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Rumeurs
• Il parait qu'Ordre Funeste déteste les instruments de musique car son frère Lumière jouait du piano très fort à l'heure de sa sieste quand il était petit.
• On raconte que lorsque vient la pleine Lune, on peut voir des Dryades dans la Forêt...
On murmure que LA SAINTE LAME NOM DE DIEU C'EST PAS RIEN est caché dans le Sanatorium... Et que celui qui prendra cette épée pourra commander au vent et vaincre les dieux... Info ou Intox ?
• Il se dit dans les couloirs du panthéon que Flore Ravageuse userait de rambourage pour améliorer ses formes.
Autres Rumeurs.
Notifications
• Pluie et nuage sont annoncé, avec des orages fréquents. Pensez à rester couvert et à l'abri de l'humidité qui favorise [b]les maladies.[/b]
• La forêt et la Ville sont affecté par la Pluie : la forêt est renforcée, les plantes semblent plus dangereuses et plus agressive.
• En ville, les monstres ont tendances à se montrer moins fréquemment à cause de la pluie.
• Le Monstre de Sable a disparu.
• Votre personnage peut être atteint de la fièvre Néandertalienne à cause de l'humidité. Cela peut être de votre volonté... ou de celle du staff. Son prochain rp devra être écrit dans un état fébrile, nauséeux. Votre personnage aura du mal à se concentrer et à communiquer avec autrui. Cette fièvre peut durer une semaine... Et peut entraîner la mort. La maladie croit en puissance les trois premiers jours, puis sa puissance diminue avec le temps.
Les Liens du Sang
Innokentiy
Fils de Evangeline
Sharon Chilton
Soeur de Sylver Gelidus
Merry Shark
Soeur de Seth Shark
L'Ingénieur
Meilleur Ami d'Atsuki Sengo et As de Trèfle.
Drusilla Giovanni
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Maria Selimont
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Soeur de Amber Holsey
Johanna Saddler
Mère de Leet Saddler
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Petite amie de Liang Tsao
Chad Stoneford
Demi-frère de Yuki Icesoul
Vladimir Dragomirov
Ex du chef des rebelles



 

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Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne]

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MessageSujet: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Jeu 13 Fév - 2:28

"Créature humanoïde, possède de longues griffes semblables à des lames à la place des doigts. Très agressives, mais rares. Rencontré dans la partie nord de la ville, près de la rivière."

Liang termina la phrase, puis referma son petit carnet avant de le ranger dans un sac qu'il avait trouvé pendant un tour de garde. Le guerrier avait pensé que dresser un annuaire de tous les monstres pouvant être trouvés sur Né-Andarta ainsi qu'un résumé de leur mode de vie, forces et faiblesses ne pouvait qu'être utile pour protéger son clan. L'idée était bonne, plusieurs joueurs auraient bien aimé avoir quelqu'un aussi dévoué et assidu que Liang dans leur rang et s'occuper de telles choses, quitte à risquer sa vie, mais le problème n'était pas là: le Chinois écrivait son super livre ultra-pratique en chinois ancien, une langue qu'il était le seul à comprendre sur le Plateau. Du coup, l'idée avait été abandonnée par les Piques, mais Liang avait quand même décidé de la mettre à exécution pendant ses temps libres.

S'emparant de son arbalète, le guerrier de légende se remit en marche, espérant peut-être trouver quelques chose d'utile pour son clan, mais la rivière n'était pas abondante en trucs intéressants, il n'y avait que des montres dont la chaire n'était pas comestible. C'était décevant, mais au moins avait-il pu rajouter quelque chose à son livre.

Des bruits de pas se firent entendre et le guerrier se tendit tout de suite. Il se tut complètement, écoutant avec attention pour trouver où était la personne qui approchait, puis alla se cacher en silence derrière un mur. S'il avait bien entendu, la personne allait arriver par là, s'il se cachait il aurait un effet de surprise et pourrait facilement avoir l'avantage.
Le Chinois attendit, attendit... puis quand la personne surgit de derrière lui, avant qu'il ou elle n'ait pu le remarquer, il le/la frappa à la nuque avec le manche de son arbalète et le/la rattrapa avant qu'il/elle ne s'écroule, le coup l'ayant probablement assommé ou seulement surpris, mais la première option semblait la bonne.

