre humains tant que la faim ne l"y pousserait pas. Trop de danger, t"incertitude avec eux. Elle ne tenait pas à finir empaler sur une lance bizarre ou tuée d"une balle !

Elle avait donc décidé de fuir la fête et les ennuies, ce qui était une résolution fort sage de la part de cet être spécial. Mais, est-ce que fuir cet ordre d"origine divine ne risquait-il pas de facher lesdit dieux, et provoquer ainsi le courroux celeste ? MYSTERY ne le savait pas, et s"en moquait. Elle avait grandit dans le panthéon, avait rassasié sa faim onirique de rêve de grandeur de certain, de bonheur divin pour d'autre êtres au dessus des hommes, et la mort de la main de ceux qu'elle avait cotoyé clandestinement ne serait que justice.

Alors, notre doppleganger un peu aigri et sa vision du monde négative repartirent de sa planque de son immeuble, pour errer dans la ville. On ne sait jamais : si les dieux décidaient de lui envoyer des créatures infernales pour la poursuivre, autant ne pas être dans un espace clos et marcher toute la journée pour essayer de les troubler. De toute façon, la créature onirivore ne souhaitait pas servir d"apéritif pour des chiens mort-vivant, ou une autre amabilité des dieux dérangés du panthéon. Son sweat sur les épaules et son pantalon militaire aux jambes, la créature avançait à un rythme soutenu, son fracas métallique qui trainait dans ses larges poches sonnant commr une clochette à chacun de ses pas. Caché dans les ombres des rues et de sa capuche, les mains enfoncées dans ses poches, la créature avançait sans montrer aspect, mais sans changer de forme car il n'y avait personne à berner.

Distortion. Transgression. Un pas dans cette ruelle sombre et abandonnée, et le suivant sur une place noire de monde. Était-ce un rêve, une folie née de l"imagination de l'onirivore ? Le monde réel, la place de l'horloge, le Plateau de Jeu, tout cela se mélangeait dans une puissante folie, un tourbillon irraisonnable de certitudes éffacés. Les dieux avait chatié la créature qu'était MYSTERY en la forçant à venir à la fête. Alors elle essaya de sortir de la place, discrètemenf, par une des entrées de celle-ci qui donnait sur la rue. Peine perdu. Des murs retenaient les habitants de ce lieux comme un grillage retiendrait des chiens dans un chenil. Triste comparaison. Alors, MYSTERY se résigna. Elle baissa doucement les bras et ne chercha plus à fuir de cet endroit où proliferait la masse grouillante et visqueuse d'humain. Elle ne pouvait pas changer son apparence, alors elle décida de se tenir à l"écart. Jusqu'à ce qu'une femme lui attrape le bras et lui demande doucement si elle était bien elle-même. Une boite de produit divers pour le visage atterit dans les mains de l"onirivore, justifié par la capuche de MYSTERY qui "cachait un visage ingrat." Le mange-mystère ne répondit pas tout de suite, car elle reconnaissait Cathy, cette folle qui avait tenté de la tuer. Et la folle ne la reconnaissait pas, croyait qu'elle était un adolescent, sans doute. C'était coquace. MYSTERY tapota la tête de la fille de sa main ganté et gromella un merci, avant de repartir, sans un adieu. La doppleganger vivrait et mourrait seule. Car tel était son choix.
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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Sam 18 Jan - 14:24

Le cadeau du roi des Neets avait fait plaisir à son subalterne. Celui-ci jouait en effet avec la lame, la tournant sur plusieurs angles avant d'en admirer les reflets qui y miroitait. Dans ces reflets que Atsuki observait également, on pouvait voir la place de manière floue, quelques individus qui passait et surtout deux regards, l'un étrange, regard vert si pénétrant et sur de lui, qui pouvait afficher de nombreuses émotions comme l'amour, la rage ou le plaisir, même si le roi ne l"avait jamais vu ressentir ce genre de choses. Il faudrait plus se tourner vers le célèbre peintre de la Renaissance pour ce genre d'émotion intense... Il en savait certainenement plus sur Daryl que quiconque sur Né-Andarta... Et vice et versa.

