21 pts30 pts25 pts41 pts28 pts


Rumeurs
• Il parait qu'Ordre Funeste déteste les instruments de musique car son frère Lumière jouait du piano très fort à l'heure de sa sieste quand il était petit.
• On raconte que lorsque vient la pleine Lune, on peut voir des Dryades dans la Forêt...
On murmure que LA SAINTE LAME NOM DE DIEU C'EST PAS RIEN est caché dans le Sanatorium... Et que celui qui prendra cette épée pourra commander au vent et vaincre les dieux... Info ou Intox ?
• Il se dit dans les couloirs du panthéon que Flore Ravageuse userait de rambourage pour améliorer ses formes.
Autres Rumeurs.
Notifications
• Pluie et nuage sont annoncé, avec des orages fréquents. Pensez à rester couvert et à l'abri de l'humidité qui favorise [b]les maladies.[/b]
• La forêt et la Ville sont affecté par la Pluie : la forêt est renforcée, les plantes semblent plus dangereuses et plus agressive.
• En ville, les monstres ont tendances à se montrer moins fréquemment à cause de la pluie.
• Le Monstre de Sable a disparu.
• Votre personnage peut être atteint de la fièvre Néandertalienne à cause de l'humidité. Cela peut être de votre volonté... ou de celle du staff. Son prochain rp devra être écrit dans un état fébrile, nauséeux. Votre personnage aura du mal à se concentrer et à communiquer avec autrui. Cette fièvre peut durer une semaine... Et peut entraîner la mort. La maladie croit en puissance les trois premiers jours, puis sa puissance diminue avec le temps.
Les Liens du Sang
Innokentiy
Fils de Evangeline
Sharon Chilton
Soeur de Sylver Gelidus
Merry Shark
Soeur de Seth Shark
L'Ingénieur
Meilleur Ami d'Atsuki Sengo et As de Trèfle.
Drusilla Giovanni
Ennemie d'Alexandro Derrechi
Maria Selimont
Amie de Sullivan Gordon et ancienne As de Trèfle.
Ruby Holsey
Soeur de Amber Holsey
Johanna Saddler
Mère de Leet Saddler
Mai Sun
Petite amie de Liang Tsao
Chad Stoneford
Demi-frère de Yuki Icesoul
Vladimir Dragomirov
Ex du chef des rebelles



 

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Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre||

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MessageSujet: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Mar 4 Mar - 21:34

Bam ! Oui, c'est sur ce "Bam!" que commence cette nouvelle histoire à propos d'un chasseur. Un chasseur sorti de son époque, largué sur le toit d'un bâtiment et la perspective d'une abondante forêt par delà laquelle s'étend une ville. Noël se redresse péniblement, il cherche autour de lui un repère, quelque chose de familier qui pourrait l'aider à se souvenir. Hélas, rien... Enfin si l'on considère que son postérieur douloureux n'est rien de familier, n'y voyez là qu'une allusion aux corrections et cuisants échec auxquels il a dû faire face de nombreuses fois. Il expire doucement tout l'air de ses poumons et se relève un peu chancelant. L'architecture du bâtiment ne lui évoque rien, pas même une once d'idée d'où cette étrange bâtisse peut venir. Enfin plutôt d'où il est pour être sur cette étrange bâtisse.

Sur le toit, le soleil jouait avec les nuages créant des percées de lumières et des barrages d'ombre légère. Un jeu naturel sans doute possible grâce à la végétation luxuriante qui dominait même le bâtiment haut de plusieurs étages se faisait dominer par les grands arbres. Le jeune homme après avoir accompli une rotation sur lui-même se trouva face à une porte, un squelette contre cette dernière. Il dégagea le squelette de son passage sans le moindre dégoût et plutôt violemment. Il vit alors que la porte était bloquée par une longue barre cylindrique de fer. Sans état d'âme il s'en empara. Et ouvrit doucement la porte.

La porte, s'ouvrit, précédant un espace sombre et noir, d'un noir si profond et intense. Le jeune chasseur n'était pas superstitieux, mais quelque chose clochait. Cette ambiance lugubre qui régnait dans le bâtiment ne lui disait rien de bon, cette hostilité trop palpable ne faisait que renforcé ce sentiment que quelque chose tapie dans l'ombre était en attente. Oui, il en était presque certain quelque chose aller venir pour combattre. Il commençait à descendre les marches quand un bruit se fit entendre plus bas.

Le jeune homme ne laissa aucun s'échapper de sa bouche, il reprit sa descente qui à ses yeux ressemblait de plus en plus à une descente en enfer. Il marchait désormais plié sur lui-même, comme ramassé afin d'étouffer ses propres bruits. Il parvint bientôt au dernier étage. Ou au premier cela dépend comment on se place. Enfin bref il était à l'étage le plus haut du bâtiment.

A cet étage la lumière se fragmentée au travers des carreau brisé, la lumière se perdait dans les multiples fissures du verre. Créant un éclairage aussi beau qu'imprévu. La lumière et l'obscurité se côtoyaient de près ici. Au fond de l'étage dont les cloisons étaient abattues, il y avait une jeune femme. Le chasseur s'en approcha en silence empruntant les ombres pour cheminer jusqu'à elle.