Liang retourna le corps et constata qu'il s'agissait d'une femme, ou plutôt d'une fille, elle semblait jeune. Elle avait les cheveux noirs, mais impossible de savoir autre chose sur elle pour l'instant. Pour avoir des informations, il fallait attendre qu'elle se réveille.
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Jeu 13 Fév - 21:17

Ça faisait à peine quelques minutes que j'avais abouti dans ce monde dont je ne connaissais rien. J'étais restée assise longtemps, essayant de me ressasser ce qui venait de m'arriver. Est-ce que je venais de mourir ? La dernière chose dont je me rappelais était m'être fait poignarder dans une ruelle. Pourtant, je ne semblais pas blessée. Je me relevai, m'attendant à souffrir à cause de ma plaie, mais il n'en fut rien. J'observai alors autour de moi. J'étais debout dans un espèce de champ, à ma droite, il y avait une rivière et, loin devant moi, il y avait une ville. De la civilisation ! Il ne me fallut pas longtemps avant d'arriver près d'un grand mur sur lequel je m'accotai quelques secondes en me rappelant soudainement d'un détail important : ma dague ! Où était-elle ? Je tâtai un peu mes habits avant de constater avec soulagement qu'elle s'y trouvait toujours. Je continuai ma route sans tarder. Le mur se finit bien vite. J'allais poursuivre quand, soudainement, je sentis une vive douleur qui partait de ma nuque et s'étendait dans ma colonne vertébrale. Puis tout devint noir.

Lorsque je repris conscience, je constatai qu'un homme de grande taille et aux traits sévères m'observait calmement. Je bondis sur mes pieds, ignorant la douleur que ce mouvement m'infligeait, et saisit ma précieuse dague. Il ne sembla pas impressionné du tout. Je me reculai un peu et lui demandai froidement :

« Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ?»
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Jeu 13 Fév - 23:06

La fille finit par se réveiller. Elle n'avait rien, du moins si le coup l'avait blessé elle ne le montrait pas, mais elle semblait très contrariée. Normal, si on considérait qu'un parfait inconnu venait de l'assommer. Mais Liang ne s'excusa pas, d'ailleurs, si elle s'avérait être dangereuse, il n'hésiterait pas à recommencer et cette fois, de façon à ce qu'elle ne se réveille plus jamais.

Le Chinois pointa son arbalète vers la fille, l'intimant silencieusement de ne rien tenter.


-Je te le dis si tu me le dis d'abord. 

La dague de la fille ne lui faisait pas peur du tout, si elle arrivait seulement à le toucher, son armure allait le protéger. Faire du mal à une fille ne le dérangeait pas, mais ça c'était seulement si elle était une ennemie. On ne s'attaque pas à ses alliés, tout de même, sauf dans certaines conditions super rares...
Le guerrier examina attentivement la fille, malgré son courage et son arme, elle semblait un peu perdue. Venait-elle d'arriver sur le Plateau? Liang savait très bien que les dieux choisissaient les moments à l'improviste, ce qui confirmait un très mauvais sens du timing chez eux.


-J'ai une question pour toi: Sais-tu où nous sommes?
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Ven 14 Fév - 20:15

J'avais à peine fini ma phrase qu'il me lança un regard à faire glacer le sang. Je frissonnai légèrement, car j'avais déjà eu à faire à ce type d'ennemis et la dernière chose que je souhaitais était d'engager un combat contre lui. Il leva alors son arme vers moi. Bon dieu ! Une arbalète ! Il fallait absolument que ce soit une arbalète ? Je n'avais jamais aimé cette arme, enfin, pas depuis mon combat contre un homme qui en possédait une. Disons que ç'avait laissé des cicatrices.

Je l'entendis vaguement me dire de me présenter en premier, mais je n'y fis pas attention. J'étais plutôt en train de me préparer à me jeter par terre au cas où il déciderait de tirer. C'est d'ailleurs ce qui m'avait sauvé la vie la dernière fois. En plantant mes yeux dans les siens, je vis qu'il analysait mes réactions. À ce moment, j'avais tellement envie de m'enfuir loin d'ici. J'essayai de garder un air confiant malgré les doutes qui commençaient à m'assaillir. Je savais que j'étais dans le pétrin et que je devais absolument m'en sortir. Puis, il brisa de nouveau le silence.