L'autre regard, visible dans le bleu pâle et métallique de la lame mythique, était un peu brouillé par les verres des épaisses lunettes, et semblait moins fatigué qu'avant. Des cernes le soulignaient un peu, mais rien de bien incurable sur le long terme, et même si il semblait encore un peu renfoncé, l'allure de taupe que lui donnait cette partie du visage disparaissait au fil des jours. "Oui, se disait intérieurement le NEET, j'évolue chaque jour dans ce monde..." Et il n"en prenait conscience que maintenant.

Le geek recula alors et tappa sur l"épaule de son ami, avant de lui demander son avis sur l'objet, de sa voix un peu tremblotante et peu à l'aise. Une conversation s'engagea alors entre l'homme en armure de cuir légère, le genre qui coutait un petit peu d'argent et qui servait pour les chevaliers de conditions moyenne, et son supérieur, aux longs cheveux de jaie qui semblait mieux entretenu, à ses kimonos qui lui donnait un air de moine un peu zen, et ses pieds nus qui foulaient le sol du monde sans laisser de traces ou d'indices quand à sa direction. Quelle évolution entre cet homme et celui de son arrivé ! Oui, Atsuki était devenu plus mature, plus adulte et plus réfléchi quand au monde qui l"entourait. La faute aux dures conditions et à ses responsabiliés, sans doute...

Ainsi, Sylver arriva pour faire son cadeau au roi de Trèfle en pleine discution - sans doute stratégique - entre le bretteur aux cheveux vert, Valet du clan, et le NEET en kimono. Le garçon brun se tenait en retrait, et Atsuki mit quelques secondes avant de comprendre que sa nouvelle recrue était là. Alors, il fit un signe de son élégante et fine main, plus habitué au finesse du clavier qu"au combat violent, à son camarade chevalier. Celui-ci sourit et partit un peu plus loin, sans doute vers un peu de nourriture ou de boisson. Nos deux hommes se tenait donc face à face et le roi de Trèfle souriat un peu, encore bizarre certe, comme une demi-grimace, mais comment perdre cette mauvaise habitude ?

« O-Oui Sylver ? »

Le cadeau fut donné à Atsuki dans les règles de l'art, enfin, autant qu"il est possible de le faire en plein milieu d'une place situé dans un monde devasté et lui-même en proie à des divinités un peu folle sur les bords. C'était une vrai surprise pour Atsuki, une nouveauté étrange qui lui faisait vrament plaisir. En effet, le japonais n'avait pas connu d'enfance facile avec sa famille, qui passait les fêtes de Noël entre adulte et oubliait les anniversaires. Les domestiques était trop froids pour lui donner quoi que ce soit, et son frère était toujours à l'extérieur... Alors, Atsuki avait toujours passé ses fêtes de noël sur un ordinateur, à dialoguer avec d'autres personnes dans son cas, ou avec des Intelligence Artificielle comme Cleverbot. C'était souvent triste, mais Atsuki ne pouvait pas mettre le doigt sur ce qui lui faisait mal, à l'époque. Il n'avait pas les mots pour décrire sa douleur physique et psychique... Violence sémantique. Ainsi, plus que le cadeau en lui même, le geste de Sylver, qui le connaissait pourtant à peine, fit fondre en larmes le Trèfle. Elles roulèrent sur ses joues, triste bijoux translucides qui s'écrasaient sur le sol, tandis que la machoire du japonais tremblaient et que ces yeux exprimaient la profonde gratitude du pêcheur devant celui qui vient de l'asboudre. C'était un peu idiot et Atsuki le savait, pourtant c'était réel, et le roi ne pouvait pas arrêter cette situation un peu pathétique, mais attendrissante au fond, dans laquelle il se trouvait. Sylver avait de quoi être déconcerté ! La main du geek tenait son clavier de combat, chose de plastique et d'acier, sans doute tiré d'une énième oeuvre amateur sur internet. Un truc sympa, réel, un peu déluré sur les bords mais vraimemt original, le genre de chose qui avait sa petite communauté d'amateur sur Internet.

Le japonais essuya de son autre main son nez et ses joues humides, et tenta de se redonner une contenance avant de reprendre la parole, doucement. Il bégaillait comme d'habitude, et l'émotion serrait sa voix comme un bouchon de bouteille serre un goulot. Le filet de voix qui sortait de la gorge du geek était toutefois emprunt d'un réel sentiment de gratitude.