Mais avant même d'arriver devant elle, il ne fit plus un pas et se mit à reculer. C'est impossible... Elle ne pouvait être là, sa grand-mère. Après tout elle était morte de mort naturelle, puis elle ne pouvait être là et encore moins armé d'une hache elle qui était pacifiste. Elle fit volte-face et se mit à frapper de sa hache dans la direction de Noël ce dernier évita comme il le put les coups.
Jusqu'à ce que proche de la cage d'escalier il se laisse basculer dans le vide entre les diverses rampes il parvint à ce raccrocher à l'un d'elle, réalisant, qu'il n'avait chuté que d'un seul étage et que cela relevait du miracle qu'il ne se soit pas descendu il se félicita. Un moins lorsqu'il sentit la douleur de son poignet gauche.

Il parvint à se hisser suffocant de peur et se demandant si cela n'était pas l'enfer. Sa respiration bruyante le trahissait jusqu'à ce qu'une main se pose sur sa bouche et qu'une silhouette émerge de l'ombre.
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Mer 5 Mar - 2:50

Je me promenais dans la forêt par un après-midi ensoleillé. J'avais réussi à fausser compagnie aux membres de mon clan pour aller chasser du gibier. Ce n'était ni la réticence de mes alliés ni les nombreuses créatures que l'on pouvait rencontrer dans ce monde qui allaient m'arrêter. De plus, lorsque je sortais, j'étais toujours accompagnée et il fallait toujours que ça tombe sur la personne la plus bruyante du clan. Vive la logique !

Je tombai enfin sur un cerf qui mangeait tranquillement quelques feuilles d'arbres. Je ramassai une pierre et m'approchai subtilement. J'allais lancer ma pierre sur un arbre en guise de diversion quand un étrange bruit se fit entendre. Le cerf s'enfuit à toute vitesse. Je retins quelques jurons. Pourquoi est-ce qu'il fallait que ça arrive à chaque fois ?

Je portai mon attention sur le bâtiment à ma gauche. Le bruit venait de là. J'hésitai à entrer, car on m'avait dit qu'un monstre y habitait. La curiosité fut trop grande. J'entrai sans faire de bruit, guettant tout signe de vie. L'immeuble semblait désert et avait clairement été abandonné depuis longtemps. Absorbée dans ma contemplation, j'accrochai un objet qui tomba dans un vacarme d'enfer. Du moins, c'est l'impression que j'eus. De peur d'avoir alerté le monstre, je trouvai la cage d'escalier et montai rapidement les marches, me demandant en cours de route pourquoi je n'avais pas rebroussé chemin. Maintenant c'était trop tard.

Je devais être à l'avant dernier étage quand quelqu'un tomba dans la cage d'escalier. Je me cachai dans un coin plus sombre après avoir constaté qu'il s'était rattrapé in extremis à la rampe. Lorsqu'il remonta et se remit debout, j'entendis des pas à l'étage du dessus. Probablement le monstre qui n'allait pas tarder à se pointer, d'autant plus que le garçon haletait comme s'il venait de courir à travers toute la ville à pleine vitesse. Je l'agrippai par le collet et le plaquai contre un mur en couvrant sa bouche.

« Tais-toi, le monstre va nous retrouver. »

Je le toisai quelques secondes. Il avait des cheveux bruns et semblait être du même âge que moi, si ce n'était pas un peu plus. Je pus déduire qu'il venait d'arriver sur le plateau quand je vis son expression paniquée. Des pas retentirent dans l'escalier. J'ôtai ma main de sa bouche et saisis son poignet pour le traîner dans une pièce vide près de nous. Il fallait juste espérer que le monstre ne nous trouve pas.

Entre temps, j'avais lâché le poignet du garçon et j'avais sorti ma dague, prête à me défendre. Les pas qui résonnaient dans la cage d'escalier semblèrent s'éloigner. Le silence retomba et je me tournai vers le brun. Je ne baissai pas ma dague, le traumatiser m'importait peu. Je brisai le silence en premier.

« Qui es-tu ? »
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Mer 5 Mar - 12:42

Le jeune chasseur était choqué son poignet gauche était disloqué, mais ce n'était pas sa le pire par-dessus le bord de rampe d'escalier il avait entre aperçu quelque chose d'impossible à l'étage du dessus une soutane qu'il ne connaissait que trop avec ses accrocs et ses morceaux rapiécé. Il ne comprenait plus rien comment des morts pouvaient-ils être ici. Il déposa lentement sa barre sans faire de bruit et son expression de panique vira à la colère. Et pour toute réponse à la femme l'ayant sauvé il ne dit que cela :

-Je suis le dernier survivant de ma tribu, un chasseur errant. Et je viens de trouver une cible.

Qu'on l'usurpe lui n'aurait pas importé, mais cette saleté monstrueuse allait découvrir qu'on ne jouait pas avec les sentiments d'un chasseur. La peur avait cédé place à la colère et il savait qu'il ne gagnerait pas ainsi. Il lui fallait de la douleur pour remettre les pieds sur terre. Il prit vivement son poignet gauche et le remis en place dans un claquement sinistre. Jusque là il avait intentionnellement ignoré la dague de la femme lui faisant face. Une femme plutôt agréable si l'on considère qu'elle l'avait sauvé, mais qui le devenait moins avec son air farouche, sa dague et son aura de tueuse. Il reprit alors sa barre de fer.

La douleur et l'endorphine faisaient leur petit effet. Le faisant redescendre dans sa colère et redevenir calme. Il se concentra sur sa respiration histoire de la rendre la plus inaudible que possible. Devenir un fantôme qui marche et peut tuer, voilà la clef pour être un chasseur. Il se retourna et se mit à scruter la jeune femme.