« J'ai une question pour toi: Sais-tu où nous sommes ? »

La question me déstabilisa quelques secondes. Vraiment ? Est-ce que j'avais l'air d'une fille qui savait où elle se trouvait ? Je baissai mon arme de quelques centimètres et lui répondis sur un ton sarcastique.

« Je ne sais pas où on est, mais ce n'est certainement pas le paradis. Je doute qu'un ange me pointerait une arme dessus.»

Sans prendre le temps d'observer sa réaction, je fis plusieurs pas en arrière et tournai le coin de mur d'où j'étais arrivée. Je me sauvai à toute vitesse en espérant qu'il ne me suivrait pas. Après quelques minutes de course folle, je trouvai une cachette dans un buisson rempli d'épines. Ma petite taille me permit de m'y faufiler sans que ces dernières ne m'arrachent la peau. J'attendis patiemment, essayant de retrouver mon calme. Super ! Qu'est-ce que je fais maintenant ?
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Sam 15 Fév - 14:37

La fille n'avait pas froid aux yeux, il pouvait au moins lui accorder ça. Mais sa belle contenance s'effritait alors que Liang n'avait fait aucun geste encore. Elle paniquait, elle avait peur de lui et, chose pas si surprenante, elle ne savait pas où elle se trouvait. Elle venait d'arriver... intéressant.

La jeune fille avait au moins deviné que ce n'était pas le paradis. C'était pas si mal, le Chinois avait déjà rencontré quelqu'un qui le croyait. Mais le guerrier ne s'était pas comporté de la même façon avec cette autre fille, celle-là, juste devant lui, était une combattante. Inutile de prendre des risques. Mais peut-être que la terroriser n'était pas nécessaire...?

Avant même qu'il n'ait pu dire autre chose, l'informer ou même la rassurer quant à ses intentions, la fille prit la fuite, trop vite pour que Liang puisse réagir. Il se mit à courir derrière elle, espérant la rattraper, mais quand il tourna le coin elle avait disparu. Rapide.
Le Chinois grogna de mécontentement et regarda partout autour de lui. Il n'était pas un excellent pisteur, son général et mentor n'avait pas jugé nécessaire de lui enseigner ça, mais il n'était pas stupide pour autant. Il se pencha, posa une main sur le sol et sentit un léger relief... en forme de pied. Et une autre, puis une autre, toutes se dirigeant vers un buisson. Liang soupira.
Il se releva tranquillement et regarda le buisson.


-Vu tous les monstres qu'on peut trouver dans un simple buisson, rester là n'est pas une excellente idée.

Il plongea la main dans le buisson et attrapa la fille par le bras, la tira hors du buisson et la souleva de terre, l'empêchant de s'enfuir à nouveau. Son visage exprimait un sérieux sans pareil.


-Je n'ai pas le temps de jouer au chat et à la souris, alors si tu ne veux pas d'une flèche dans la tête, je te conseille de rester tranquille.

Sans plus de manière, il la re déposa sur le sol et pointa son arme vers elle à nouveau.


-Non, ici ce n'est pas le paradis, c'est un enfer créé par des dieux cruels et sans aucun respect pour la vie humaine. C'est un plateau de jeu, et nous en sommes tous les pions, certains sont plus importants, mais la plupart des gens, comme toi, ce ne sont que de la chair à canon. Si tu veux survivre, tu dois te battre pour ton clan et éliminer tout ceux qui se mettront en travers de ta route.

À quel clan pouvait-elle appartenir? Liang ne connaissait pas très bien les autres clans, ignorance qui le rebutait, mais cette fille pourrait peut-être rejoindre les Piques? Il n'y avait qu'une seule façon de le savoir.


-Lorsque tu t'es réveillé, tu as comme tout le monde fait un rêve ou eu une vision. Qu'est-ce que tu as vu?