« M-merci... C'est la première fois qu'on m'offre quelque chose pour N-noël, a-alors... J-je sais p-pas quoi dire... »

Et c'était vrai. Parfois, les hommes ont du mal à mettre des mots sur ce qu'ils ont au fond de leurs coeurs, car ces mots leurs semblent dérisoire et vain. Ainsi, s'excuser envers des personnes que l'on a froissé, envers qui notre comportement a été mauvais, même si il partait d'un mal-être que l'on éprouvait envers cette personne, est une tâche ardue qui nécéssite souvent une profonde réflexion, et souvent pour un résultat médiocre et qui nous parait riddicule. Atsuki étant dans une situation simillaire avec ces remerciements, qu'il adressait de manière maladroite à son suivant. Pauvre geek, changeant mais gardant au fond la même base, la même timidité vis à vis du monde.

« Merci... Merci... »

Et c'est sans doute sur ces mots que la fête continua pour les deux Trèfles, qui était remplie d'une allégresse propre à cet esprit unique de Noël.

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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Dim 19 Jan - 13:36

Un jour, un soir, une nuit. Malgré les festivités, la nourriture abondante et l'alcool, qui semble suspendre le temps, celui-ci continue inexorablement sa course vers le Néant. Chaque minutes de ripaille finirent par se diluer dans la magnifique fête de Noël de Fortuna, qui souriait du panthéon en voyant tout les invités de la fête, ayant offert et reçu un cadeau, se bâfrer et s'amuser sous la lueur pâle de la lune.
 
Mais les bonnes choses on une fin, comme le disent les philosophes. Ainsi, même si cet évènement diamétralement opposé à ce que le plateau était sensé être remplissait de joie les individus qui le composait, il ne pouvait que se stopper dans les premières de l'aube. Des signes avant-coureurs de la suite apparurent discrètement, comme une somnolence chez les derniers debout, des ondulations dans le décor... L'Univers changeait selon les probabilités, comme si une main avait relancé le dé du destin, dans un grand jeu de rôle céleste. Le décor se mit lentement à fondre tandis que les derniers fêtards chutaient au sol, ivre mort ou évanoui, ou encore terrassé par la fatigue. Coulant sur leurs corps, tel une couche de cire voulant immortaliser une scène d'orgie, l'environnement noyait lentement les divers individus, avant de former une mare de pâtes à gâteaux, et de s'évaporer.
 
Réveil. Dur réveil. Sur un lit, sur son matelas de squat, ou encore à même le sol, chacune des personnes qui se sont retrouvées sur la place de l'horloge se réveillaient comme après une grosse buverie, la gueule de bois si présente qu'on aurait pu les prendre pour Pinocchio. Dans leurs logis respectifs, les yeux vagues, la tête embrumée, les cernes marqués, les traits tirés, le cœur au bord des lèvres, tous à se demander ce qui se passe, si il avait rêvé ou si la veille était réel. Pas de cadeaux prêts d’eux, mais une petite lettre de remerciement de Fortuna. Même si tout cela était faux, il y avait quand même le sens du partage, la joie avait été réelle. Et chacun portait en son cœur le souvenir de cette fête, en un grand secret commun.
 
Event de Noël terminée, merci de votre participation
-          Lulu le staffien.
 
Crédit obtenu :

  1. Cadeau offert : 10xp
  2. Post supplémentaire : 5xp.

 
Pour l’influence des clans :

  1. Par Cadeau offert : 2pts.

 
Membres ayant reçu de l’expérience :
-          Evangéline : 10xp.
-          Raphaël D. Simmons : 10xps.
-          L’œil masqué : 10xps.
-          Marionnette Winchester : 10xps
-          Atsuki Sengo : 15pts
-          Sylver Gellidus : 10xps.
-          Teddy Bradfort : 10xps
-          Amber Holsey : 10xps.
-          Cathy Scotwill : 10xps.
-          Alexandro Derrechi : 10xps.
-          Liang Tsao : 10xps.
 
Point d’influence par clan :

  • Cœur : 6pts.
  • Carreau : 0pts.
  • Trèfle : 6pts.
  • Pique : 6pts.
  • Rebelle : 4pts.

 
Ne pas réclamer ces points, ils vous ont déjà été crédité.  
 

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MessageSujet: Re: Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier] Aujourd'hui à 14:36

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Event de Noël [Participation libre — Jusqu'au 13 Janvier]

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