-Tu n'as l'air nullement étonné de voir cette saloperie... J'en déduis que tu dois être une habituée du fait. Je vais chasser cette chose et reprendre ce qu'elle a pris mes amis. J'ignore ce qu'elle est, j'ignore même ou je suis, mais je sais que seul je n'y arriverais pas. Mon instinct me dit de fuir, mais si je fuis maintenant je ferais mieux de passer sur le fil de ta dague... Alors, voilà où je veux en venir. Veux-tu m'aider ?

Il n'était pas question que Noël laisse les mémoires de ses amis bafoués ainsi. Son âme entière rugissait, le jeune homme avait bien du mal à conserver sa sérénité et à ne pas partir pour tuer cette saleté. Il devait comprendre certaines choses avant. Comment cette chose avait pu faire apparaître une hache comme par magie. Comment ce monstre sortie de ses pires cauchemars...non, même dans ses cauchemars les plus horribles il n'aurait pas imaginé ce .... Cette chose infâme qui aujourd'hui volait la dignité des membres de sa famille et de son ami le plus cher.

Une idée vient à germer en lui et si... Non... Sauf que... Eh bah quel bazar il y avait dans ses idées à ce moment-là. Pour résumer tout ce fatras mental voici la conclusion à laquelle Noël arriva : cette chose ignoble pouvait puiser dans les souvenirs des gens et se métamorphoser en une personne chère à sa cible pour l'appâter et la tuer. Un tueur change-forme.

Il était loin le temps où il chassait seul dans les plaines. Enfin peut être pas si loin, mais cet enchaînement de fait improbable avait ébranlé le garçon jusque dans les fondements de sa conception du monde. Que devait-il faire ? Sans même s'en rendre compte il se remettait pleinement en question et ne devait à l'heure actuelle son salut qu'à cette jeune femme. De plus il avait l'outrecuidance de lui demander son aide. Quelque chose en lui avait changé sa fierté surpassé par le besoin et la nécessité de tuer cette chose. Il devait s'en remettre à cette femme.
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Mer 5 Mar - 17:55

Alors ce gars était un chasseur. Dur à croire étant donné que la peur lui sortait par les pores de peau, mais possible. Remarque, j'avais ressenti la même chose en arrivant ici. Je le fixai pour essayer d'en apprendre plus sur cet étranger. Tout à coup, il saisit son poignet et le remit en place dans un craquement pour le moins écoeurant. Même si j'étais habituée à ce genre de choses, à chaque fois, je ne pouvais m'empêcher de grimacer. Je fis semblant de guetter les escaliers pour cacher mon expression. Quand je me retournai vers lui, j'eus l'impression que la douleur l'avait changé. Il semblait plus calme. C'était déjà bien. Maintenant, je pouvais sortir d'ici discrètement et le laisser se débrouiller seul.

C'est alors qu'il me demanda de l'aide. Quelle joie ! Je ne pouvais pas abandonner ceux qui avaient besoin d'aide, c'était contre mes principes. Je pris quelques secondes pour réfléchir. Mes compagnons m'avaient parlé de ce monstre qui sondait notre esprit pour prendre l'apparence d'un être cher et je ne souhaitais pas m'y frotter. J'ignorais encore quelle apparence il prendrait pour moi et je ne tenais pas à le savoir. Cependant, je ne pouvait pas refuser de l'aider, quand même !

« Tu n'as pas répondu à ma question. Je n'aide pas les inconnus. »

Tiens, comme cela il n'aura pas le choix que de me dire son nom. Un bruit se fit entendre à l'étage du dessous. Je retins mon souffle quelques secondes avant de me détendre un peu. Il me fallait commencer à penser à un plan pour me sortir de là. N'attendant pas la réponse du brun, je scrutai les lieux et trouvai quelques objets, assez petits, que je pourrais lancer. Je les mit dans mes poches et me tournai vers lui. Mon plan dépendra uniquement de sa réponse : fuir ou combattre.

« Alors ? »
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Mer 5 Mar - 19:19

En effet il lui avait dit qui il était. Pas comment il se nommait. Et la joie qui paraissait sur le visage du jeune chasseur fut brève "un inconnu" oui c'est effectivement ce qu'il était. Ces mots lui rappelant combien il devait être loin de chez lui.

- Noël Chris...

Mais passons sous silence cette faible réponse, déjà il s'acharnait à comprendre comment cette bête pouvait fonctionner. Comment son don de métamorphose pouvait être réel. Il ne savait pas lui-même comment faire pour lutter. A moins que... Peut-être. Mais voilà s'il se trompait, il n'y aurait pas de lendemain. Toutefois, cela semblait être le seul vrai plan envisageable.