Il ne pouvait qu'espérer que ce soit une gare, donc la base des Piques. Sinon, il serait forcé de la tuer, et ce ne serait aucunement juste. Elle venait à peine d'arriver...
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Sam 15 Fév - 16:46

J'étais en train de penser à une façon de m'échapper de cet endroit étrange quand une voix me fit sursauter. Bien vite, quelqu'un saisit mon bras et me tira en-dehors du buisson. C'était l'homme à l'arbalète. Merde, il est insistant. J'allais encore devoir le semer. Enfin, si seulement mes pieds touchaient encore au sol ! Pour une fois, j'aurais aimé peser plus lourd. Il m'expliqua alors où nous nous trouvions. Un plateau de jeu ? L'enfer ? Moi, de la chair à canon ? Bon sang ! Tuez-moi tout de suite !

L'homme m'avait posée au sol et pointait de nouveau son arme sur moi. Je vais me faire empaler deux fois dans la même journée. Que de bonheur ! La peur me quittait peu à peu, car j'estimais que mes chances de survie déclinaient à chaque seconde. Il me demanda alors si j'avais fait un rêve ou eu une vision. Mon rêve me revint en mémoire, mais je n'arrivais pas à savoir en quoi il consistait. Je m'étais retrouvée dans un endroit vaste, avec un tunnel et une espèce d'échelle en métal était posée sur le sol. Je marchais sur ces échelles, puis j'ai vu deux feux volants, peut-être des lanternes, s'avancer vers moi en grandissant. Au moment où ils sont arrivé devant moi, je me suis réveillée.

Je regardai l'homme, un peu confuse.

« Heum... Je... Ben... Euh... »

Je ne savais pas trop quoi lui dire. Je décidai alors de sortir ma dague sans mouvement brusque et de m'accroupir pour dessiner l'endroit de mon rêve dans le sol. J'essayai de me souvenir de tous les petits détails pour pouvoir les graver le plus fidèlement possible.

Je sentais son regard dans mon dos. Il devait se demander ce que je faisais. J'ignorai cette sensation inconfortable et terminai mon dessin rapidement. Mes genoux me firent souffrir lorsque je me relevai, car j'étais restée accroupie trop longtemps. Je rangeai ma dague pendant qu'il observait mon oeuvre. J'aurais bien voulu me sauver une seconde fois, mais j'étais certaine qu'il me retrouverait. Il ne me restait plus qu'à attendre patiemment.
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Dim 16 Fév - 23:41

La fille cessa toute résistance face à Liang pour se mettre à réfléchir. L'allusion à une vision semblait lui rappeler quelque chose, mais le Chinois savait bien qu'une gare ne lui disait sans doute rien. Étant lui-même né bien avant que la société ne commence même à compter les années, il n'avait vu d'abord que des monstres noirs dans les trains et n'avait pas pu se faire complètement à l'idée que ceux-ci n'étaient pas vivants. Heureusement, il s'en était sorti grâce à l'aide des autres membres du clan.
La fille lui tourna le dos, s'accroupit et se mit à dessiner. Le Chinois la regarda faire en fronçant les sourcils, mais aussi en observant attentivement. Qu'est-ce qu'elle tentait de lui expliquer? Enfin, quand elle s'écarta, Liang ne pu s'empêcher de sourire. Elle avait dessiné la base des Piques.

Il agrippa une nouvelle fois la nouvelle recrue, mais cette fois pour l'aider à se relever et la retourner vers lui. Il ne souriait plus, mais n'avait plus l'air aussi menaçant. Il l'examina de la tête aux pieds, ne la voyant plus comme une ennemie mais comme une combattante potentielle pour l'armée des Piques.


-Ta vision représente une gare, un endroit rempli de machines du futur capables de transporter les gens d'un endroit à l'autre, mais en quelques heures. C'est très rapide, mais ils ne fonctionnent pas ici.

Il baissa son arbalète et la laissa tomber sur le sol pour retirer son casque. Il se pencha brièvement, suffisamment pour dévoiler le tatouage sur sa nuque à la fille, puis se redressa et remit le casque.

-Tu devrais en avoir un identique quelques part, puisque ta vision t'a montré la base de ton clan. Le clan des Piques, qui est aussi le mien. Nous sommes donc des alliés.

Il s'inclina brièvement devant elle pour la saluer dans les règles. Il sentait que sa présence dans le clan allait lui être très utile, puisqu'il n'avait pas encore réussi à mobiliser les meilleurs combattants des Piques et à former les plus faibles.


-Excuse moi pour tout à l'heure, tu comprendras que je ne pouvais pas réagir autrement. La méfiance est un véritable mot d'ordre ici. Je suis Liang Tsao, le chef militaire du clan Piques. Et toi?
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Lun 17 Fév - 20:11

Toute trace d'hostilité quitta l'homme lorsqu'il vit mon dessin. Je cessai enfin de retenir mon souffle. Lorsqu'il laissa son arbalète tomber et enleva son casque, un grand poids s'envola de mes épaules. Il me montra son tatouage en forme de jeu de carte, puis remit son casque. Il m'expliqua que j'en avais un moi aussi.

Soudain, contre toute attente, il s'inclina légèrement et se présenta en bonne et due forme. Il s'appelait Liang Tsao et était le chef militaire du clan Piques. Je n'en fus pas surprise, il me faisait penser à ces grands chevaliers qui travaillaient avec Dominic avant qu'il ne perde la vie. De vrais monuments, ces gars.

Par pur réflexe, je le saluai à la façon des insoumis. Je crachai dans ma paume et lui fis une poignée de main. C'était assez dégoûtant, je dois l'avouer. Moi même, la première fois qu'on me l'avait fait, j'avais presque frappé la personne en face de moi. Si ce n'avait pas été de mon ami qui m'avait retenue, le pauvre homme aurait perdu le peu de dents qui lui restait. On m'avait alors expliqué que c'était la meilleure façon de s'assurer de la sincérité de quelqu'un. D'ailleurs, on m'avait aussi dit que c'était bien moins dégoûtant quand c'était notre salive et non celle de l'autre. C'était vrai.

Je regardai Liang et lui fis mon plus beau sourire pendant que je serrais sa main.

« Moi c'est Marianne. Marianne Falconey. »

Je lâchai sa main et essuyai la mienne sur mon pantalon. Je me mis à la recherche de mon tatou, le laissant se remettre de notre poignée de main.

Le tatou n'était pas sur mes bras ni sur mes épaules... Il n'était pas plus sur mes jambes. Peut-être bien dans mon dos ou sur mon ventre ? Je devrais peut-être y voir plus tard, car je ne souhaitais pas choquer mon nouvel allié. Enfin, pas plus qu'il ne l'était déjà. De toute façon, je préférais me garder une petite gêne.

Je jetai un regard interrogateur à Liang, qui avait probablement envie de m'arracher la tête soit dit en passant, avant de lui demander :

« Maintenant que les présentations sont terminées... C'est quoi la prochaine étape ? »
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Jeu 20 Fév - 21:56

Marianne. Un autre nom étrange, comme tous les noms. Une étrange science des sons que de créer des noms. En Chine, tous les nom étaient très courts et simples, ne dépassant jamais deux syllabes. Liang, Mai, Sun... tous faciles à appeler sur le champ de bataille. Là était tout l'utilité des noms courts.

Bref, elle s'appelait Marianne. Et elle faisait partie de la famille des Falconey. Liang se demanda soudainement ce qu'était devenue sa propre famille. Il avait été le seul enfant des Tsao, ses parents avaient-ils eu d'autres enfants? C'était la coutume, mais depuis près de quinze ans il n'avait reçu aucune nouvelle d'eux. Maintenant, il n'en aurait jamais.

Il l'avait salué, maintenant la nouvelle Pique en fit de même, mais d'une façon complètement différente. Elle cracha d'abord dans sa main, ce qui causa déjà un assez bon effet de surprise chez le guerrier, et elle lui serra ensuite la main, accentuant encore plus cette même surprise. Heureusement, cette poignée de main insolite fut brève, sinon il aurait pu y mettre fin sans grande tolérance.
Il essuya discrètement sa main et la regarda dans les yeux en fronçant les sourcils.

-Ne fais jamais ça aux autres membres du clan, tu risquerais de le regretter assez vite.