- Je ne sais pas comment tu t'appelles et cela peut bien rester ton secret ce n'est pas grave... Je suis déjà assez présomptueux d'avoir quémandé ton aide. Par contre, on aura pas deux fois une chance de l'abattre et je pense savoir pourquoi elle n'est pas venue. Elle ne peut pas dupé deux personnes en même temps. Je ne suis pas sur de ce que j'avance... Peut-être sais tu, si je vise juste ou non ? J'ai noté deux choses, elle enfin ce truc la qui change de forme a pris la forme de mort, mais n'a pas ouvert la bouche pour prononcer un mot.J'en viens à supposer qu'elle est douée d'une intelligence rudimentaire et que par la même occasion elle attaque les faibles et les acculés, les rendant dément avant de les tuer et les manger. De plus pour se changer elle a dû me voir donc cela implique un contact visuel. Deuxio elle a pu sortir une arme de nulle part comme par magie. J'en viens à l'essentiel, je pense que quelqu'un vas devoir l'empêcher de bouger et se soumettre intentionnellement à ses pouvoirs de fouille merde. Pendant que l'autre la contournera aussi prudemment que possible pour éviter de se faire happé sans quoi elle fuira et je ne pense pas être capable de faire face trois fois à des morts. Malgré tout je veux faire l'appât. Si toutefois tu avais un autre plan je serais prêt à l'entendre.

Noël s'était mis à prier les mânes des anciens de sa tribu pour qu'il lui confère la force de se dresser devant cette créature monstrueuse, qu'ils lui accordent la force de frapper cette chose qui empruntait sans aucun scrupule le visage des défunts les plus chers à son âme. Il ne priait pas que pour ça, il priait pour remercier cette jeune étrangère et il se jura que même s'il devait commettre une trahison quelconque il l'aiderait.
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Mer 5 Mar - 22:47

J'écoutai attentivement le monologue de Noël. Il avait compris comment le monstre se transformait. C'était l'essentiel. Je plantai mon regard dans le sien.

« En effet, le monstre peut matérialiser l'arme de son choix. Néanmoins, c'est vrai qu'il ne peut prendre qu'une apparence à la fois, mais ce n'est pas nécessairement celle d'un mort, c'est plutôt une personne que tu as aimée dans ton ancienne vie. »

Pendant que j'expliquais cela, le visage de ma petite soeur disparue depuis longtemps me revint. Je n'avais jamais cessé de la chercher. C'était une chance que Noël se propose comme appât.

Enfin, je sortis des mes pensées rapidement et lui exposai mon plan.

« Tu sais, ce monstre prend cette apparence pour embrouiller ses victimes. Je propose qu'on le prenne à son propre jeu. Bien sûr, on ne peut pas changer d'apparence et encore moins savoir quelle est sa vraie forme, mais y'a d'autres manières de le faire. »

Comme pour soutenir mes propos, je lançai un projectile derrière lui, pour attirer son attention sur ma cible : une lampe qui venait d'éclater.

« Tu feras l'appât et moi je lui ferai perdre la tête. »

J'esquissai un sourire à la pensée de ce plan. Je l'avais déjà utilisée avec mon ami, mais j'avais l'avantage du terrain à cette époque. Aujourd'hui, je ne l'ai pas. Ce n'était pas grave, car je savais improviser.

Soudainement, des pas retentirent dans la cage d'escalier. Je lançai un regard alerté au brun avant de me positionner près du cadre de porte. On ne pouvait pas me voir depuis le couloir et je ne voyais pas non plus.

Les pas s'approchaient de plus en plus. Ils s'arrêtèrent près de la pièce, puis s'éloignèrent un peu. Je pus enfin souffler. Je ne m'étais pas aperçue que je retenais mon souffle. C'est alors qu'une partie de la lampe que j'avais cassée plus tôt tomba dans un fracas d'enfer. Je murmurai un léger, mais très ressenti :

« Merde... »

Les pas revinrent et s'arrêtèrent devant le cadre de porte. Une silhouette pénétra doucement dans la pièce. Avant même que le monstre n'ait pu nous voir, je me jetai dessus et le fit tomber par terre en accotant ma dague sur sa gorge. Je réalisai alors que ce n'était pas le monstre...


Dernière édition par Marianne Falconey le Jeu 6 Mar - 22:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Jeu 6 Mar - 21:06