Au moins, cette jeune recrue posait les bonnes questions. La prochaine étape? La ramener à la base, s'assurer qu'elle reste en vie jusque-là, puis la présenter aux autres, et enfin la former et lui trouver une fonction au sein du clan. Rien de bien compliqué, s'ils pouvaient rejoindre la gare avant la tombée de la nuit. Après ça, la présence de beaucoup plus de monstres allaient rendre le voyage beaucoup plus difficile.
Le Chinois releva la tête, examinant le ciel avec attention. Le soleil était très bas, le temps manquait déjà.

-Tu vas venir avec moi à la base, où Raphaël, notre roi, décidera quel sera ton nouveau rôle parmis nous. On a une heure avant que la nuit ne tombe, il faudra y arriver avant.

En d'autres mots, il espérait qu'elle marche vite, car il ne pouvait pas se permettre d'attendre. Chaque seconde était précieuse, il ne devait pas en perdre une seule.
Le Chinois reprit son arbalète et se mis en route. Marianne allait le suivre, elle n'avait pas le choix. Et si elle se croyait assez forte pour survivre...



-Ne sous-estime pas le travail des dieux, Marianne. Un joueur qui n'obéit pas aux règles est un joueur mort. La gare est ta seule chance de survie. En route!
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Ven 21 Fév - 22:37

Liang et moi marchions depuis quelques minutes déjà. Les derniers rayons du soleil illuminaient la ville déserte et nous n'étions qu'à mi-chemin. Le guerrier pressa le pas, car il voulait faire le plus de trajet possible avant la tombée de la nuit. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais ç'avait peut-être rapport avec cette histoire de monstres qu'il avait mentionnée lorsque j'étais dans les buissons.

J'ajustai mon pas au sien pour rester à sa hauteur. Je n'avais pas vraiment envie de me perdre dans cette ville. Tout d'un coup que je me fasse assommer encore une fois, mais par un vrai fou ? Non merci !

Je continuai à marcher rapidement. Soudainement, je me pris les pieds dans quelque chose. Je m'étalai au sol en poussant un cri. Je n'avais pas remarqué l'objet en raison de la noirceur. J'avais à peine remarqué que le soleil était désormais couché. Mes joues s'empourprèrent à mesure que je réalisais à quel point j'avais l'air stupide. Je me relevai en balançant une excuse bidon.

« C-C'était volontaire. »

Nous reprîmes la route sans tarder. La tension était palpable. Cependant, plus le temps s'écoulait, plus ma garde était relâchée. Qu'est-ce qu'il pouvait arriver de si pire ?

Au moment même où je pensais à cela, un grognement sourd retentit près de mon oreille. J'eus à peine le temps de faire volte-face que je fus plaquée au sol par une créature étrange. Mais qu'est-ce que c'était que cette bête ? Elle grognait et bavait par dessus moi. Je n'eus d'autre choix que de sortir ma dague et me défendre. Un liquide visqueux me coula dessus alors que je lacérais son corps avec mon arme. Beurk ! En plus il y avait cette odeur nauséabonde. C'était pire que la fois où j'avais dû me cacher dans un enclos de vaches avec mon ami Noah !

La créature m'asséna un coup de patte sur le ventre, me coupant le souffle pour un moment. Je l'observai quelques secondes, espérant trouver un point faible. Malheureusement, elle n'avait pas d'yeux, juste une mâchoire remplie de dents acérées. La bête ouvrit la gueule et poussa un rugissement à glacer le sang. Je sautai sur l'occasion et enfonçai ma dague dans sa gorge en espérant ne pas y perdre mon bras.

Elle rugit une seconde fois et s'éloigna de moi d'un bond. Ses dents laissèrent de longues estafilades sur mon avant-bras. Mon coup semblait l'avoir affectée, mais ce n'était visiblement pas mortel. Je me relevai sans tarder et me figeai brusquement. Quatre autres créatures semblables nous entouraient. Nous étions vraiment dans de beaux draps.
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Dim 2 Mar - 21:02

Ils marchaient depuis longtemps déjà, aucun des deux Piques ne montraient le moindre signe de fatigue. Liang restait vigilant et espérait que la jeune fille en fasse de même. Marianne suivait bien le ruthme, mais malgré ça ils n'allaient pas pouvoir arriver à la gare à temps. Le Chinois arma discrètement son arbalète, au cas où ils auraient à se battre.
La nouvelle Pique trébucha et tomba par terre. Soucieuse de garder son orgueil intact, elle s'inventa une excuse alors qu'elle se relevait. Liang la regarda faire sans réagir et quand elle fut prête à se remettre en route, il continua de marcher sans dire un mot. Ils n'avaient pas de temps à perdre.