    La matinée touche à sa fin.
    Pour tout dire, je n’avais pas fait grand-chose ; juste lu un peu et trainé dans le parc en pensant à tout et n’importe quoi. Un peu comme chaque jour, en fait. D’ailleurs, j’avoue que cette vie commence à être assez monotone ; je me lève, mange un peu de mes barres de chocolat, reste un peu à la base tout en restant discret, me promène puis retourne me coucher dans ma cabine.
    Actuellement, je suis allongé sur mon lit, en train d’observer la vue. Je suis en mode tranquille, sans penser à rien. Je regarde la forêt qui s’étend à l’est de la ville quand ça me frappe soudain.
    Il doit surement y avoir des ressources, dans un environnement aussi riche et dense que la forêt. Ravi de pouvoir faire enfin quelque chose qui peut s’avérer utile, je me lève d’un bond et songe aux préparatifs. Il est possible que je parte un jour ou deux, je dois donc songer en conséquence. J’ouvre mon lit-coffre et prends ce qui m’être utile soit quelques rations de survie, mon gilet trouvé récemment avec mon jean et mes baskets et mes mitaines renforcée, tout juste fabriquées hier.
    Je descends de la grande roue et parcours d’un pas rapide le parc abandonné et arrive bientôt à la lisière de la forêt en passant par un trou dans la grille du parc. D’ailleurs, il est assez étrange de constater que le relief passe très rapidement de « ville » à « forêt tropicale dense ». Je m’aventure donc dans ladite forêt en avançant rapidement mais avec précaution. Peu de monstres sont là, c’est vraiment bizarre, cet endroit. La végétation abondante doit surement les décourager …
    Après quelques heures de marches, j’arrive dans un bâtiment délabré. D’ailleurs, qu’est-ce qui ne l’est pas, dans cet univers étrange ?... N’ayant rien d’autre à faire, j’entre dans le monument où une ambiance assez ... malsaine règne. Je dirais que c’est un sanatorium. Vous savez, ces endroits où l’on entassait les malades dans l’espoir qu’ils se guérissent tout seuls …
    Tout de suite en parcourant le bâtiment, je sens que je ne suis pas seul. J’ai cru entendre des bruits de pas et une espèce de râle, comme si un monstre étrange me guettait … Je suis dans un couloir où l’ambiance est particulièrement pesante et oppressante. J’aperçois alors un trou au sol, assez large et surement provoqué par la chute de quelqu’un ou de … quelque chose. En dessous, j’entrevois alors une silhouette. Il y a quelqu’un en bas, c’est sûr. Plutôt que de prendre le risque de perdre l’effet de surprise, je saute su trou et passe à l’attaque ; au risque de frapper quelqu’un de mon propre clan. Je lui envoie un direct dans la tête pendant ma chute et lui donne un autre coup de poing, armé de mes mitaines, dans la tête. Du moins j’essaie. Car au moment où mon poing fend l’air, ce n’est pas la personne que je frappe, mais un poing en tous points semblable au mien. Oui, sous mes yeux, la personne vient de matérialiser des mitaines de fers et les a utilisées pour contrer mon coup. J’ai alors un moment d’hésitation, ce qui permet à la personne en face de moi de … se dématérialiser en un temps record en un épais nuage noir malsain. Au milieu tournoie un anneau doré, avec un puissant pouvoir s’en dégageant. C’est alors que je la sentie. Cette horrible sensation. Cette sensation que toute votre vie vous est volée et dévoilée un quelque chose, et que vous ne serez maintenant plus en sécurité nulle part. Et aussi soudainement que la personne précédente avait disparue apparue … Maïté. Elle. La seule et unique personne que j’ai aimée dans ma vie. Aussitôt, l’effet recherché par le monstre se produisit : mes bras m’en tombèrent, jambes se dérobèrent et mon cœur s’assombrit d’un nuage de tristesse et de terreur. Elle, ici ! Elle, incarnation même de la tendresse et de la douceur, dans un monde aussi mauvais et impitoyable que Né-Andarta ! Ca ne peut être possible. Ce n’est pas possible ! Et puis, je comprends. Ce n’est pas elle, non, ce n’est pas elle mais juste un pantin de cette bête immonde qui veux se servir d’elle comme arme pour m’atteindre. Je ferme alors les yeux et me retourne. Je commence à courir, à la recherche d’un moyen quelconque de ne pas sombrer dans la folie. Je cours, cours, sans regarder derrière moi. Mais alors que je m’apprête à sortir du sanatorium maudit, j’entends une voix. Une voix, qui ne signifie rien, juste un petit merde probablement dit sans s’en rendre compte, mais qui pour moi signifie tant de choses …
    Je reprends alors mes esprits et rebrousse chemin ; à la recherche de la personne ayant parlé. J’entre alors dans une pièce, assez grande apparemment. Mais à peine ai-je le temps de regarder autour de moi qu’une main m’agrippe et me plaque sur le sol en me mettant un couteau sous la gorge.
    Je reprends alors immédiatement mes esprits et, sans vraiment m’en rendre compte, me saisit du poignard et le retire de mon cou. Je fais alors basculer la femme et me relève avant de lui remettre son arme.
    J’observe alors la personne – un jeune adulte plus ou moins musclé – à ses côtés et m’exclama.

    - Quoi, c’est un crime de se balader maintenant ? On attaque pas les gens pour rien, ne serais-ce que par principe !

    Puis reprenant mes esprits et redevant la personne que je suis, je reprends mon air d’indifférence et observe les deux personnes qui me font face. La première est du clan pique ; son tatouage apparait très clairement sur sa hanche. La deuxième, elle, n’a pas son signe apparent. Espérons que je ne me suis pas retrouvé avec deux adversaires de plus … Dans un moment pareil c’est surtout d’alliés dont j'ai besoin.


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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Sam 8 Mar - 1:58

Un stop violent et brutal avait jailli de sa gorge pas même un soupçon de self-control dans sa voix et il n'avait réagi que par instinct, tout son bras tendue tenant une extrémité de la lourde barre de fer dont l'autre bout dépassais de l'autre côté du menton du jeune homme. Il avait heureusement épargnée la demoiselle. Profitant de sa position de force il le saisit violemment au col au point de déchirer le t-shirt sous son gilet et entre-aperçois quelque chose d'assez familier il écarte le vêtement et ses yeux s’écarquillèrent. Car, il se souvenait avoir vu cette étrange forme sur lui de surcroît. Il le pointa de sa barre de fer et recule légèrement, relève son haut et se mit à désigner le tatouage qu'il avait au niveau du bas abdomen au-dessus de l'os de la hanche.

- C'est quoi ? Et en passant réponds juste et soit concis j'n'ai plus de patience.

Ses émotions se bousculaient et un tumulte de choses lui montaient au crâne. Il ne savait plus quoi penser, enfin si : "C'est quoi ce merdier,******, la con de sa *******." Enfin ce genre de joyeuseté en bref. Toujours est-il qu'après avoir repris son calme il abaissa la barre et fit plaqué les deux autres aux murs à grand renfort de geste.

La bête rodait et non loin. Noël ressentait cette sensation mystique plus intensément comme quand il s'était senti observé. Et sans concertés les autres il partit dans une direction et se mit à scruter les ombres. Priant afin que la bête n'ait pas entendu tout ce tapage. Autant réclamer d'un aveugle de ne pas dire ce qu'il a vue...Comparaison inutile et nul s'en rendit compte le jeune chasseur. Bon o.k impossible qu'elle n'ait rien entendu cette chose.

Il revint vers eux leur jetât deux mots :


- On bouge !

Et les mit en application, sans même savoir s'ils suivaient même s'il l'espérait fortement il se mit à se déplacer d'ombres en ombres silencieusement. Jusqu'à trouver la chose ou du moins son dos. Il était parvenu à la trouver et à se faufiler derrière. Il était là face à elle et avait encore en vue les deux autres il leur fit signe de la prendre de dos.

Ne restait plus qu'à prier pour qu'ils aient compris et qu'ils le soutiennent.
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Dim 9 Mar - 5:20

Lorsque le nouvel arrivant regarda mon ventre, je réalisai que c'était ce foutu chandail qui avait remonté durant notre échange. Je le baissai rapidement. C'est alors que Noël lui déchira le chandail par accident, révélant un tatouage du clan trèfle. Le brun montra son propre tatou : c'était un trèfle aussi.

Merde ! Il fallait que ça arrive ! Je suis coincée dans un sanatorium avec deux trèfles et un monstre. Comment est-ce que j'en suis arrivée là ? Pourquoi avais-je accepté de l'aider ? Pourquoi n'avais-je pas rebroussé chemin ? Pourquoi étais-je partie chasser ce matin ? Pourquoi ma vie ?!

Je fus sortie de mes pensées par Noël qui nous cria de bouger. Il sortit de la pièce en courant. Mais il est fou ! Si ça n'en tenait qu'à moi, je me serais poussée de cet endroit depuis longtemps. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Je dus alors courir à sa suite en espérant qu'il ne trouve jamais ce monstre. La chance n'ayant jamais été de mon côté, il le trouva et eut la brillante idée de se mettre devant lui. Il s'attendait probablement à ce qu'on attaque la créature par derrière. Je pris un petit objet coupant que je pourrais lancer dans ma main droite et ma dague dans ma main gauche. En effet, je pouvais me battre avec la main gauche, je m'étais longtemps pratiquée pour cela.

Enfin, j'allais lancer l'objet quand je pris conscience que je mettrais en danger le garçon à mes côtés. Au lieu de cela, je me jetai sur le monstre et lui plantai ma dague dans le dos. Je lui laissai une longue entaille tout le long du dos. Tout à coup, la plaie suintante d'un liquide étrangement noir dégagea une fumée ébène. Je constatai avec horreur que la blessure se refermait rapidement.

Le monstre se tourna vers moi et planta son regard dans le mien. Il se dématérialisa dans un tourbillon de fumée et reprit une forme plus petite. Celle d'un enfant. Mais pas n'importe quel enfant. C'était celle d'Agnès, ma petite soeur adorée.

Je me figeai un instant, sous le choc. Inconsciemment, je serrai les poings et me coupai sur l'objet que je tenais toujours dans ma main droite. La douleur me ramena à moi. Je fis un bond en arrière et reculai lentement, sans mouvement brusque. Ce n'était pas elle. Agnès appartenait à mon ancienne vie. Dans celle-ci, je devais me battre pour ma vie, même si c'était contre les fantômes de mon passé. C'était «bat-toi ou crève» et j'avais la ferme intention de vivre.

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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Jeu 13 Mar - 18:59


    A peine me suis-je remis de mes émotions que l’autre mec – vous savez, l’indien assez mastoc – me met sa barre en fer sous le menton avec un regard menaçant avant de m’attraper par col. Je sens qu’il va dire quelque chose lorsqu’il s’arrête soudainement, après avoir entendu un déchirement caractéristique. Je baisse alors le menton et remarque qu’il a déchiré un bout de ma chemise. ‘l’aurait pas pu faire plus attention ? C’était le seul souvenir que j’avais du monde réel.

    - C'est quoi ? Et en passant, réponds juste et soit concis, j'n'ai plus de patience.

    Je remarque alors ce qui a frappé son attention : mon tatouage de clan. Il me dévoile alors le sien. Un trèfle. S’il est assez plaisant de voir qu’on est dans le même clan, j’avoue être quand même assez étonné de voir qu’il ne connait pas la signification de ce signe. N’est-t-il pas sensé le savoir dès son arrivée sur le plateau ?...
    Enfin bref, le temps n’est pas à l’interrogation. J’ai donc en face de moi un allié et un ennemi. Mais ce n’est pas ça le plus important. Je viens de me rappeler qu’un monstre horrible rôde et que c’est ça, la priorité. D’ailleurs, comme pour me rappeler à l’ordre, l’aut’ type nous plaque contre le mur, moi et la pique.

    - On bouge !