Un grondement sourd se fit entendre et en une fraction de seconde, Marianne disparut sous un monstre sans yeux à l'aspect menaçant. Le guerrier cria pour éloigner la bête, mais rien à faire. La nouvelle réussit à se défendre elle-même et le monstre recula. Ce fut l'ouverture dont Liang avait besoin et sans attendre, il se jeta sur le monstre, l'empoigna par la mâchoire et d'un mouvement sec, lui tordit le cou. Le monstre s'écroula sur le sol, mort.
Le Chinois recula rapidement jusqu'à être dos à dos avec Marianne. D'autres monstres arrivaient.

-N'attaque que ceux qui s'approchent de toi, ne les attaque pas en premier! Je m'occuperai d'eux!

Pour lui montrer, il tira une première flèche là où les monstres auraient dû avoir des yeux. La bête visée rugit de colère, puis fonça vers eux.


-Vas-y!

Et il s'acharna sur une deuxième bête. Les autres n'attaquèrent pas encore, elles semblaient hésiter.
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Lun 3 Mar - 4:05

Je regardai Liang pendant qu'il brisait le cou de la bête. C'était l'exemple dont j'avais besoin. J'avais toujours appris rapidement, surtout dans les moments critiques, c'est-à-dire tous les jours de ma vie. Nous nous retrouvâmes dos à dos. Il me conseilla d'attendre que les bêtes attaquent et tira sur l'une d'entre elles. La créature fonça vers moi. Je dus me retenir d'esquiver son attaque, car c'aurait été une très mauvaise idée considérant qu'un allié se trouvait derrière moi.

Je décidai de bloquer les coups de patte de la bête. Cette dernière constata que ses coups ne portaient pas fruit et décida de me charger avec sa tête. Je fus projetée vers l'arrière, mais je m'accrochai à sa tête pour ne pas foncer dans Liang. J'en profitai pour me positionner derrière la bête et lui tordre le cou. Je sentis ce que je croyais être sa colonne craquer sous la pression, puis elle tomba au sol, inerte.

J'eus à peine le temps de reprendre mon souffle qu'une autre bête se jetait sur moi. Elle mordit mon bras déjà lacéré et je répondis par un coup de genou dans sa gueule. Je ne sentais pas la douleur tellement j'étais absorbée dans le combat. Je saisis ma dague et la lui plantai dans ce qui semblait être son oreille. La créature s'effondra par terre. Je jetai un coup d'oeil vers Liang. Toujours vivant.

Soudainement, l'un des monstres lâcha un cri si aigu que j'eus l'impression que mes oreilles étaient transpercées par des millions d'aiguilles. Les bêtes restantes s'éloignèrent subitement de nous et battirent en retraite. Je restai tendue quelques minutes, à l’affût du moindre bruit autre que le sifflement persistant dans mes oreilles.

Quand je fus à peu près sûre que les créatures étaient parties, je m'assis par terre pour reprendre mon souffle. C'est à ce moment que je pris conscience que mon bras droit était couvert de sang et faisait atrocement mal. Malheureusement, je n'avais pas de bandages pour panser ma plaie. Compte tenu de la noirceur, je ne pensais pas que mon allié puisse remarquer ma blessure, mais je fis quand même l'effort de la lui cacher. On ne sait jamais.
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Dim 16 Mar - 16:45

Les flèches volaient, les monstres battaient en retraite, le duo de Pique semblait invincible, pour l'instant. Marianne se débrouillait très bien, elle tuait les monstres sans problème et Liang s'assurait qu'aucun d'entre eux ne l'attaque par derrière. Bien qu'il tenait à sa survie et qu'il devait s'assurer que tous les deux reviennent à la gare en un seul morceau, c'était quand même une bonne opportunité pour tester la recrue. Et selon le guerrier, elle était parfaite. Les bons combattants n'étaient pas très nombreux dans le clan, plus il y en avait, mieux c'était.

Les bêtes finirent par prendre la fuite, laissant les deux combattants seuls. Liang reprit son souffle et s'approcha des monstres morts pour reprendre ses flèches. Il rangea son arme et ses munitions avant de s'approcher de Marianne.

-Pas mal. Tu n'as rien?

Sans attendre, il lui fit signe de le suivre et poursuivit sa route. Ils devaient se dépêcher, le Plateau devenait de plus en plus dangereux une fois la nuit tombée.

-Passe devant.

Le Chinois attrapa la fille par le bras et la tira devant lui. Il remarqua tout de suite quelque chose de bizarre: le bras de la demoiselle était humide et poisseux. Ayant passé plusieurs années sur le champ de bataille, il reconnut tout de suite la texture du sang. Marianne était blessée.
La recrue tenta de continuer de marcher, mais Liang la retint par le bras. Il examina la blessure le mieux possible, l'obscurité n'aidait pas. L'odeur du sang n'allait pas manquer d'attirer d'autres monstres. Il déchira un bout de sa manche et en fit un pansement rudimentaire, puis posa une main ferme sur sa nuque et la força à avancer. Il était furieux.

Comment avait-il pu laisser ça arriver? Comment avait-elle pu se blesser ainsi? Pourquoi avait-elle tenter de lui cacher? S'il ne l'avait pas remarqué, la blessure aurait pu s'infecter ou les monstres auraient pu les retrouver et ça en aurait été fini d'eux.

-Nous sommes presque arrivés. Marche plus vite!
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Mar 18 Mar - 20:54

Je réprimai avec peine un cri de douleur lorsque Liang saisit mon bras blessé pour me faire passer devant. Bon sang que ça faisait mal ! Sans oublier qu'il avait une poigne ferme, ce qui empirait le tout. J'essayai de continuer le chemin comme si de rien n'était, mais il me retint et regarda ma plaie. Je ne dis rien sur le moment, craignant un peu sa réaction. Je commençais à sentir la colère émaner de lui. Je détournai le regard, car je savais pertinemment que c'était ma faute.

Après avoir fait un pansement de fortune sur mon bras, il m'obligea à reprendre la route. Je me dégageai aussitôt de sa prise sur ma nuque. S'il y avait une chose que je détestais plus que tout, c'était qu'on me touche le cou et la nuque. Il n'y avait pas de raison en particulier, c'était seulement un endroit sensible.

Le trajet se passa dans un silence malaisant. J'avais hâte d'arriver à destination. Comme pour empirer les choses, le temps passa avec une lenteur, comment dire... Abominable ? Il n'y avait que le bruit de nos pas et, de temps en temps, des cris perçants déchiraient la nuit, me faisant redouter une nouvelle attaque. Heureusement, il n'y en eut pas.

C'est alors que le guerrier m'informa qu'on était presque rendus. Je pressai le pas avant même qu'il ne me le demande, enfin, ordonne décrirait mieux son ton de voix. Je ne pensais pas avoir déjà marché aussi vite. C'était presque de la course. Puis, finalement, je le vis.

Devant nous se dressait un grand bâtiment de forme carrée. Sa façade était en verre et les côtés en brique. Je ne pouvait distinguer les détails à cause de la noirceur, mais j'imagine que j'aurai amplement le temps de les admirer plus tard, à la lumière du jour.

Nous entrâmes et fûmes accueillis par quelques personnes qui me regardaient étrangement, comme l'inconnue que j'étais. On me fit un bandage décent et m'attribua un endroit où dormir. Cependant, cette nuit-là, mes yeux ne voulaient pas se fermer. J'étais encore stupéfaite d'être dans cet endroit étrange.

Ceci était mon nouveau foyer.
Ma nouvelle vie.

FIN~
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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Mar 22 Avr - 11:42

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MessageSujet: Re: Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne] Aujourd'hui à 14:40

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Le quatorzième chapitre [Réservé à Marianne]

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