    Il nous enlève alors du mur dans lequel il nous avait encastrés et se met à courir. Sans vraiment me poser de question, je le suis comme un automate avant de me rendre compte de ce qu’il fait. Il fonce aux devants de la bête, faisant diversion et s’attendant à ce que nous l’attaquions. Ce que je comprends un peu plus tard que la femme qui elle a déjà bondit sur le monstre et commence déjà à l’attaquer. Mais malheureusement, les plaies du monstre des referment rapidement.
    Stoppant ses efforts apparemment vains, la jeune guerrière eut un instant d’hésitation. Cela permit à la bête de se dématérialiser une fois de plus puis de réapparaître sous forme d’une petite fille.
    C’est là que je comprends.
    Le point faible de cette bête, c’est qu’elle ne peut pas faire deux choses à la fois. Elle a beau être très puissante, elle ne peut pas se guérir, se transformer, attaquer et matérialiser une arme à la fois. De plus, en prenant une apparence enfantine, elle acquiert aussi ses faiblesses …
    Faisant fit de ma peur, je saute sur la petite fille qui se mit à crier et à pleurer. Comme je le pensait, elle se transforme au moment où elle me voit mais n’a pas le temps de réagir assez vite. Ainsi, quand je suis sur elle, elle n’est encore qu’un épais brouillard informe, l’anneau brillant toujours en son centre. J’en profite alors pour donner un coup rapide dans l’anneau qui est ainsi envoyé au loin. Ainsi, lorsque la petite Ophélie se teint devant moi, c’est sans anneau de combat et donc sans armes. Savant désespérément que je ne la battrait pas seul, je cria :

    - C’est maintenant ; tous ensembles !

    Et sans attendre leurs réactions je la pris par les bras et la stoppa net tout en lui enfonçant une lamelle de fer dans la peau. Comme je m’y attendais, la bête utilisa alors tous ses pouvoirs pour se guérir, sans pouvoir se transformer et étant ainsi vulnérable.


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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Dim 23 Mar - 14:33

Noël n'était certainement pas le plus brave des hommes ou le plus fort. Il n'était pas non plus de ceux qui peuvent surpasser leurs faiblesses le temps d'un acte étrangement sublime et héroïque. Non, il était de ceux qui n'avaient foi pour les moments difficiles qu'en leurs aptitudes acquise au cours de longues heures d'expérience sur le terrain. Le jeune chasseur ne faisait confiance en rien d'autre que son expérience et ses longues heures d'entrainement quand il s'agissait de mettre sa vie en jeu. Après tout pourquoi tout remettre à un simple coup de chance ?

Alors, Noël n'avait pas attendu que l'autre trèfle hurle, même le hurlement lui avait parût si loin et incompréhensible. Comme si un filtre l'avait gommé. Le chasseur avait grimpé à la colonne sautant sur un monticule de vieux meubles plus ou moins détruit et de là, dans une pirouette absurde comme si son corps était aussi souple qu'un chiffon, il vrilla et se servant de l'inertie pour accentuer la force de son coup il frappa la chose dans le dos. Avec une force telle que sa main ne résistât pas au choc et que sa chair se mit à saigner.

La barre avait décrit une trajectoire plutôt étrange, alors qu'elle suivait et poursuivait le jeune chasseur dans sa vrille elle s'en écartât subitement pour violemment percuté le dos de la créature des cotes jusqu'au milieu du dos avec quelques sinistre craquement et sans perdre de vitesse. La chose se tordit et se mit à pousser un étrange rugissement. Noël crut bon en réponse à ce hurlement de répliquer :

-T'en veux encore ?!

La créature avait beau faire peur au jeune chasseur au final c'était aussi la manifestation pour lui d'une première épreuve qui éprouvait sa capacité à se défaire de son monde d'avant sans pour autant en oublier ses origines le jeune homme devait s'en affranchir. Il savait qu'il cherchait une signification là ou il n'y en avait pas. Qu'importe le temps et l'espace qui le séparait d'où il venait rien ne pourrait le détourner de son chemin il retournerait chez lui et si en passant il pouvait tuer un ou deux de ces dieux fous il n'allait pas se priver. En attendant il avait un polymorphe à détruire. Et il comptait sur ses deux nouveau alliés.

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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Dim 23 Mar - 19:53

Le monstre n'avait aucune chance contre nous trois. Nous le savions pertinemment. Les deux trèfles l'avaient mise dans une position inconfortable et étaient maintenant en train de l'attaquer. Je préférai attendre quelques secondes avant de me jeter dans le tas, car je risquais de me prendre des coups et de blesser les deux garçons. J'attendis que Noël finisse son attaque, infligeant beaucoup de dommage à la créature. Je guettai patiemment une ouverture qui arriva bien assez vite.

Profitant du moment où les jeunes hommes s'étaient décalés, je saisis ma dague et bondis sur le monstre qui se tordait déjà de douleur et de rage. J'essayais de viser sa gorge, mais il se débattait beaucoup trop. Résultat : je l'atteignis à la poitrine. Bien sûr, il y eut des dommages, mais pas assez à mon goût. Cette saleté bougeait beaucoup trop malgré la prise de l'autre trèfle. Il fallait trouver un moyen de l'immobiliser.

Je pris du recul et observai les lieux. Il y avait beaucoup d'objets inutiles aux alentours, on pouvait même se demander pourquoi ils étaient dans les couloirs. Enfin, je repérai une étagère en bois qui ne semblait pas très solide juste en bas des escaliers. Elle semblait plutôt lourde, assez pour coincer quelqu'un en-dessous.

J'agis sans plus tarder. Faisant lâcher prise à mes deux partenaires, je saisis le monstre et le balançai dans la cage d'escalier près de nous. Il dévala les marches en roulant et en se cognant partout jusqu'à ce qu'il heurte violemment l'étagère. Comme prévu, elle vacilla dangereusement pour aller s'écraser sur la créature dans un fracas assourdissant. Elle était piégée. Je descendis les escaliers à toute vitesse pour aller la rejoindre, prête à attaquer.

C'est alors que, dans une tentative plus que désespérée, le monstre décida de se transformer. Il prit la forme d'une personne que je ne connaissais pas. C'était un proche d'un des trèfles. Je réalisai alors que ce n'était pas à moi de porter le coup de grâce. La créature n'étant plus en état de combattre, je m'éloignai d'elle et me tournai vers les autres. Attendant de voir à qui incombait de la tuer.
Ce n'était pas mon combat.

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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Jeu 3 Avr - 17:54


    A peine la créature s’est-t-elle écrasée en bas des escaliers que nous nous précipitons sur elle.
    Je ne sais pas si c’était intentionnel de la part de la pique mais la créature est maintenant pratiquement immobile, un meuble lourd entravant beaucoup ses mouvements. Nous arrivons devant elle, moi en tête.
    Dans un ultime effort face à la mort inévitable, elle se désintégra une fois encore. Cette fois, elle met plus de temps à se réintégrer, prouvant ainsi que nos attaques l’ont grandement affaiblie. La tension est palpable tandis que je regarde alternativement le nuage sombre et informe ainsi que les deux autres. Et puis, au bout d’un moment, le nuage finit par se dissiper pour laisser place à quelqu’un.

    Bien entendu. C’était même à peu près sûr.
    Comme si le monstre tentait dans un dernier geste de me narguer, il prit à nouveau la forme de le seul être qui m’a à lui seul convaincu de vivre. Maïté.

    Je me fige tandis que ces yeux bleus s’accrochent aux miens et me fixent d’un air triste. Je détache finalement les yeux de la jeune fille et regarde les autres. Ils ne bougent pas, retiennent leur souffle et semblent attendre la suite des événements. C’est bête mais sur le coup, j’ai presque envie de leur tordre le cou, comme s’ils étaient en train de me forcer à voir ce que je ne verrais plus jamais.
    Et puis, je comprends. Ce combat est désormais mon combat. Cela l’est devenu quand la bête a pris la forme de mes souvenirs. Et maintenant, c’est à moi de le détruire.

    Tournant les yeux vers Maïté une nouvelle fois. Elle est tel que je m’en rappelle ; belle comme le jour et innocente comme un agneau. La noirceur de ce monde ne l’atteint pas, même si ce n’est pas vraiment elle, elle ne l’atteindra jamais. Elle, allégorie de la bonté et de la gentillesse, elle, qui m’a rattrapé quand j’allais sombrer.

    Je me sens tomber, perdre pieds. Je me répète que ce n’est pas réel, qu’elle n’est pas ici, que ce n’est pas vraiment elle. Mais je n’y arrive pas. Tout ce que j’arrive à faire, c’est la regarder sans bouger, sachant pertinemment que quand j’aurais achevé le monstre je ne reverrais plus jamais ce visage.

    Cette apparition me plonge encore une fois dans mes souvenirs. Mais contrairement à d’habitude, tout ce que je vois est noire et flou. Je ne discerne rien si ce n’est qu’un nuage de ténèbres opaque, grandissant et envahissant progressivement mes pensées.
    Je me perds, je me perds, je ne comprends plus rien. Jusqu’à ce qu’un rayon perce les nuages et qu’une voix, douce et lointaine, me dise à la fois inaudiblement et très clairement : Je t'en supplie ... tue-moi ...

    Et puis d’un coup, je me remets en marche. Mes jambes s’animent tandis que mes pas me rapprochent de Maïté. Je lève alors les bras et les referment autour du cou de la jeune fille. Le monstre commence alors à crier, à se débattre avec fougue mais rien n’y fait, et c’est avec un visage impassible et des yeux inexpressif que je resserre de plus en plus mes doigts autour du cou de la personne.

    Ses derniers instants de vie approchant, la bête mis alors fin à l’enchantement et se présenta sous sa vraie forme : celle d’une jeune femme brune assez belle mais dont la bouche inexpressif et les yeux noirs et vides rappellent l'extrême noirceur. Sans plus de cérémonies, je finis par tordre le cou d’un coup sec et à faire ainsi disparaitre pour toujours le monstre, dans un nuage de particules noires malsaines.

    Je me retourne alors, enfin victorieux. Je regarde les deux autres avant de m’avancer vers eux.
    Je m’apprête à leur dire quelque chose lorsque je me rappelle l’état des choses : j’ai en face de moi un allié et une adversaire, qui n’hésitera probablement pas à m’attaquer aussitôt l’aventure terminée.
    Et oui, nous sommes sur Né-Andarta, après tout. Si les monstres sont des défis supplémentaires rajoutés par les dieux pour se divertir, les premiers ennemis sont d’abord et avant tout les autres êtres humains, à qui nous devons faire la guerre quoi qu’il en coûte.

    J’adopte alors une position de combat.

    - Bien, maintenant qu’on en a terminé avec …

    Je n’ai pas le temps de finir ma phrase. Je m’écroule sur le sol sans même m’en rendre compte. La seule chose que je remarque est le nuage noir sortant de mon bras, à l’endroit on est plantée une canine noire.

    Sans ne rien pouvoir faire, je perds conscience.
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MessageSujet: Re: Le commencement, n'est qu'une fin en fin de compte || Libre|| Aujourd'hui à 10:29

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